Catégorie : Brad Sundberg

Voici les dates et lieux des prochaines conférences « In The Studio With MJ » de Brad Sundberg qui auront lieu en 2015 à travers le monde.

10 & 11 Janvier 2015: Tokyo, Japon
17 & 18 Janvier 2015: Osaka, Japon
21 Février 2015: New York, USA
18 Avril 2015: Seattle, USA
23 Mai 2015: Toronto, Canada
25,26,27 & 28 Juin 2015: Cologne, Allemagne (Evènement très special en préparation)
4 &5 Juillet 2015: Espagne (certainement à Barcelone)
29 Août 2015: Chicago, USA
5 Septembre 2015: Orlando, USA
10 Octobre 2015: Las Vegas, USA
7 & 8 Novembre: Rio de Janeiro, Brésil

Site internet: inthestudiowithmj.com

Page Facebook: https://www.facebook.com/inthestudiowithmj
Source: MJFrance

Cela faisait des mois que nous vous en parlions, Samedi 12 Octobre avait lieu à Paris cette fameuse rencontre avec Brad Sundberg, collaborateur studio et ami de Michael Jackson.

De l’enregistrement de « BAD » à « HIStory », des tournées à « Captain Eo » en passant par le ranch de Neverland, Brad Sundberg avait travaillé pendant 18 ans aux cotés de Michael Jackson en tant qu’ingénieur du son et directeur technique pour ses albums.

Voici pour vous une compilation de différents résumés de cette journée racontée par les membres du forum MJFrance y ayant assisté. Un grand merci à MIKE92, Phildaar 35, Phillinganes, JC 08 et bien d’autres pour leurs compte-rendus.

Journée mémorable…

Après un accueil chaleureux de la part de Brad Sundberg n’hésitant pas à aller serrer personnellement la main de ses visiteurs et de leur demander leur provenance, une première mise à l’écoute de versions inédites de Michael Jackson ont été proposées pendant que tous le monde s’installait. C’est ainsi que furent diffusées une version instrumentale et longue de Cheater ainsi qu’une version instrumentale et également longue de Someone Put Your Hand Out comprenant les chœurs chantés par Michael Jackson.

Il s’en est suivit une version inédite de Liberain Girl (Jungle Mix) avec une intro comprenant des bruits provenant d’une jungle profonde; des bruits composés de cris d’animaux (singes, oiseaux) mais également de bruits de cascades. Cette version instrumentale est basée sur des percutions avec peu d’instruments de musique même si celle-ci est mise en avant via des nappes de synthés et le sitar qui ressort de manière impressionnante. La voix de Michael était cependant audible en fond sonore.

Brad Sundberg a alors proposé ce qui selon lui représente un mix audio de grande qualité. Il s’agit d’un titre de l’album « Back On The Block » de Quincy Jones. Avec The Places You Find Love, ballade co-composée par Glen Ballard (Man In The Mirror) et chantée notamment par Siedah Garrett et Chaka Khan, Brad a alors proposé un titre de référence en matière de mixage. C’est d’ailleurs Bruce Swedien qui en a assuré l’enregistrement et le mix.

Le ton est donné et la présentation qui suivra sera alors d’ordre chronologique commençant par des chansons de l’album « Off The Wall » pour se terminer par d’autres de « HIStory ». Comme prévu par les annonceurs, le lieu de ce séminaire était sonorisé avec du matériel studio haut de gamme proposant une écoute optimale des chansons de Michael Jackson.

C’est donc une version instrumentale et inédite de Don’t Stop ’til You Get Enough comprenant principalement la batterie et les percussions qui fut diffusée. Brad Sundberg en a expliqué le processus. Michael Jackson utilisait des baguettes et tapait sur des bouteilles vides ou remplies de différents volumes d’eau afin de créer différentes sons. Pour la petite histoire et selon Brad Sundberg, les bouteilles employées étaient de marque Perrier. C’est le petit cocorico de la journée. Quant au reste des musiciens, l’ensemble est percutant, John Robinson délivre un jeu précis, plein d’énergie tandis que les dites percussions sont assurées par Michael, Randy, Richard Heath et le célèbre Paulinho da Costa donnant une touche latino à l’ensemble. L’enregistrement réalisé par Bruce Swedien est alors d’une pureté absolue.

