Suite à notre info du 16 septembre 2009 dans laquelle nous vous apprenions que Michael Bush, le célèbre costumier de Michael Jackson préparait un livre sur sa collaboration avec le Roi de la Pop sachez que ce livre sortira le 16 octobre 2012. Il sortira en anglais et s’intitulera Dressing Michael Jackson: Behind the Seams of a Fashion Icon (Habiller Michael Jackson: Derrière les coutures d’une icône de la mode).

Voici la couverture de ce livre* dans lequel nous devrions trouver des photos magnifiques du travail de Michael Bush pour Michael; des costumes, des habits de scène, des chaussures, bref tout ce qui pouvait apporter un plus à la classe déjà naturelle du Roi de la Pop. De la confection à la réalisation, ce livre devrait nous montrer comment Michael Bush choisissait les tissus, les métaux et les accessoires des vêtements de Michael.

Pendant plus de 24 ans, Michael Bush et son partenaire Dennis Topkins ont travaillés personellement avec Michael Jackson afin de créer les habits les plus incroyables et les plus originaux que pouvait porter un tel artiste passant par les tournées Bad, Dangerous et HIStory.

Vous pouvez visiter le site officiel dressingmichaeljackson.com et découvrir quelques photos des célèbres costumes de Michael Bush. Les photos que vous verrez ne seront cependant pas incluses dans le livre à paraître.

*source amazon (la pochette figurant sur le site officiel étant différente)

Nous vous en parlions dès la fin du mois de Mai, le magazine MJBackstage vient de sortir non numéro 2.4 promettant pas mal de surprises.

Nous avons pu lire cette nouvelle édition et comme à son habitude, la promesse fut tenue. Ce numéro 2.4 est une fois de plus riche en découvertes, en informations et surtout en archives. Coté coups de cœur, nous avons pris plaisir à lire l’interview d’Evelyn Lahaie qui, si son nom ne vous dit rien, n’est autre que LA personne qui suggéra à Joe Jackson de rebaptiser les « Jackson Brothers » en « Jackson Five ». Cette interview et donc ce retour sur la genèse du groupe (et de fait sur Michael lui même), permet de marquer l’histoire via les souvenirs d’Evelyn Lahaie.

Toujours pour retourner sur des périodes bien précises de la vie artistique de Michael, le magazine vous propose une interview de Barry Lather qui là aussi, si non nom ne vous dit rien n’est autre qu’un danseur et chorégraphe ayant travaillé avec Michael sur Captain Eo mais aussi sur le concert HBO malheureusement annulé dont les fans connaissent l’histoire. Barry Lather revient donc sur ses souvenirs aux cotés de Michael Jackson et sur son expérience sur Captain Eo, cette période qui a souvent été que trop peu évoquée jusqu’à présent.

L’autre point fort de ce nouveau numéro concerne les nombreuses participations de Michael Jackson avec le monde de la publicité. Que ce soit avec les Jackson Five, les Jacksons ou Michael tout seul, le MJBackstage revient sur toutes les marques auxquelles il s’était associé et pas moins de six pages y seront consacrées.

Mais ce n’est pas tout. Dans ce nouveau numéro, vous découvrirez le voyage d’un fan au Brésil qui ne manqua pas de faire un tour par les favelas ou fut tourné le clip de They Don’t Care About Us. Vous y lirez à quel point Michael a marqué son passage et comment ce lieu est ainsi chargé d’histoire. Pour le reste du magazine, vous retrouverez vos rubriques habituelles avec toutes les infos actuelles de la famille Jackson, les sorties de différents CD, livres, merchandising, les débuts d’Austin Brown, la présentation d’Omer Bhatti dont le nom doit certainement vous évoquer quelque chose, une interview de B.Howard, chanteur, producteur et intime de la famille Jackson, ainsi que d’autres surprises.

Un nouveau numéro à ne surtout pas manquer…

http://www.mjbackstage.be/magazine/

Le CD Single I Just Can’t Stop Loving You est sorti officiellement depuis le 4 juin. Si quelques fans parisiens ont pu avoir la chance de trouver le disque chez certains disquaires depuis la fin de la semaine dernière, il n’est malheureusement pas toujours facile pour les autres que d’y mettre la main dessus.

La plupart des grandes enseignes type Fnac et Virgin ont quand même pu proposer dès le début de semaine ce fameux CD 2 titres sorti en prélude de l’édition anniversaire de l’album BAD pour le mois de Septembre de cette année. Pour tout ceux qui n’auraient plus de disquaires près de chez eux, la bonne solution restera de passer commande auprès des sites marchands comme amazon.

Ce CD 2 titres est donc proposé dans une pochette plastique à l’identique des albums. Le format du boitier est donc inhabituel pour un tel support. La pochette de ce disque est la même que la pochette du 45 tours d’époque si ce n’est que la couleur rouge est cette fois-ci beaucoup plus flashy.

Du coté du contenu, seul le CD est présent à l’intérieur. L’acheteur n’aura donc ni les paroles de la chanson dans un livret, ni l’histoire de la démo, ce qui est bien dommage. Au dos de la pochette, la photo de Michael en compagnie de Siedah Garrett est différente de celle qui était présente sur le 45 tours d’époque bien qu’elle soit tirée de la même séance photo.

Joseph Vogel, auteur du livre Man in the Music: The Creative Life and Work of Michael Jackson a écrit un article sur le site The Atlantic sur lequel il dévoile l’histoire de la chanson « Don’t Be Messin’ ‘Round », en voici pour vous les grandes lignes :

La démo de « Don’t Be Messin’ ‘Round » fait parti des dizaines de chansons inédites des sessions Bad et donne un aperçu du processus d’écriture et d’enregistrement de Roi de la Pop.

Il y a 25 ans, Michael Jackson était au Westlake Studio de Los Angeles, en train de mettre la touche finale sur son album Bad. Aujourd’hui, une démo d’une chanson jamais entendue de ces sessions est enfin disponible avec la réédition du single « I Just Can’t Stop Loving You, ». La face B du CD Single intitulée « Don’t Be Messin’ ‘Round » offre un aperçu sur le processus créatif de Michael Jackson permettant aux fans mais aussi au grand public, de découvrir comment est-ce que le Roi de la Pop travaillait. Cette version démo propose donc un arrêt sur la construction d’une chanson et de pouvoir l’écouter à un moment de son élaboration.

Michael Jackson avait l’habitude d’écrire et d’enregistrer des dizaines de chansons potentielles pour chaque nouveau projet. Ce fut particulièrement le cas à l’époque de l’album BAD, une période prolifique dans sa carrière. À un moment donné, il envisage de faire de BAD un triple-disque étant donné la quantité de matériel de qualité. Il est donc normal que plus tard cet automne, Sony Music et l’Estate sortiront plusieurs titres inédits des sessions Bad.

Alors que la liste complète des titres n’a pas encore été finalisée et ne sera pas rendue publique jusqu’au plus proche de la date de sortie le 18 septembre, plus de 20 démos des sessions Bad sont actuellement envisagées pour l’album. Les chansons en cours d’évaluation comprendraient un certain nombre de véritables joyaux et quelques titres inconnus pour les plus fervents amateurs de Michael Jackson.

Toute une équipe de collaborateurs du Roi de la Pop, y compris les responsables de l’Estate, John Doelp de chez Sony, le producteur Al Quaglieri (qui a supervisé l’excellent coffret de 2004, Michael Jackson : The Ultimate Collection) et l’ingénieur du son Matt Forger, vont passer au peigne fin les archives pour voir ce qui est viable pour la sortie de Bad 25. Les critères utilisés pour identifier les chansons potentielles sont simples : elles doivent être enregistrées à l’époque Bad (1985-1987), et elles ont dû être développées suffisamment pour donner comme une chanson entière.

