Ecoute de l'album Xscape: Le verdict d'MJFrance…

Si
la date de sortie de l’album Xscape est bien fixée au 13 Mai 2014
dans sa date officielle, vous avez pu lire dans nos news que cela
avait commencé dès le 9 mai dans certains pays. Si pour la France,
la date a été fixée au 12 mai, de nombreux lieux de ventes ont
déjà mis dans les bacs l’album dans ses multiples versions. Les fans
de Michael Jackson en France font donc actuellement le tour des
magasins spécialisés pour trouver l’album afin d’éviter d’attendre
jusque lundi.

En
attendant que tous le monde puisse enfin l’avoir, MJFrance vous donne
son avis sur cet album posthume de Michael Jackson. Cet avis est donc
personnel et chacun appréciera l’album à sa manière, selon sa
sensibilité, sa façon de voir à quoi devrait correspondre le
respect de l’héritage artistique de Michael Jackson. Chacun
appréciant certainement le fait d’en avoir encore un petit peu,
juste un tout petit peu de bonheur. Ce bonheur qu’il savait si bien nous donner
de son vivant.

Les versions Originales :

Love Never Felt So Good = Un simple piano et une voix d’une exceptionnelle pureté, on entre littéralement dans la version finale avec ses bases. Il ne manque plus que les instruments. On prend cela comme une version acapella et l’on imagine Michael au piano (même si en réalité c’est Paul Anka) un peu à l’image de cette vidéo, vous savez ? Celle avec Michael qui chante I’ll Be There et le petit « Michael » qui apparaît derrière lui. Ou comme un concert intimiste, lui, seul, au milieu de la scène, avec un piano. Un plaisir de l’écouter chanter, tout simplement.

Chicago = Que voulait faire Michael avec cette chanson ? Une sorte de Stranger In Moscow dans le rythme et dans la souffrance… Mais aussi dans la solitude de s’être fait une nouvelle fois avoir par une femme ? Un amour trompé. On a l’impression que c’est à la fois plaintif et revendicatif. Un titre qui aurait bien pu figurer sur l’album Invincible et qui n’est pas du tout « Chicago 1945 » que les fans attendent encore. En réalité le titre de cette chanson est « She Was Lovin’ Me » et on ne comprend pas pourquoi il a été changé en « Chicago ». La fin de la chanson est un peu longue, laissant supposer qu’elle n’était véritablement pas terminée.

Loving You = L’amour, toujours l’amour… La voix de Michael est cristalline, claire comme de l’eau de roche, le refrain est plein d’espoir, de joie, aimer, c’est tout ce qu’un être humain devrait vouloir dans la vie. Le refrain entre bien en tête, il est reposant, aidant à l’évasion, aimer, c’est tout ce que l’on demande. Du miel pour nos oreilles au même titre que I’m So Blue découvert avec BAD25. Mais que Michael chantait bien l’amour… Un must.

A Place With No Name = Une reprise d’une chanson du groupe America qui ne dénature pas l’original tant Michael Jackson savait se mouvoir parmi tous les styles de musique. Comme l’indique le début de la chanson, nous sommes en voiture et cette chanson rythme à merveille avec la route, les paysages qui défilent. On peut dire véritablement qu’il ne s’agit pas d’une démo mais bien d’une version terminée. C’est en tout cas ce que l’on ressent sur cette reprise… qui est une pure merveille dans sa conception du début jusqu’au final des la, la, la, la, la, la…

Slave To The Rhythm = Un début à la Is It Scary/Ghosts, un rythme à la Who Is It. Ce n’est pas la version qui est apparue sur internet et c’est tellement mieux ! Michael est dans la retenue, celle qui montre comme une température qui monte, qui monte et qui monte encore sans ne jamais dépasser la limite. Et puis ça monte encore prenant de la hauteur, la voix, cette voix unique au monde qui nous donne des frissons, une fois encore, toujours, même après. Là aussi le titre semble terminé, pour nous, inutile d’en rajouter, à moins de nous offrir une version identique mais plus longue. Un coup de cœur dans cet album.

Do You Know Where The Children Are = Style BAD avec ses synthés un peu trop présents dès le départ, il ne s’agit pas non plus de la version ayant fuité sur le net il y a quelques temps. On entend bien ici et là que le titre est en phase finale d’élaboration mais que Michael cherche encore le petit plus, la bonne recette musicale. Le message est à la hauteur de tous les combats de Michael et de toutes les causes à défendre. Dommage qu’il n’ait pas pu le défendre comme il se devait.