Il s’en est suivit une version inédite de I Can’t Help It, ce célèbre titre de l’album « Off The Wall ». C’est là que Brad Sundberg fit un parallèle entre le titre The Places You Find Love qui contient des centaines de pistes et cette chanson qui ne se compose que de 4 éléments: Une batterie, une basse, un piano et la voix de Michael. La version inédite proposée de I Can’t Help It est alors beaucoup plus jazzy avec une mise en avant du piano et de la voix de Michael Jackson. Ce qui a frappé les auditeurs et ce qui met en valeur cette version est le fait que justement il y a peu d’instruments. Michael y chante parfois des paroles différentes de la version que tous le monde connait.

Vint ensuite une version inédite de We Are Here To Change The World ne comprenant cette fois-ci que la version rythmique et la voix de Michael Jackson. C’est à partir de cette période là que Brad Sundberg a commencé à véritablement entrer en contact avec Michael Jackson pour travailler sur les chansons de Captain Eo. Brad précise alors que Bruce Swedien était aux commandes et qu’il est son véritable mentor. Sundberg explique qu’en 1985 il servait des cafés au studio et tout ce qu’on pouvait bien vouloir lui demander, jusqu’à aller nettoyer les toilettes s’il le fallait. Il a donc petit à petit acquit la confiance de ses collègues en particulier celles de Michael et de Bruce Swedien et c’est comme cela qu’il a fini par travailler avec l’équipe d’enregistrement sur l’album « BAD ».

Lors de ce séminaire, Brad Sundberg expliquera que le studio de la propriété familiale de Hayvenhurst que Michael fit construire entre les périodes « Captain Eo » et « Bad », était sur le ton de l’humour, le plus mauvais studio du monde. Entre les fiestas récurrentes des frères Jackson et la difficulté d’avoir des musiciens à plein temps comme pour un studio pro, il était difficile de travailler dans de bonnes conditions.

Il s’en est suivit une écoute de la version connue de Scared Of The Moon (The Ultimate Collection) avec une sonorité qualifiée par les auditeurs de très bonne qualité. Brad Sundberg a expliqué l’anecdote concernant cette chanson selon laquelle la bande master avait été confiée à Michael et que celui-ci l’avait tout simplement perdu. C’est une cassette audio qui avait été retrouvée par hasard et contenant la première version composée de piano et voix de Michael qui a servi à l’enregistrement de la version finale. Le Roi de la Pop avait estimé qu’il ne fallait pas qu’il rechante dessus car la version initiale dégageait justement une certaine émotion qu’il ne pourrait certainement pas reproduire. Toute l’équipe étant d’accord, seule une harmonie d’orchestre fut rajoutée. Il ressorti cependant une règle fondamentale de cette expérience avec le Roi de la Pop: Règle numéro 1: Ne jamais confier à Michael Jackson quelque chose que l’on souhaite revoir un jour.

Brad Sundberg a alors présenté le découpage de la chanson BAD, grace à une version multipiste de ce titre. Grace à un ordinateur, Brad a montré comment on pouvait écouter ce morceau en sélectionnant l’écoute de la guitare seule, tel instrument, tel autre ou encore la voix de Michael, les chœurs… Un titre comme BAD est composé de 120 pistes au total, dont par exemple 16 rien que pour les chœurs. Beaucoup de pistes stéréo sont réalisées à partir de deux prises différentes: une pour l’oreille gauche, une pour l’oreille droite. C’est le secret du son holophonique. Les 120 pistes sont ensuite regroupées par instrument, les 16 des choeurs deviennent 1, etc etc… Et l’on obtient alors 17 pistes principales pour la chanson. C’est avec ces 17 pistes que Brad s’est amusé devant le public présent afin de déstructurer le morceau à l’aide du logiciel Audacity. En écoutant ces versions décortiquées, l’auditeur pouvait ainsi s’apercevoir à quel point beaucoup d’effets sonores pouvaient ne pas être perçu dans la version finale. Des sons que l’oreille ne capte pas forcément au milieu de tant d’instruments. Chaque musicien avait à l’époque joué pendant 8 à 9 minutes.

Une version studio de BAD a alors été diffusée, avec un tempo normal, plus lente et plus groovy. Vient ensuite une version pitchée, plus rapide de 5% pour être conforme à la mode du moment. C’est cette version que le public connait. Brad Sundberg a expliqué que ce procédé ne fut utilisé que pour quelques chansons de l’album « BAD » et beaucoup moins sur les albums suivants. Par contre, en tournée, ces chansons légèrement accélérées sont rabaissées afin que Michael puisse chanter dessus. Toujours a propos de BAD, Brad Sundberg a expliqué que si Prince était effectivement venu écouter la chanson en studio, celui-ci n’a enregistré aucune version.