L’Estate et Sony ont cette fois-ci l’intention de proposer le travail de Michael Jackson dans son aspect brut, en contraste avec le premier album posthume du Roi de la Pop, le très controversé album « Michael » de 2010. Les chansons seraient ainsi moins polies mais plus authentiques, fidèles à ce que Michael Jackson à laissé derrière lui. Le but est de fournir un aperçu intime de l’artiste dans son élément. L’auditeur, en substance, serait ainsi ramené en studio avec Michael Jackson exactement comme il travaillait et ce sur une variété d’idées musicales faisant suite à « Thriller », l’album le plus vendu de tous les temps.

Pour ceux qui l’auraient déjà écouté, « Don’t Be Messin’ ‘Round » illustre bien ce concept. On entend dans la chanson, Michael donner des instructions, rajouter des percussions, sans pour autant prononcer chaque mot à la perfection, bref, construire sa chanson. « Une des principales intentions était de montrer à quoi ressemble des travaux en cours, » explique Matt Forger, ingénieur du son bien connu des fans du Roi de la Pop et collaborateur de Michael Jackson. « C’est comme si l’on tirait le rideau afin de voir Michael dans son environnement naturel, comment il dirige, son sens de l’humour, sa concentration. »

Le produit fini est donc volontairement inachevé et spontané. « Vous pouvez juste l’entendre lui, prendre du plaisir, » explique Matt Forger. « Son esprit et l’émotion sont totalement là. Il savait, dans les démos, qu’il n’avait pas à être totalement parfait dans son exécution. Il pouvait danser, rajouter des paroles, claquer des doigts, des mains… Vous êtes donc en train de l’écouter s’amuser lui-même. »

Michael Jackson a tout d’abord écrit et enregistré « Don’t Be Messin’ ‘Round » pendant les sessions de l’album Thriller avec l’ingénieur Brent Averill. À cette époque, il travaillait sur une variété d’idées musicales, y compris les démos de « P.Y.T. » et « Billie Jean ». Une des caractéristiques de « Don’t Be Messin’ ‘Round » est que c’est Michael Jackson qui joue lui même du piano. « Il pouvait faire beaucoup plus que ce qu’il a vraiment fait savoir aux gens », explique Matt Forger. Il a également produit, arrangé et guidé la plupart des parties instrumentales, y compris la partie piano de Jonathan Maxey sur la bridge, et la guitare funky de David Williams.

En fin de compte, étant donné que « Don’t Be Messin’ ‘Round » n’était pas complètement développée, et qu’il y avait tellement d’autres titres solides pour l’album Thriller, Michael Jackson décida de mettre la chanson de coté ayant à l’esprit qu’il pourrait y revenir dessus pour son prochain album. « C’était la manière dont fonctionnait Michael pour développer des idées et des chansons, » explique Matt Forger. « Parfois une chanson n’était pas prête, ou ne correspondait pas tout à fait au caractère d’un album ou d’un projet, alors elle restait dans un coin. Et puis à un certain moment, il pouvait la sortir à nouveau ».

Dans le cas précis, la chanson avait refait surface en 1986, durant les premiers stades des sessions Bad. Michael Jackson a travaillé sur la chanson surtout avec les ingénieurs Matt Forger et de Bill Bottrell dans le « laboratoire », le surnom de son studio privé rénové à Hayvenhurst. Comme il est typique pour les chansons rythmées de Michael, la durée de la chanson a été très longue (près de huit minutes) dans ses premières phases. « Michael aime qu’une chanson soit longue, » explique Matt Forger. « Il aime qu’une chanson lui donne envie de s’amuser et ainsi se met à danser dessus, ce qui est une grande chose pour lui, car lorsque Michael sent que la musique le fait danser c’est qu’elle va donner l’envie de danser alors c’est dans la poche. »

Matte Forger a expliqué que sur des versions longues de « Don’t Be Messin’ ‘Round » il y avait des choses vraiment intéressantes car il y avait des choses différentes et ce sur plusieurs sections. Couper la chanson était donc un processus brutal pour Michael, en particulier les intros et la fin. Comme pour les autres chansons de Thriller et Bad, Michael a donc essayé de concentrer le tout dans quatre à cinq minutes, ce qui donne le nouveau mix de « Don’t Be Messin’ ‘Round ».

Michael Jackson a continué à travailler sur « Don’t Be Messin’ ‘Round » à la fin de l’année 1986, à la fois dans son studio privé et à Westlake. Cependant, une fois que Quincy Jones l’a rejoint pour que les choses sérieuses commencent, le titre a été laissé de coté. Michael sortira à nouveau la chanson des tiroirs pendant les sessions Dangerous et HIStory en mettant à jour des sonorités et en ajoutant de nouveaux éléments. De toute évidence, c’est une chanson qu’il aimait. Mais finalement elle n’est jamais sortie.

La version que Matt Forger a mixé est donc la dernière version sur laquelle Michael Jackson a travaillé pendant les sessions de Bad en 1986. Matt Forger estime que c’est la version la plus pure et la plus émotionnellement satisfaisante: « c’est exactement comment Michael la dictait à l’époque. C’est précisément ce que Michael disait: « c’est comme cela que ça doit être. » »

La démo de 1986 n’est pas une chanson révolutionnaire. On perçoit la voix partiellement forte, les paroles ne sont pas finies et la production n’est pas proche de ce qu’elle pourrait être si elle avait été entièrement réalisée par Michael Jackson et Quincy Jones. Cependant, c’est un titre de plus à rajouter aux titres de qualités provenant des sessions de l’album BAD (une liste qui comprend également « Streetwalker », « Fly Away » et « Cheater »).

Pour Matt Forger, travailler sur la chanson a déclenché des souvenirs d’une époque dans la carrière tumultueuse de Michael Jackson : « elle a juste tous les sentiments de ce qu’elle était à l’époque. Michael était juste cette personne exubérante, heureuse. Il voulait toucher le monde et faire de la musique merveilleuse, de la grande musique. »

Quel était le but de Matt Forger à ressusciter cette chanson ?

« Juste la rendre authentique. Quelque chose que Michael aurait voulu et dont il aurait été fier. Elle a son charme et son énergie. Si les gens l’apprécient et l’apprécient pour ce qu’elle est, alors je serais très heureux. Tous ce que je veux de cette chanson, c’est qu’elle fasse plaisir aux gens pour ce qu’elle est. »

Source: theatlantic

Afin de célébrer les 25 ans du mythique album Bad, le titre « I Just Can’t Stop Loving You» a une nouvelle fois été commercialisé.
Actualité oblige, mj2004 a décidé cette semaine de vous présenter ce Maxi 45T sorti en 1987 au Venezuela. Ce disque vinyle inclut en face B le titre Baby Be Mine présent sur l’album Thriller.
A noter la petite particularité au verso de la pochette, les deux titres traduits en espagnol, No Puedo Dejar De Amarte et Nena Se Mia. Ce pressage Vénézuélien est encore assez facile à se procurer sur divers sites ou disquaires spécialisés.

Face A :
-I Just Can’t Stop Loving You : 4.17
Face B :
-Baby Be Mine : 4.14

-Référence : MS-4066 EPIC
-Année : 1987
-Pressage : Venezuela
-Estimation : 60 euros environ

Lors de périodes de doutes, il est souvent agréable et serein que de se replonger sur de véritables archives de l’histoire. Il y a tout juste 40 ans, jour pour jour, le 30 Novembre 1970, le magazine américain « SOUL » faisait une fois de plus sa UNE avec les Jackson Five. Si cette année 2010 aura été marquée par la sortie du double album « Live At The Forum » des J5, il n’en demeure pas moins que l’année 1970 fut elle, synonyme de jacksonmania.