Blue Gangsta = Tout d’abord, le son est nettement meilleur au casque que tout ce qui est passé sur le net. La voix de Michael est à la voix cristalline et accrocheuse. On dirait cette fois-ci les courbes d’un électrocardiogramme, ça monte, ça descend, ça reste sur un même niveau et ça part dans tous les sens. Un must pour cet album et même si nous avions écouté plusieurs fuites, rien ne vaut cet original. Le choix des instruments est également un plus pour cette chanson, piano, cuivres, accordéons, … Un coup de cœur là aussi.

Xscape = C’est à quelque chose près la même version que nous avions entendue suite à la fuite qui avait eu lieu sur le net et qui avait enchanté les fans. Nous sommes donc ravis de l’avoir enfin sur support officiel. On ne peut donc pas en dire plus, si ce n’est qu’il semble que cette chanson était donc prête à 99%. Et que nous aimons, si tant il fallait le préciser.

Les remixs :

Love Never Felt So Good = De la musique funky des années 80 comme on l’aime. John McClain a su garder la joie de vivre ressentie dans l’interprétation de cette chanson par Michael. On y retrouve des sonorités de l’année de l’élaboration de cette chanson, du style de PYT, Baby Be Mine, Billie Jean, Rock With You etc etc Vous êtes autorisés à sortir la boule à facette et vous laissez aller à danser comme dans les années 80. Idéal pour l’été qui arrive.

Chicago = Tous les ingrédients de la musique d’aujourd’hui dans l’ajout des instruments avec peut-être l’abus qui s’y rattache notamment dans cette batterie que l’on qualifierait de style botempi. Cette mise au gout du jour nous fait penser à une sorte de Thoia Thong de R Kelly, les bruits de canard se mélangent à la voix du maître qui aurait certainement mérité mieux.

Loving You = Après un bon début, le son semble saturer, brisant la voix cristalline de Michael. On regarde bien notre ampli Marantz, il n’y a pourtant ni loudness ni augmentation des basses. Quel dommage ! Le remix a l’air pourtant de très bonne facture ne dénaturant pas du tout la chanson et lui donnant véritablement un bon son du moment. Cela aurait pu être excellent. Aille !

A Place With No Name = Remix plat. Pourquoi changer de la musique Folk dans un style qui ne la fait jamais décoller ? S’il y a bien un titre qui n’aurait pas du être remixé, c’est certainement celui-là, en tout cas, pas du tout dans ce style là. On dirait que Stargate a voulu lui donner un style BAD avec plus précisément un coté Leave Me Alone mais nous, nous n’accrochons pas. Seule la dernière minute reprend peut-être le dessus car justement elle est épurée de cette masse d’instruments. Dommage.

Slave To The Rhythm = Vu la qualité de la version originale, on est sur les starting-block. Des bruits de chaînes, très bon choix vu le titre, les violons également… Mais qu’est-ce qu’on entend ? Est-ce un jeu vidéo qui commence ? Cela partait tellement bien. On ne retrouve plus la montée en puissance mais au contraire une stagnation dans un rythme linéaire. A notre avis ce remix manque de pêche au regard du potentiel de la chanson et de la première fuite sur internet qui montrait qu’il y avait de quoi faire en matière de remix et de mise au gout du jour. Que pense Babyface de cette réalisation ? Nous sommes curieux de le savoir.

Do You Know Where Your Children Are = C’est décidément la mode des sonorités des jeux vidéos et là aussi on ressent de la saturation dans le son. La voix de Michael est couverte par ce que l’on imagine être des instruments de musique alors que les cordes de Larry Gold sont pourtant bien présentes. Il manque de la clarté dans un ensemble qui mérite de l’être. Grosse déception surtout au regard de la fuite qui avait eu lieu sur internet. Seuls les 45 dernières secondes arrivent peut-être à s’en sortir… et encore, la guitare et le plaintif de Michael auraient tellement bien pu aller ensemble.

Blue Gangsta = Début épuré prometteur au regard des titres passés. L’ajout de certains instruments comme des violons se mélangent à merveille avec la voix de Michael Jackson qui avance à petits pas. Juste un peu de regret quand au choix du son de la boite à rythme par Timbaland mais par contre un excellent travail de Larry Gold avec des cordes une fois de plus apportant du volume à ce titre sans le dénaturer véritablement. Un remix qui colle à l’original que nous préférons, cela va sans dire. Mais tout de même de bonne facture.

Xscape = Rodney Jerkins étant à l’origine de cette chanson, il était légitime qu’il soit le producteur désigné à lui donner ce son contemporain pour répondre au concept de cet album. A écouter ce remix, on a envie de lui donner sa chance comme étant ce que Jerkins aurait voulu qu’il soit tout en pensant à Michael Jackson comme pendant les beaux jours ou ils travaillaient ensemble. Plus qu’un remix, on sent véritablement le travail du producteur et c’est à ce titre que l’on aime ce qui se cache derrière. Un titre, que bizarrement on a envie d’écouter encore et encore pour le décortiquer, voir ce que Jerkins a rajouté, sans jamais en faire trop, contrairement à d’autres titres présents sur cet album. Sans être dans l’extase, on aime et on tient à saluer Rodney Jerkins pour le travail accompli.