Après avoir mis en valeur le travail de Michael Jackson sur les chœurs de BAD, Brad Sundberg a diffusé un extrait de la version a capella de Leave Me Alone. Le fait de pouvoir écouter cette version sur des enceintes de studio a permis de sentir encore mieux la manière dont les chœurs se superposent dans la chanson. Espérons qu’un jour enfin, cette version figurera sur un support CD.

Il s’en est suivit une écoute de la version connue de I Just Can’t Stop Loving You avec l’intro parlée. Michael Jackson avait emporté un lit dans le studio d’enregistrement ainsi qu’une tête de mannequin comportant des micros dans les oreilles afin de murmurer les mots sensuels que l’on connait tous. L’intention de Michael était de réaliser cette intro pour son public féminin mais les radios américaines n’ont pas apprécié cette intro et la coupaient à chaque diffusion. La maison de disque décida alors de supprimer cette intro des futurs pressages. Brad Sundberg avoua que lui même n’était pas très fan de cette intro. Les fans français, lui affirmaient le contraire.

Vint ensuite une version inédite de Streetwalker, un mix brut et fini qui date de 1986. Les paroles sont chantées d’une manière différente, plus douce et harmonieuse. Les paroles du refrain sont également interprétées de façon différente, on y entend Michael imiter les violons avec sa voix. Une autre version de Streetwalker a alors été diffusée. Il s’agit d’une version de 1987 avec une intro inédite composée de bruits de vent et de sons de sifflement. La voix de Michael a plus de rage, un jeu de guitare et des ad libs sont présents à la fin de la chanson. Brad Sundberg a expliqué que Quincy Jones voulait mettre Another Part Of Me sur l’album « BAD » alors que Michael préférait la version connue de Streetwalker avec l’intro a capella et c’est finalement Franck Dileo qui trancha, choisissant Another Part Of Me.

Après une diffusion de la chanson The Way You Make Me Feel avec son intro jazz, Brad Sundberg expliqua que durant sa tournée mondiale, Michael Jackson décida de faire une version jazz et plus lente de ce titre et ce pour les grammys dont tous le monde se souvient. Des câbles ont donc été tirés des camions vers la chambre d’hôtel de Michael et un mini studio fut alors monté. C’est donc ainsi que cette version fut créée.

Une maquette nommée « Time Marches On » fut alors diffusée, annonçant la période « Dangerous ». Chanson 100% inédite mais également 100% instrumentale, cette piste est une production uptempo typique des années 90 rappelant le style de Jimmy Jam & Terry Lewis, très connus avec SOS Band, producteurs de Janet et bientôt alliés de Michael Jackson. Cette maquette sur laquelle Bruce Swedien et son équipe ont travaillé, a servi d’inspiration pour créer ce que deviendrait plus tard le titre JAM.

Brad Sundberg expliqua ensuite que pour la création de l’album « Dangerous », trois équipes furent mises en compétition. Bryan Loren fut effacé au fur et à mesure que les choses avançaient. Il fut remplacé par Teddy Riley qui était alors plus en vogue et surtout plus technique dans les nouveaux sons, au niveau des synthés, des claviers. D’un autre coté, Bill Botrell était quelqu’un qui écoutait du Rock, il était spontané et buvait beaucoup de bière. Enfin restait un personnage incontournable, Bruce Swedien, égal à lui même et plus doux, soit le contraire de Bill.

A propos de Bill Botrell, Brad Sundberg fit écouter une version inédite de Black Or White avec des paroles chantées différemment et une musique quelque peu différente. Un son « new jack » percutant, groovy, remplace alors la partie rap, un peu comme le beat que l’on entend dans le clip-vidéo de Remember The Time au moment ou Michael commence sa chorégraphie. Cette version que les auditeurs ont pu entendre date du 19 avril 1990.

Vinrent ensuite la diffusion de plusieurs titres comme Monkey Business et If You Don’t Love Me dans leur version connue mais non retenue pour l’album « Dangerous » puis Who Is It dans sa version connue, For All Time dans une version démo finie et un peu différente de celle que l’on connait, Jam dans une démo avec une instru inédite et des paroles marmonées. Si le refrain ne change pas, Michael Jackson imite le son des saxophones. Cette version date du 23 mars 1991. Furent diffusées ensuite une démo inédite de Someone Put Your Hand Out et une version instrumentale du même titre avec un refrain ralenti puis toujours pour ce même titre, une démo inédite, mid-tempo. Concernant la première version diffusée, le public a mis du temps avant de reconnaître Someone Put Your Hand Out et ce n’est que le refrain qui a confirmé qu’il s’agissait de la même chanson. Enfin une version inédite de Heal The World fut diffusée avec une intro commençant par des cris d’enfants qui jouent suivi d’un discours connu. Les paroles sont alors chantées différemment sur une autre gamme. Si le refrain ne change pas, des paroles sont cependant inédites.