MJFrance vous propose donc un retour 40 ans en arrière et découvrir, un peu comme si vous l’aviez dans les main, le magazine « SOUL » de cette fabuleuse année 1970. Vous y découvrirez le récit d’un certain Bob Jones, décrivant la folie de cette période, les problèmes de sécurité dus à la jacksonmania et les chiffres de cette tournée record. Même 40 ans après, il est encore difficile de s’imaginer le poids qui pesait sur les épaules de ces cinq jeunes garçons et d’un certain Michael Jackson en particulier. Bonne lecture…

Les Jackson Five ont ébloui 100 000 fans en adoration.

Dans un souci permanent d’apporter à nos lecteurs une couverture vivante des événements importants qui se produisent dans le monde de la soul, le magazine SOUL vous présente l’histoire de la tournée record à un demi million de dollars des Jackson Five, tournée qui a traversé tout le pays, et qui nous est racontée par le journaliste qui a accompagné le groupe pendant son voyage. Bob Jones est chroniqueur pour les journaux « 80 Black » au niveau national et publiciste pour le groupe Rogers, Cowan & Brenner (qui sponsorise la plupart des shows Motown). Monsieur Jones a rapporté, dans le détail, les événements survenus pendant le voyage passionnant qu’il a fait avec les Fabulous Five, à la rédactrice en chef de SOUL, Judy Spiegelman.

La sécurité était la préoccupation première

Fatiguée et épuisée comme on peut l’être après un travail bien fait, la famille la plus soul d’Amérique, les Jackson Five, est rentrée à la maison sous la chaleur ensoleillée du Sud de la Californie après deux week-ends à parcourir le pays avec un spectacle qui a battu des records de fréquentation à l’échelon national, et qui a rapporté plus d’un demi million de dollars.

Les jeunes garçons étaient accompagnés à travers tout le pays par leur père, Joe Jackson, le personnel de la Motown, des tuteurs, des publicistes, des techniciens, et bien sûr leurs cousins Ronnie Rancifer et Johnny Jackson, soit au total un entourage de 17 personnes.

La sécurité était la préoccupation première lors de cette tournée et pour cette raison l’heure des vols et les réservations d’hôtels ont été gardées secrètes jusqu’au départ et jusqu’à l’arrivée dans chaque ville. Avant de partir pour la tournée, les solutions d’évacuation de la scène ont été planifiées à partir de dessins des différents stades où le groupe devait jouer, de façon à ce que si le groupe était pris d’assaut sur la scène, tout le monde saurait comment les faire sortir.

Le premier concert a eu lieu le 9 octobre, à Boston, dans le Massachusetts, et tout s’est déroulé comme prévu. Les garçons ont pris un vol direct à destination de Boston et ont pu se rendre à l’hôtel sans incident. Pendant ce temps au Boston Gardens, des charpentiers érigeaient une plateforme de 5 mètres de haut qui ferait office de scène pour le concert du soir. Les forces de polices étaient postées autour de la scène et à l’entrée de l’arrière-scène.

La foule de 16 000 jeunes, principalement composée de jeunes filles et de quelques parents, a commencé à remplir la salle. A chaque fois que quelqu’un venait près de la scène, un cri s’échappait de la salle, pensant que c’était l’un des Fabulous Five. L’équipement du groupe était mis en place. La première partie, Yvonne Fair et Little Charles and the Sidewinders, ont joué, puis les Jackson Five sont apparus. Devant une foule tumultueuse et rugissante ils ont interprété leurs plus grands succès.

Sans aucun doute, à Boston, comme dans toutes les autres villes visitées par le groupe, les deux chansons préférées du public étaient I Found That Girl avec Jermaine au chant, et leur single du moment I’ll Be There, avec Michael à la barre.

Avant d’avoir pu finir leur dernière chanson et même avec le système de sécurité et la protection fournie par la hauteur de la scène (plus grande que deux hommes d’1,80 mètre), le groupe a été envahi par une foule trop zélée, et bien qu’ils aient été évacués en toute sécurité, on a appris à cette occasion qu’il serait nécessaire de renforcer le système de sécurité pour le reste de la tournée.

Un voyage dans le brouillard

Le brouillard a perturbé le trafic aérien ce soir-là dans la région de Boston, et après une rapide concertation lors de la préparation des bagages, on a pris la décision qu’au lieu de quitter Boston en avion, il était préférable d’aller jusqu’à Newark, dans le New Jersey, en limousine, pour prendre un avion jusqu’à Cincinnati, pour que les garçons puissent chanter à l’ouverture des World Series. C’était le temps fort du voyage pour tous les garçons, mais plus particulièrement pour Jackie, le baseball étant son sport favori.

Il était environ une heure du matin, le 10 octobre, quand le cortège de limousines a conduit les chanteurs endormis sur les autoroutes englouties par le brouillard le long de la Côte Atlantique, en direction de l’aéroport de Newark, où ils ont attrapé un vol pour Cincinnati. Ils sont arrivés à 9h30 du matin.

A leur arrivée à l’hôtel les jeunes hommes ont été immédiatement reconnus et emmenés dans leurs chambres. L’enregistrement devait être fait avant que les garçons aillent au lit. Ils étaient épuisés et bien qu’ils aient voulu parler avec les fans qui les attendaient dans le hall, c’était techniquement impossible parce qu’ils devaient prendre le temps de faire une sieste avant d’aller au Riverfront Stadium pour chanter l’hymne national et ouvrir les World Series 1970.

Ils sont arrivés au stade pour chanter pour un public de supporters des Cincinnati Reds et des Baltimore Orioles, mais il ne faisait aucun doute que les deux camps étaient tous des fans des Jackson Five jusqu’à ce que le groupe ait fini de chanter. Ils ont interprété La Bannière Etoiléesous le brillant ciel bleu de l’Ohio, accompagnés par le Lemon-Monroe High School Marching Band. Ils ont aussi visité le vestiaire des Cincinnati Reds et ont rencontré tous les joueurs individuellement avant le match.

Jackie, Tito et Jermaine sont restés pour assister au match, mais Michael et Marlon sont rentrés à l’hôtel pour dormir un peu, ils étaient les plus fatigués du groupe, et ils voulaient donner le meilleur d’eux-mêmes pour le spectacle de ce soir.

Sécurité renforcée

Pendant ce temps au Cincinnati Gardens, l’arène qui accueillerait le concert du samedi soir, des ouvriers écoutaient la retransmission du match à la radio en installant rapidement non seulement la scène de 5 mètres de haut qui avait été prévue dès le début, mais aussi une barricade de contremarches pour encercler la scène, pour plus de précautions. Les forces de police avaient laissé leurs radios pour établir les grandes lignes d’une stratégie qui prévoyait un cordon d’officiers autour de la barricade pour protéger les jeunes chanteurs de tout mouvement de foule.

Le concert se jouait à guichet fermé, et des milliers de jeunes ont dû être refoulés. Le plus gros des fans était resté devant le stade, mais sans billet, espérant entendre le concert de l’extérieur ou peut-être avoir un aperçu des garçons à leur arrivée ou à leur départ, causant un gros problème de sécurité.