Love Never Felt So Good feat Justin Timberlake = L’aperçu d’un duo virtuel entre deux artistes qui auraient mérité d’en réaliser un véritablement. Justin Timberlake est fan du Roi de la Pop, nous le savons, il n’a plus à le prouver et Michael l’aimait bien. Pour la petite histoire, nous savons que Michael et Justin recevaient les même démo à écouter et qu’ils pouvaient ainsi piocher dans le même répertoire. Cette chanson bonus, tout comme son nom l’indique, est bonne à prendre. Elle aurait peut-être mérité de figurer sur un single ou un maxi single avec d’autres versions de ce titre dont la version originale naturellement. iTunes et le téléchargement sont passé par là, les singles sont de nos jours pratiquement inexistants. Dommage.

Verdict :

On l’a échappé belle quand même non ? Les fans ont hurlé (le mot n’est pas faible) qu’ils voulaient les versions originales non retouchées. Ils se sont plains, ont crié au scandale et leur plainte a été enfin entendue par les responsables. L’album Xscape est sorti en version Deluxe AVEC les versions originales. Quel soulagement… Le dire est si peu de chose au regard du ressenti, du plaisir à l’écoute, de notre attente.

On ne va pas y aller par 4 chemins, sans ces versions originales, cet album serait extrêmement mal passé auprès des fans et d’un autre coté, merci, merci, oui merci et merci encore à l’Estate et à Sony que de nous avoir écouté, respecté, entendu car il n’est certainement pas facile que de vouloir répondre à l’attente des fans et de vouloir également toucher le public en général avec ce que l’on appelle un son contemporain, une musique d’aujourd’hui destinée au consommateur. Vous avez choisi la bonne formule messieurs les décideurs et nous vous en remercions.

Cet album posthume sera donc considéré en deux parties. L’album avec ses 8 chansons mises au gout du jour et l’album dans sa version Deluxe et ses titres originaux. Pour le premier, difficile pour nous que de le conseiller à qui que ce soit qui voudrait découvrir qui était Michael Jackson et à quoi sa musique correspondait. Nous encourageons de ce fait, 100% du public à acheter la version Deluxe, pour connaître l’artiste avec un grand A et comparer vous même avec ce que la musique d’aujourd’hui vous propose. Pour nous, d’ailleurs, seule la version Deluxe de l’album aurait du exister vu qu’en plus, l’ensemble des pistes tiennent sur un seul CD. Naturellement, lorsque nous parlons de découvrir un artiste, il s’agit ici de découvrir certaines de ces chansons dans un état qu’il n’avait pas encore trouvé valable pour figurer sur un album. Soit qu’il n’était pas satisfait, soit qu’il voyait une autre orientation pour une chanson, soit qu’il pensait, tel un éternel perfectionniste, pouvoir toujours faire mieux, soit enfin parce que le public devait encore attendre…

Avec ses versions originales, cet album est donc un véritable cadeau pour les fans puisqu’il contient un mélange de titres inédits du Roi de la Pop, des titres des années 80, années BAD, Dangerous, Invincible etc etc ainsi que des titres qui étaient arrivé sur internet, parfois sous d’autres formes, d’autres remixs. Il y en a pour tous les gouts mais surtout, avec Love Never Felt So Good, un gout funky, un retour aux sources, celle de l’amusement, celle par laquelle Michael avait enflammé le monde avec son Billie Jean des Motown 25, son moonwalk, tout son Never Felt So Good, sa joie de vivre.

Coté remixs, le public appréciera certainement Love Never Felt So Good dans ses deux versions, Blue Gangsta et Xscape à moins que nos oreilles soient si éloignées que ça du son contemporain et qu’ils arrivent à aimer l’ensemble des remixs de l’album. Si cela arrive, et si cela permet au jeune public d’aller découvrir qui était véritablement Michael Jackson, c’est gagné.

Nous vous invitons donc à acheter cet album dans sa version Deluxe et ce sans aucune hésitation. Les titres originaux sont à écouter sans modération. C’est ce que nous allons faire d’ailleurs… encore et encore…

Et puis sérieusement, il y a quoi d’autre à écouter aujourd’hui ? Le maître, même dans ses brouillons n’a toujours pas trouvé d’élèves qui lui arrivent à la cheville.

Don’t you know, it never felt so good
Never felt so good
Yeah, yeah
It never felt so good
Alright that’s fine, that’s it…


Source: MJFrance

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