Brad Sundberg s’est alors arrêté sur une anecdote concernant l’enregistrement du titre Dangerous dans sa version early-démo. Si l’on entend des choses tomber et Michael Jackson pousser alors un cri c’est parce qu’en fait il venait de recevoir des panneaux sur la tête et ce dans le studio d’enregistrement. Si Michael avait l’habitude d’enregistrer sa voix sous une lumière tamisée, il voulait surtout être seul. Personne ne pouvait donc le voir et l’on pouvait juste l’entendre chanter, danser, bouger, taper des pieds et des mains. Et donc un jour, lors de l’enregistrement deDangerous, Michael décida de faire bouger des panneaux autour de lui et ce pour des raisons acoustiques. C’est ainsi qu’après ces « réglages », lorsque Brad lança la démo, on entendit un bruit de fracas. Michael poussa alors un cri mais continua de chanter, en grand professionnel qu’il était. Une fois la chanson terminée, Brad se déplaça dans le studio et vit Michael sortir sous un tas de paravents en se frottant le crâne en affirmant qu’il n’avait rien. Pour la petite histoire, Brad le conduisit quand même à l’hôpital, voyant que Michael n’arrêtait pas de se toucher la tête. La chanson Dangerous porte donc bien son nom…

Vint ensuite l’écoute de Give In To Me avec la session d’enregistrement qui dure normalement deux heures. Brad Sundberg expliqua qu’il était seul pour l’enregistrer. Michael était au micro et Bill Botrell à la guitare. Bill, qui appréciait particulièrement la bière, avait auparavant écouté beaucoup de groupes rock comme AC/DC ou Van Halen en compagnie de Michael. Dans l’enregistrement, on peut entendre les deux hommes plaisanter dans le studio, Michael discute, Bill accorde sa guitare, Michael rigole et plaisante et ils parlent de chansons rock. Michael, tout en plaisantant, chante « like C.I.A », « like F.B.I », « like B.B.King », etc etc il lance des « hee-hee », « Yeah », Bill tente des accords inédits, Michael imite le son de la guitare, improvise sur le son de la guitare… chante « Everybody »… improvise encore. On y entend Michael chanter le refrain de la chanson avec des paroles différentes. On entend le son d’une boite à rythme en continue, Michael chante « don’t try to understand me »… « I don’t wanna hear it »… « Love is emotion! »… « Ha ha ha ha ». Lorsque Brad rejoue la partie guitare, Michael improvise, il accorde les paroles dessus, il donne des directives, rajouter le son du synthé, donne le tempo etc etc. Une véritable incrustation dans le studio d’enregistrement. 10 minutes de cette session furent diffusées.

Brad Sundber indiqua qu’en 1994 Michael Jackson avait décidé d’aller enregistrer son nouvel album à la Hit Factory de New York car il avait peur des menaces de tremblement de terre qui circulaient sur la Californie. Il s’en suivit alors la duffusion d’une vidéo des échauffements vocaux de la troupe Andrae Crouch au Hit factory. On y voit Michael à la porte du studio, il porte une verste noire, chapeau et lunettes noires et bouge la tête au son du rythme. La troupe chante ensuite les chœurs de They Don’t Care About Us. On voit un Michael timide et très impressionné.

Une vidéo dans laquelle Sean Lennon fait une démonstration d’un instrument de musique électronique qui fonctionne par approche tactile fut également diffusée. Sean montre comment fonctionne l’appareil en approchant ses mains. Michael fait de même en manipulant une tige métallique et danse en rythme ce qui représente un moment assez comique. On voit qu’il ne sait pas trop s’en servir et n’arrive pas à faire sortir un son correct. L’exercice se fait dans une ambiance joviale. Sur le coté du studio, une cinquantaine de post-it sont fixés sur une pancarte. Il s’agit d’un rappel de chansons sur lesquelles ils travaillaient. Michael était vêtu d’une chemise orange. Le studio est décoré à son goût. Plusieurs tableaux sont présent dont celui de Daffy Duck et un cadre de bébé avec des dédicaces.

Après l’écoute d’un message audio téléphonique de Michael Jackson remerciant Brad Sundberg pour la sonorisation de son ranch de Neverland d’autres vidéos sont présentées: Une séances d’enregistrement de la chanson Earth Song avec des violonistes, trompettistes ainsi que des tambours, un vidéo-montage dans lequel on voit à peu près toutes les équipes qui ont participé à l’album « HIStory », le tout avec la chanson Smile en fond sonore.