14 000 jeunes ont eu ce pour quoi ils avaient payé à l’intérieur, et quand Jermaine a commencé à chanter I Found That Girl, des membres du service d’ordre ont commencé à évacuer jusqu’à 14 filles qui s’étaient évanouies pendant la chanson. Les allées ont été prises d’assaut et l’animateur de la soirée a dû faire un appel au calme. La standing ovation à la fin de la prestation s’est transformée en mouvement de foule et les garçons ont été évacués de la scène vers des voitures qui attendaient, avant que la foule puisse les atteindre, ce qui servirait de leçon pour le reste de la tournée.

Dans l’avion en route pour Memphis, dimanche matin, les Jackson Five ont appris que Cincinnati était la seule ville de leur itinéraire qui avait l’épouvantable réputation d’être une ville difficile pour les concerts. Même James Brown avait eu des difficultés à remplir le Gardens, alors que les billets pour le concert des Jackson Five étaient tous vendus bien avant le jour du concert.

Le concert de Memphis s’est déroulé calmement et sans incident. Les 12 000 sièges du Mid-South Coliseum étaient tous occupés, et encore une fois la foule s’était massée à l’extérieur du bâtiment pour avoir un aperçu des superstars. La police a escorté les limousines jusqu’à l’hôtel, et les jeunes hommes ont rapidement fait leurs valises pour le vol du retour à la maison.

A leur arrivée à la maison, ils ont décidé de garder les tuteurs pour les trois heures d’école quotidiennes requises par la loi, plutôt que de retourner à l’école privée, parce que la tournée allait recommencer le week-end suivant.

Le vendredi 16 octobre, le groupe reprenait la route à partir de l’aéroport international de Los Angeles, et cette fois leur destination était New York. A l’hôtel Tito a célébré son 17ème anniversaire en faisant la fête avec quelques amis, quelques membres de la famille, et quelques membres du fan club. Plus tard dans la soirée ils ont diverti 20 000 personnes au Madison Square Garden, générant le plus gros montant de la tournée, avec 122 000 dollars.

Comme à la maison

Samedi ils ont pris la direction de Detroit pour le concert le plus chaleureux. Ici dans la ville natale de la Motown, la foule était très aimante et l’atmosphère comme celle d’un retour à la maison. Le groupe savait qu’il était très important de venir à Detroit et le comportement des fans a fait qu’ils n’ont pas regretté leur décision. Le stade Olympia était rempli de 16 000 fans reconnaissants et le public enthousiaste a une fois de plus envahi la scène dans l’espoir de voir, de toucher ou de parler aux jeunes hommes.

Dimanche 18 octobre, la troupe est arrivée à Chicago, pour deux concerts, en vue de satisfaire la demande de milliers de fans, qui avaient acheté en une semaine tous les billets pour le premier concert. Après qu’un deuxième concert ait été organisé, 22 000 natifs de la « Ville des Vents » ont finalement pu voir les frères Jackson se produire lors de deux concerts ce dimanche, et ils hurlaient encore pour réclamer plus alors que l’avion des garçons quittait l’aéroport. Même les Five Stairsteps étaient dans le public pendant le concert.

Cependant les Jackson Five ne sont pas rentrés de Chicago à Los Angeles directement, car étant près de leur ville natale de Gary, ils ont profité de l’occasion pour rendre visite à des membres de la famille. La nouvelle s’est vite répandue qu’ils étaient en ville et la maison où ils se sont rendus pour quelques heures a été entourée par des fans. La rue a été inaccessible pendant plusieurs heures.

A Gary ils ont eu la chance de se rappeler des souvenirs avec leur ancien professeur de musique et ils se sont rendus à la Roosevelt High School de Gary, où Jackie et Tito étaient allés en classe. Là bas ils ont discuté avec les lycéens de leurs activités. C’était l’un des temps forts du voyage des garçons.

Quand on a fait les comptes après la fin de la tournée, le résultat a été des plus étonnants. Une fois tous les totaux réalisés, on a annoncé que les garçons avaient joué devant 100 000 personnes et rapporté 508 000 dollars, sans compter toutes les personnes qui avaient assisté au match des World Series !

De retour à Los Angeles le groupe s’est reposé et est retourné à l’école, puis a continué les répétitions pour les futurs concerts ou les apparitions à la télévision. Ils étaient de retour dans leur école privée, et soucieux des mêmes choses que leurs contemporains dans tout le pays, à savoir faire la fête, ou se poser la question de quoi faire pour Halloween.

Des lettres ont déjà commencé à arriver à SOUL à propos de la fantastique tournée des Jackson Five. Voici quelques réactions du Midwest.

Cher SOUL,
Je viens juste d’assister au concert des Jackson Five à Chicago. Ils étaient totalement et sans équivoque ensemble. La façon dont ils ont exécuté chaque pas était remarquable.
La force de Michael sur scène révèle réellement son vrai talent.
Marlon était très naturel dans sa façon de chanter et de danser.
La capacité de Jermaine à la basse était tout simplement trop.
Et la guitare de Tito a amené de la vie.
En regardant Jackie on trouve aussi qu’il brille pour la danse en comparaison de ses mauvaises capacités au chant.
Et j’espère que les Jackson Five se dépêcheront de revenir.
Garrick Dedeaux
Chicago, Illinois

Cher SOUL,
Le 16 octobre 1970 a été une soirée mémorable. J’ai vu les Jackson Five au Madison Square Garden. Le spectacle était convivial. J’ai adoré. Michael, Marlon, Jermaine, Tito, Jackie, merci pour ce grand spectacle.
J’espère que Motown fera un album live des Jackson Five au Garden.
E.C.
Bronx, New York

Cher SOUL,
Les Jackson Five ont vraiment donné un bon concert quand ils sont venus à Chicago. J’étais désolé qu’ils ne viennent que pour un soir et j’espère qu’ils reviendront vite. Où qu’ils puissent jouer, j’y serai.
Je ne peux pas oublier leurs cousins, Ronnie et Johnny, qui ont aussi joué.
A vous tous, habitants de Chicago ou de la banlieue qui avez raté ce concert, vous avez raté quelque chose.
Pat Smith
Chicago, Illinois

Cher SOUL,
Je reviens tout juste du concert des Jackson Five et je n’ai qu’un mot pour décrire ce concert: ensemble ! J’avais lu quelques témoignages mais voir c’est croire.
Michael est clairement un show à lui tout seul. J’aimerais ne l’avoir que pour moi. Toriano est venu danser. Marlon est venu danser. Jackie a jeté un petit coup d’œil et est venu se joindre à eux.
Aux Jackson Five: revenez à Detroit. Nous vous aimons.
Ometress Schuman
Detroit, Michigan

Cher SOUL,
Je suis étudiante à Chicago et j’aimerais faire un commentaire sur le concert des Jackson Five qui vient de se jouer ici devant une foule immense. J’ai eu assez de chance pour avoir les 6,50 dollars nécessaires et j’ai pris un peu de temps sur mes études pour aller voir les Jackson Five. Bien que je les aies déjà vus à Chicago avant, quand ils sont devenus aussi populaires que maintenant après avoir sorti I’m a Big Boy Now, j’avais le sentiment qu’ils seraient encore meilleurs maintenant qu’à l’époque (et ils ont été très cool déjà).
La foule regardait le début du concert avec anxiété et inattention, avec Little Charles et un autre chanteur de la Motown.
Après cette première partie, le spectacle a commencé. La foule est devenue de plus en plus tendue en attendant l’annonce de l’arrivée des Jackson Five.
Et c’est arrivé ! L’animateur a annoncé « les Jackson Five » et la foule dans son ensemble est entrée dans une totale frénésie.
Je me sens assez qualifiée pour dire que ces gars ont fait quelque chose de terrible ! Il devrait y avoir une loi contre ces artistes qui vont sur scène avec tant de finesse et qui exécutent leur performance siiiii parfaitement. Je suis de ces personnes qui vont voir un concert et qui exigent le meilleur. Je suis très critique et je peux réellement dire que je n’ai trouvé aucun défaut à ce concert des Jackson Five.
Du plus profond de mon cœur, je me sens vraiment fière et je considère comme un privilège d’être noire et de voir comment Berry Gordy a pris en main un groupe de frères noirs et d’en faire quelque chose (un phénomène) à quoi nous pouvons nous identifier.
Dieu les bénisse, qu’il y ait du succès et encore du succès pour les Jackson Five.
Linn Rodgers
Chicago, Illinois

 

 

Source: Soul Magazine / MJFrance
Traduction: CAT

Fin septembre 2010, Harry Weinger, producteur des dernières sorties Michael Jackson & Jackson 5 chez Universal Motown, accordait une interview exclusive à l’incontournable site de fans des Jackson 5 intitulé J5Collector. Aujourd’hui, MJFrance vous propose la traduction de l’interview de celui qui se cache derrière des albums comme « Jackson Five Live At The Forum », « Jackson 5 I Want You Back! Unreleased Masters », « Jackson 5 Ultimate Christmas Collection », « Michael Jackson The Stripped Mixes » ou encore le sublime « Michael Jackson Hello World: The Motown Solo Collection ».

 

Harry Weinger travaille dans l’industrie du disque depuis plus de trente ans, dont une dizaine passées en tant que vice-président de A&R, chez Universal Music Enterprises, le département des droits d’auteur d’Universal Music, et a remporté deux Grammy Awards au cours de sa carrière. Son projet le plus récent a été la production de plusieurs compilations de classiques, parmi lesquelles le double CD « Jackson 5 Live At The Forum ». Harry a par ailleurs participé à « Génie sans frontières », le colloque consacré à la carrière de Michael Jackson au Columbia College de Chicago, en compagnie d’Ed Eckstine, Siedah Garrett, Greg Phillinganes et Ricky Lawson. Plus d’informations ici :http://www.colum.edu/cbmr/What_We_Do/Conferences/michael-jackson.php

Dans cette interview pour J5 Collector, HW dévoile en exclusivité les coulisses de la production de cet album exceptionnel.

Comment ce projet est-il né ?

En devenant responsable des catalogues musicaux chez Motown, j’ai hérité d’une boîte de cassettes DAT réunies par mes prédécesseurs comme source de recherche. Elle contenait une véritable mine de chansons envisagées pour le boxset Soulsation!, y compris des enregistrements des concerts au Forum de Los Angeles ainsi qu’au San Diego Arena. C’était incroyable à écouter, mais dur de décider quoi en faire ! Plusieurs années ont passé lorsqu’un ami, immense fan des J5, m’a vivement incité à réécouter les enregistrements, surtout qu’on allait bientôt célébrer le 40ème anniversaire du groupe [en automne 2009]. À l’époque j’écoutais beaucoup des morceaux studio inédits, d’ailleurs à l’origine, la compilation I Want You Back: Unreleased Masters devait contenir un disque de titres live. Mais après encore quelques écoutes, j’ai compris que tous les enregistrements des concerts du Forum devaient faire l’objet d’un disque séparé.

Pouvez-vous expliquer aux fans comment se déroule le processus à partir de la découverte des bandes ?

Toutes les cassettes ne sont pas forcément bien étiquetées, avec le titre, la date et le lieu de l’enregistrement. Il faut donc rechercher dans une base de données les bandes qui ont l’air de contenir du « live », c’est-à-dire des séquences de titres qui ne correspondent pas à un album existant mais contenant tout de même des titres connus. La base de données indique parfois un nom de lieu ou au moins une année, mais pour en avoir le cœur net on commande chaque bande multi-piste physique, et avec un peu de chance on tombe bel et bien sur des bandes live indiquant les titres, la date, le lieu et d’autres informations que la base informatique ne fournissait pas. Cela nous permet entre autres de connaître le nombre de concerts enregistrés, de savoir si deux magnétos ont été utilisés pour enregistrer le reste de la chanson ; autrement on se retrouve avec une chanson incomplète. Ensuite, on établit un inventaire des morceaux en vue de décider quoi en faire. Les bandes ont été converties au format numérique, ce qui m’a permis d’en faire des mixes bruts et de rassembler les pièces du puzzle. Pour le projet du Forum, on a pu constater que lors du concert de San Diego, d’une part les J5 avaient suivi la même set-list que la veille à Los Angeles – hormis Ain’t No Sunshine qu’ils ont rajoutée, et que d’autre part le public était globalement plus calme ce soir-là. Ils n’ont pas chanté Sunshine pendant la partie solo de Michael, mais à un autre moment du show. Mais comme vous avez pu l’entendre, leur interprétation était tellement géniale qu’il nous fallait absolument l’inclure sur le disque. Alors au lieu d’en faire un titre bonus séparé du reste de l’album, je l’ai incorporé à la partie solo de Michael. Kevin Reeves – l’ingénieur du son – et moi-même avons dû peaufiner le tout pour que la transition ne s’entende pas dans le mix final.

Pourquoi Motown ont-ils décidé d’enregistrer les concerts du Forum et pas ceux du Madison Square Garden ?

Difficile à dire. Question de logistique peut-être ? Les équipes de Motown étaient plus présentes à Los Angeles, alors c’était peut-être moins facile pour eux d’enregistrer [le groupe] à New York. À savoir pourquoi ils ont enregistré le concert ? Peut-être par curiosité, pour savoir ce que le groupe pouvait donner en live ou peut-être suite à une décision liée à la fureur J5 de l’époque, il y a peut-être eu une volonté de capturer ces instants.

D’après vous, pourquoi les concerts du Forum ne sont-ils pas sortis à l’époque ?

Plusieurs facteurs ont pu entrer en ligne de compte. Par exemple, le concert de 1970 a mal commencé et s’est mal terminé également. Il y avait des problèmes techniques au début, et à la fin l’hystérie était telle que les membres du groupe ont dû prendre leurs jambes à leur cou ! En 1972, la voix de MJ était en pleine mue. On disposait alors de solutions techniques qu’on n’avait pas auparavant, donc on était en mesure de contrôler les niveaux et de régler les différents problèmes de son. À certains moments, lorsque la voix de Michael se mettait à vaciller, on réduisait légèrement le son de la piste principale pour donner l’impression qu’il s’éloignait du micro, de manière à attirer l’attention de l’auditeur sur l’ambiance générale du concert et non sur les fausses notes éventuelles – sans prétendre pour autant que les ingénieurs de Motown n’auraient pas réussi à corriger le problème par la suite. Cela mis à part, je crois qu’il faut aussi songer à la situation du groupe à cette époque. Ils avaient déjà tellement de tubes en version studio. Pourquoi aller y intercaler des versions live ? Que ce soit du point de vue de Motown ou des J5, la sortie d’un album live était superflue.

Pourquoi n’existe-t-il aucun concert des J5 sur support DVD officiel ?

[La société] ne détient pas les droits de ces images. Il nous faudrait obtenir des licences ainsi que la permission de toutes les parties concernées. Le processus est long.

Nous fêterons bientôt le 40ème anniversaire de l’émission spéciale consacrée au concert Goin’ Back To Indiana (diffusée le 19 septembre 1971). Verra-t-on un jour la sortie CD du concert intégral ?

J’adorerais pouvoir produire le concert intégral et l’émission spéciale. J’aimerais qu’on soit en possession des deux avant de travailler sur l’un ou sur l’autre. Mais là encore, on n’a pas la main sur la vidéo.

Vous a-t-il fallu consulter un ou plusieurs membres de la famille Jackson pour la préparation de ce CD ?

Quand l’album est sorti on leur en a envoyé plusieurs exemplaires et ils ont adoré !

Quel est votre chanson préférée des Jackson 5 ?

Get It Together, produite par Hal Davis, d’ailleurs j’aurais aimé que ce titre soit plus long. Forcément, j’adore I Want You Back, mais j’ai toujours eu ce petit faible pour GIT, pour I Am Love aussi.

Selon vous, pourquoi ont-ils fait l’album Skywriter ?

Avec Skywriter, [Motown] a essayé de donner une image et un son plus mûrs au groupe – ils ont par exemple repris une chanson extraite d’un spectacle de Broadway [Corner of the Sky]. En écoutant les enregistrements inédits, j’ai été plus que ravi de découvrir des inédits de Skywriter – et ils sont incroyables ! On se demande sérieusement pourquoi ils ne les ont pas utilisés ! Mais on les garde en tête pour les futures compilations éventuelles de titres inédits. Les périodesSkywriter et Get It Together ont été très productives, autant que pendant la première année où ils enregistraient avec Bobby Taylor.

Les albums des J5 auront-ils droit à une version deluxe ?

(Une version deluxe est un double-CD de l’album studio original accompagné d’un second disque contenant des prises/versions alternatives des chansons existantes plus des inédits).

Je n’aime pas avoir à dire on verra… mais on verra ! Il reste encore énormément de choses dans le coffre. Malgré tous les morceaux exploités par Motown lorsque MJ était en plein succès de Thriller, puis en 1995 avec Soulsation!, il reste des tas d’enregistrements de qualité, parmi lesquels une version studio de Feelin’ Alright, une reprise de Yesterday des Beatles – initialement interprétée lors de leurs premiers concerts mais abandonnée par la suite, une reprise géniale de Up On The Roof [des Drifters], de super morceaux funk, des inédits [produits par] The Corporation dont Deke Richards pourra – je l’espère – s’occuper, et puis une chanson intituléeWe’re The Music Makers, un titre frais et up-tempo qui parle de choses similaires à We’re Here To Entertain You. Je vous jure, ces gamins avaient beau mener une vie frénétique, ils enregistraient à la même allure ! On trouve aussi des morceaux inachevés et selon moi pas terribles, ce qui était prévisible vu la quantité [de titres enregistrés].

Existe-t-il des versions alternatives des titres solo de Michael chez Motown ?

Motown n’avait pas pour pratique de conserver les différentes prises enregistrées ; ils ne gardaient que la prise master. Il y a donc peu de chances qu’une bande contenant plusieurs prises des séances d’enregistrement de Got To Be There  existe. Je n’ai pas connaissance d’un grand nombre d’inédits de Michael en solo, mais il y en a quelques uns.

Quel succès rencontre Live At The Forum jusqu’ici ?

Il marche plutôt bien. À ma connaissance, on en a vendu plus à l’étranger qu’aux États-Unis. Disons que si vous me voyez retravailler sur un nouveau projet, c’est que celui-ci se sera bien vendu.

En bonus, Harry Weinger a confié au site que le concert des J5 à Philadelphie en mai 1970 a été enregistré dans son intégralité. Des vidéos du spectacle circulent sur le net, notamment ABC et Thank You (Falettinme Be Mice Elf Agin) de Sly Stone. Harry indique également que la performance des J5 était fantastique, malgré un certain manque de dynamisme au niveau de la set-list du concert et la qualité moyenne du son de l’enregistrement. On apprend par ailleurs que lors de ce concert, les J5 ont chanté une reprise de Hum A Song (From Your Heart), le single de Lulu sorti à l’époque – qui n’a pourtant pas été un tube.

Les éditions Hachette Filipacchi Media viennent de sortir un livre intitulé « Michael Jackson: The Making Of « Thriller » 4 Days/1983 réalisé par Douglas Kirkland avec une introduction de Nancy Griffin.

Douglas Kirkland était le seul photographe autorisé à prendre des photos lors de la réalisation du clip de « Thriller » en 1983. Cet ouvrage apporte ce témoignage par la photo.


La couverture du livre propose en fait deux photos de Michael Jackson, la première comme il apparaît normalement dans le clip et la seconde en zombie. C’est un hologramme qui vous fait découvrir les deux photographies selon comment vous dirigez le livre.

Environ 200 photos illustrent ce livre qui a pour vocation de vous faire découvrir les dessous de la réalisation du plus célèbre clip-vidéo de l’histoire de la musique. Vous y découvrirez ainsi Michael Jackson sous toutes les coutures avec naturellement les détails de sa transformation en loup-garou et en zombie. La plupart des photos, soit une très grande majorité, sont inédites. Nous éviterons donc de vous en proposer ici tant nous pouvons être témoin de l’agréable sensation que d’avoir à les découvrir.

Le photographe Douglas Kirkland et la journaliste Nancy Griffin, également présente lors du tournage, vous font part dans ce livre de leur extraordinaire expérience à avoir vécu la construction de ce clip-vidéo. Toutes les photos étonnantes sont accompagnées par des interviews et des déclarations de célèbres musiciens et autres célébrités comme Steven Spielberg, Quincy Jones, Rod Temperton, Justin Timberlake, Alicia Keys, Berry Gordy, plusieurs membres de la famille Jackson, Ola Ray, Vincent Price et bien d’autres…

Vincent Price revient naturellement sur sa célèbre narration pour « Thriller ». A l’époque il eu le choix entre une rénumération de 20.000$ ou un pourcentage sur les ventes de l’abum. Il préférait alors prendre les 20.000$ ce qui fut une très grosse erreur mais il n’imaginait certainement pas qu’il venait de poser sa voix sur un titre de l’album qui allait devenir le plus vendu de toute l’histoire de la musique. Lorsque Johnny Carson de The Tonight Show lui fit remarqué qu’il aurait pu avoir des millions avec les royalties, Vincent Price répondit: « Je le sais… oh combien! »

MJFrance recommande ce livre à tous les amoureux du clip de « Thriller » et à tous ceux qui veulent encore découvrir des photos totalement inédites de Michael Jackson.

Annoncé actuellement en rupture de stock chez amazon.fr vous pouvez vous le procurer chez amazon.co.uk ou ce livre vous reviendra frais de port compris à environ 19,66€. Bien qu’annoncé sur la page en question pour une sortie le 6 octobre prochain, ce livre est bien disponible. Nous l’avons testé pour vous.

Livre: 196 pages
Dimension: 29,2 X 26cm.
Epaisseur: 1,8cm
Langue: Anglais

Communiqué de presse :

 

‘MICHAEL AVANT JACKSON’

photos et textes Todd Gray, préface Yves Bigot

– Enfin une monographie sur le roi de la Pop, consacrée à ses débuts

– Les plus belles années: 1974-1984 (Jackson Five, Stevie Wonder, Chuck Berry, Quincy Jones)

– 100% inédit

– Parution mi octobre, 144 pages 100 photos livre relié, 29.95€ isbn 978-2-916954

Extrait de la préface d’Yves Bigot: « Le plus frappant, lors de la cérémonie funéraire télévisée pour Michael Jackson au Staples Center de Los Angeles, où il répétait précédemment en vue de ce qui restera comme « le plus grand come-back qui n’a pas eu lieu », c’est combien le King of Pop autoproclamé a été réclamé, revendiqué, s’est vu réapproprié par sa communauté, celle des Afro-Américains. Et c’est bien celui-là que l’on retrouve dans ces clichés remarquables de Todd Gray, ce « Michael avant Jackson », membre d’une fratrie de neufs enfants de la balle de Gary, Indiana, qui apparaît aussi, en l’occurrence et d’une certaine façon paradoxale, totalement « Jackson » avant de devenir le Michael que toute la planète adule. »

Objet unique dans la galaxie de livres sur Michael Jackson, Michael, avant Jackson est un portrait fort, rare et intime, la seule monographie sur Michael Jackson et le seul livre qui présente de manière inédite Michael Jackson bouillonnant de virtuosité et en pleine ascension.

Le photographe Todd Gray a travaillé avec Michael Jackson pendant plusieurs années, bien avant que ce dernier ne lui demande de devenir son photographe personnel: une relation de 10 ans (1974-1984) qui allait s’étendre des premiers concerts des Jackson Five jusqu’à la sortie des premiers succès solo de Michael: Off the Wall et bien sûr Thriller.

Michael, avant Jackson rassemble une collection de photos inédites, intimes, pleines de fraîcheur et d’énergie: chez lui, en famille, avec ses fans, sur scène lors de concerts désormais mythiques, et sur le tournage du clip de Beat It.

Todd Gray, jeune photographe Noir à peine plus âgé que Michael Jackson, commente en outre ses propres photos dans Michael, avant Jackson et apporte des éléments de contexte uniques à propos du Roi de la pop.

«Mes photos de Michael le montrent joyeux, aimant la vie et séduisant, avant que les demandes insatiables de sa célébrité extraordinaire ne pèsent autant sur lui. Avec le recul, c’était vraiment l’époque de Michael avant Jackson.» Todd Gray

Auteurs:

Todd Gray a photographié Michael Jackson pendant 10 ans, souvent comme photographe désigné par Jackson. Il a réalisé de nombreuses couvertures d’albums et tourné des clips vidéo. Son travail photographique est présent dans les collections permanentes de grands musées américains et internationaux. Todd est actuellement professeur d’art et de photographie à la prestigieuse université Cal State à Long Beach et vit à Los Angeles.

Yves Bigot a été journaliste à Europe 1, France Inter, Rolling Stone et Libération. Il a dirigé les programmes de France 2, France 4, la RTBF, Arte Belgique et Endemol France, ainsi que deux maisons de disques: Fnac Music Production et Mercury


Vous pouvez feuilleter une partie du livre et le pré-commander chez amazon.fr

Vous êtes nombreux à avoir réussi, non sans mal, à mettre la main sur ce petit bijou que représente le double album des Jackson Five « Live At The Forum ». Bien que l’industrie du disque soit loin d’être dans une forme resplendissante, il est vraiment regrettable de constater qu’en 2010 il reste difficile d’arriver à se procurer un disque que l’on devrait pourtant trouver facilement dans n’importe quel magasin de disques digne de ce nom. A défaut de pouvoir le faire, il vous reste heureusement, et c’est un comble, les plateformes de ventes de disques par internet comme amazon.fr, fnac.com ou encore alapage.com qui annonce l’un des tarifs les moins attractifs du marché avec plus de 45 € pour ce double album. A titre de comparaison, MJFrance vous conseillerait plutôt d’aller faire un tour sur le site d’amazon angleterre ou vous trouverez votre bonheur pour moins de 15€. C’est à n’y rien comprendre.

Enfin bref, passé ce petit coup de gueule qui n’arrivera très certainement jamais jusqu’aux oreilles de ces chers vendeurs de disques qui se plaignent de ne jamais en vendre assez, étonnés parfois à se demander pourquoi, MJFrance vous propose aujourd’hui la traduction du livret de ce double album.

Si déjà, l’écoute des deux concerts permettait de comprendre comment la Jacksonmania se traduisait en ces années 70, le texte présent sur le livret aide à s’en imaginer les à-cotés. Quelle époque tout de même ! Et quel bonheur !


Le 2 mai 1970, alors que les Jackson 5 se posaient à l’Aéroport International de Philadelphie pour entamer leur première tournée officielle en tant que nouveau groupe à succès chez Motown, ils ont été accueillis par plus de 3000 fans en délire. Le Convention Hall de Philadelphie était la première étape de ce qui deviendrait un record, une tournée d’un an. Après le spectacle, le chahut régnait ; les frères ont eu besoin d’une escorte de police pour regagner leur hôtel en toute sécurité. La Jacksonmania battait son plein.Alors que les Jackson 5 se sont produits deux soirs de suite en juin au Cow Palace de San Francisco, puis au Forum d’Inglewood, dans la banlieue de Los Angeles, ils avaient fait leur deuxième apparition lors de l’émission populaire du dimanche soir de Ed Sullivan, et on les comparait déjà aux Beatles, que les Jackson Five avaient battu dans les classements grâce à ABC. Le concert du Forum lui-même avait déjà fait les gros titres puisqu’il avait été promu par la star des Lakers de Los Angeles, Elgin Baylor (à gauche sur la photo). Avec Jerry Butler en première partie (qui avait ce soir-là remplacé Ike et Tina Turner) et le groupe Rare Earth, qui avait chanté son remake plein d’énergie des Temptations, Get Ready, l’événement avait fait la sensation d’un vrai concert.Ce n’était pas la première apparition des Jackson 5 au Forum. Ils s’y étaient produits 10 mois plus tôt en première partie de Diana Ross & The Supremes, où leur bienfaitrice Madame Ross était la maîtresse de cérémonie, présentant le nouveau groupe avec le soutien supplémentaire des performances de Edwin Starr et The Edwin Hawkins Singers, qui venaient d’atteindre le top 10 avec Oh Happy Day. Alors que les J5 avaient été positivement notés, quoique brièvement, dans le Los Angeles Times, le concert a été timidement reçu par ailleurs.Quelques mois plus tard, les Jacksons 5 classaient trois titres numéro 1. Shelly Berger, la manager du groupe chez Motown, a audacieusement programmé les enfants un samedi au Forum. Quand on lui a dit à lui et à ses frères qu’ils allaient être de retour dans l’arène de 18000 places, Michael a demandé : « De qui ferons-nous la première partie ? ».

Ce gros concert n’a pas été sans son lot de problèmes. Des difficultés d’ordre technique ont entaché la chanson d’ouverture, « Stand », reprise de Sly & The Family Stone, empêchant sa sortie dans ce coffret. (Pendant un délai conséquent de 7 minutes, le maître de cérémonie Rick Holmes a partagé avec l’assistance tout ce qui concernant le signe astrologique de Michael -la vierge- ou le fait que Jackie était sorti diplômé du lycée la veille). Présageant du professionnalisme dont ils feront toujours preuve plus tard, les frères n’ont manqué aucun pas.

Avec seulement deux albums Motown à leur actif, les Jackson 5 ont mélangés des tubes, des morceaux populaires de l’album et des reprises intéressantes, en y incluant une version de « Feelin Alright » des Traffic, que Michael dédie à ses grands-parents assis au premier rang ; une reprise de « There Was A Time » de James Brown ; « It’s Your Thing » des Isley Brothers ; et un morceau d’Isaac Hayes, « Walk On By », qui deviendra bientôt un standard de ce concert. Le groupe est ensuite retourné à Sly avec « Thank You », une façon de montrer leurs harmonies mais aussi une sorte d’hommage pour Mme Ross, qui était dans l’assistance avec Berry Gordy et le producteur Deke Richards. Toutes les reprises prenaient leur sens – c’était des reprises standard pour tous les groupes de divertissements – mais les Jackson 5 n’étaient pas un simple groupe, et entre leurs mains certaines chansons, particulièrement celles de James Brown, donnaient un sentiment assez significatif de la couleur musicale du groupe.

Il est significatif aussi, que même si Motown a géré tous les aspects de leur carrière, avec des contributions créatives remarquables de la part de Suzanne de Passe, le groupe J5 qui a tourné sur le circuit tumultueux du Midwest était toujours le même ces dernières années – Jermaine à la basse, Tito à la guitare, Jackie au tambourin, Ronnie Rancifer aux claviers et Johnny Jackson à la batterie. (Le plus jeune frère Randy est arrivé aux congas en 1972). Leur funk énergique a prouvé que, au milieu de l’hystérie des fans, les J5 offraient un package complet.

Néanmoins, les gosses étaient là pour chanter des tubes et les frères Jacksons s’y sont contraints avec leurs trois singles numéro 1, en plus du tour de force de Michael, « Who’s Lovin You » et le titre solo de Jermaine « I Found That Girl ». Bien que Michael se démarque de ses frères, dans les premiers jours de la Jacksonmania il était clair que beaucoup de fans étaient là pour Jermaine, sex symbole du groupe à l’âge de 15 ans. Même MJ le savait : devant la frénésie qui augmentait il présentait « I Found That Girl » comme « la chanson que vous attendiez tous ». La frénésie atteignait son paroxysme au cours de la dernière chanson, « The Love You Save ». Un raz de marée de fans se précipitait sur la scène, obligeant le groupe à partir en courant pour sauver sa vie.
« A San Francisco et à Los Angeles, c’était comme si les murs s’effondraient, quand toutes les filles grimpaient en même temps sur scène », déclarait Michael dans Soul Magazine la même année. « Jermaine a laissé tomber sa guitare et a quitté le concert du Forum. Nous pouvions toujours obtenir une nouvelle guitare, mais il était plus difficile de le remplacer. C’est vraiment dommage, parce que nous ne pouvions pas terminer le concert tel que nous l’avions répété ».

Malgré un début chaotique et un final un peu abrupte, ils « auraient difficilement pu être plus impressionnants », écrivait Robert Hilburn dans le Times. « Les cinq jeunes frères sont plus que des artistes qui battent des records de ventes. Ils sont une comédie musicale et un phénomène de divertissement ».
Le concert du Forum a attiré plus de 18 675 fans et rapporté 105 000 dollars, ce qui était à l’époque un record pour l’endroit sur les quatre dernières années. Lorsque la tournée a repris à l’automne, et alors qu’il classait son quatrième single n° 1 avec « I’ll Be There », le groupe a continué à battre des records de fréquentation au cours des trois soirs à Boston, Cincinnatti (où ils ont chanté l’hymne national lors du premier match des World Series) et Memphis, qui avait été le théâtre deux ans plus tôt de l’assassinat de Martin Luther King Jr. Au lendemain d’une telle tragédie, la Jacksonmania montrait une nation allant de l’avant avec un quintet de frères, venant de Gary, dans l’Indiana, pour ouvrir la voie.

Quand les Jackson 5 sont retournés au Forum fin août 1972, c’était très différent. La Jacksonmania était toujours là, le dessin animé à succès du groupe diffusé le samedi matin avait débuté à l’automne 1971, la même semaine que leur émission spéciale sur ABC-TV, Goin’ Back To Indiana. Les frères étaient maintenant des stars bien établies et celui qui attirait le plus l’attention était Michael, qui était à trois jours de son 14ème anniversaire et venait de sortir son deuxième album solo. Jermaine, qui avait maintenant 17 ans, avait aussi enregistré un album solo.
Contrairement à leur dernière performance au Forum, ce samedi a été plutôt calme, bien qu’on entende clairement par endroit les changements dans la voix de Michael. Avec six albums studio à leur nom, les J5 ont dynamité le spectacle avec des tubes. En effet, « Sugar Daddy » était le seul nouveau single sur la compilation Greatest Hits, qui est sortie juste à temps pour Noël 1971.

L’une des performances mémorables est celle de Jermaine sur « I’m So Happy », qu’on a rarement entendue, et qui est la face B de style doo-wop de « Sugar Daddy ». Bien que Motown ait hautement promu Michael et Jermaine, parfois au détriment du groupe, sur « I’m So Happy » on peut entendre une unité finement réglée, avec Michael qui exécute joyeusement les choeurs. Plus tard Michael se permettait sa propre série avec des titres solo comme « Got To Be There », en passant par la profondément soul « Ain’t No Sunshine » et « Ben », qui deviendrait son premier single n° 1. Cinq semaines plus tard les J5 apparaissaient au concert Operation PUSH EXPO, filmé pour le documentaire Save The Children, une reprise du tube solo de Michael, « Wanna Be Where You Are », est d’ailleurs l’un des joyaux de cette bande sonore.

At The Forum capture l’ascension des J5 vers la célébrité et vers les sommets, et constitue la documentation la plus durable du phénomène connu sous le nom de Jacksonmania.

Le texte est de Mark Anthony Neal, professeur de la culture populaire noire à l’université de Duke. Il est l’auteur de nombreux ouvrages tels que Soul Babies: Black Popular Culture and the Post-Soul Aesthetic (2002), Songs in the Keys of Black Life: A Rhythm and Blues Nation (2003) ou encore New Black Man: Rethinking Black Masculinity (2005).

Traduction: Cat

 

Vous vous souvenez certainement du qualificatif que nous avions employé lors de la découverte du coffret Hello World, The Motown Solo Collection que nous avions alors défini comme une pure merveille.

Comment ne pas renouveller ce jugement avec ce double album des Jackson 5ive « Live At The Forum » qui a fini par atterrir dans nos mains ? Car une fois de plus, la réalisation de ce produit a été faite dans toutes les règles de l’art et du respect envers la genèse du groupe des Jackson 5 et de Michael Jackson en particulier.

Le boitier de ce double album est un boitier cartonné, au même titre que les anciennes réalisations d’Hip-O Select pour les albums In Japan! et Joyful Jukebox Music/Boogie. Une fois ouvert, il se décompose en 4 parties, une pour chacun des CD et deux parties renfermant, un livret pour l’une et une présentattion de chaque membre du groupe pour l’autre.

Nous éviterons ici de vous présenter des photos du livret afin de ne pas vous gacher le plaisir de la découverte, mais sachez que celui-ci propose des photos inédites des Jackson 5 dont certaines de Michael. Le texte est de Mark Anthony Neal, professeur de la culture populaire noire à l’université de Duke. Il est l’auteur de nombreux ouvrages tels que Soul Babies: Black Popular Culture and the Post-Soul Aesthetic (2002), Songs in the Keys of Black Life: A Rhythm and Blues Nation (2003) ou encore New Black Man: Rethinking Black Masculinity (2005).

Les deux concerts Live sont comme annoncés, « d’époque » et l’on ressent bien la ferveur du public, la fameuse jacksonmania des années 70 avec un Michael Jackson sur scène omniprésent. Les autres frères sont également bien présent et leurs interventions notables. Les Jackson 5 sont bien là, ils sont sur scène pour le plus grand plaisir du public réagissant souvent par de nombreux cris féminins, fruit du succès des cinq frères.

Comme si vous y étiez, comme si l’HIStoire se répétait, ce double Live nous transporte près de 40 ans en arrière. Et le plaisir de l’écoute est énorme. Merci aux Jackson 5, merci à Michael et merci à tout ceux qui ont permis de mettre à jour ces fabuleuses archives musicales.

N’oubliez-pas de consulter régulièrement le site officiel dédié à ce double albumhttp://j5live.tumblr.com, celui-ci vous permettra de découvrir d’autres archives.