Enfin comme pour finir en beauté, Brad Sundberg propose une vidéo sur laquelle on découvre l’enregistrement de la chanson Childhood (Have You Seen My Childhood). De l’avis général de toutes les personnes présentes à ce rendez-vous, il s’agit là du must de la journée. On y voit Michael Jackson seul, dans le studio d’enregistrement. la lumière est tamisée, il porte un casque sur les oreilles, la mèche sur le front. Michael bouge, il sourit. Il semble nerveux et commence… Il chante en live toute la chanson en une seule prise. Sur la vidéo, on entend uniquement sa voix et un petit fond sonore de la musique qui sort du casque. Cette musique provient d’un orchestre philharmonique et du clavier de David Foster. Selon les compte-rendus, il en ressort que Michael Jackson s’est lancé avec cette chanson dans une prouesse vocale de très haut niveau, conscient qu’il ne peut refaire jouer l’orchestre à sa guise et qu’il doit donc faire le maximum. On distingue alors sur son visage des expressions faciales d’un artiste donnant le meilleur de lui même, vivant pleinement son œuvre au point de sourire et de jubiler au moment ou l’orchestre effectue à son tour des prouesses musicales. A la fin de la chanson, Michael termine sur un grand sourire. On constate qu’il est content, il enlève son casque et sort du studio, avec un sourire. Il faisait le job.

Suite à nos informations des 22 mars et 26 juin dernier concernant un séminaire qui aura lieu à Paris le 12 octobre prochain en compagnie de Brad Sundberg, collaborateur studio et ami de Michael Jackson, voici pour vous aujourd’hui un compte rendu du séminaire qui a eu lieu le 29 juin dernier à New York.

Ce compte rendu a été rédigé par Damien Shield qui sur son site internet prévient parfaitement le lecteur qui aurait l’intention de se rendre à l’un des prochains séminaires, notamment celui de Paris le 12 octobre prochain, de ne pas lire le récit qui suit. Cela risquerait en effet, de gacher un peu la surprise, même si nous savons pertinemment que le moment à vivre avec Brad Sundberg sera d’un interêt capital pour tous les fans du Roi de la Pop.

En studio avec Michael Jackson : un must pour les fans du Roi de la Pop.

La semaine dernière, aux studios Smash dans le centre-ville de New York, l’ingénieur du son de longue date de Michael Jackson Brad Sundberg a tenu deux séminaires intitulés « In The Studio With Michael Jackson ». Aujourd’hui je vous rapporte certains détails fascinant de ces 2 séminaires qui j’espère rendront justice à l’expérience et encouragera les fans à assister à de futures sessions.

Pour ceux qui ont déjà prévu d’assister à un (ou plus) futur séminaire-dont certains se tiendront à Orlando, Paris et Los Angeles-et préfèreraient garder la surprise quant aux détails de la présentation, je vous suggère d’arrêter la lecture maintenant. Pour ceux qui n’ont pas prévu d’assister à un séminaire, continuer de lire. Cet article pourrait bien vous faire changer d’avis.

Brad Sundberg a eu assez de chances de pouvoir faire l’expérience d’une grandeur musicale de premier choix. Pendant 18 ans, entre 1985 et 2002, Sundberg a travaillé étroitement avec le Roi de la Pop, y compris sur quatre albums, plusieurs courts-métrages, des remixes et même des projets concernant le ranch de Michael Jackson Neverland.

Avant que le séminaire ne commence officiellement, Brad a accueilli le groupe avec un sourire et une poignée de main, pendant qu’on pouvait entendre en musique de fond les classiques de Michael Jackson. Tout le monde s’est ensuite enregistré à l’accueil, et a reçu un sympathique mug de voyage « In The Studio With Michael Jackson », un sac/sac à dos et une bouteille d’eau. Pour des raisons évidentes, on a du remettre nos téléphones, caméras et tout appareil susceptible d’enregistrer. Une fois cela fait, il était temps d’aller à l’école : l’école MJ.

Brad a commencé rapidement avec quelques informations sur lui-même et sa carrière « Il s’exprime vraiment très bien » a dit un fan participant, expliquant qu’au lieu d’utiliser une liste ou de lire un texte, il a plutôt choisi une approche plus terre-à-terre, plus improvisée.

«Avant toute chose il a dit quelque chose à cet effet :  ‘Je suis simplement un technicien normal. J’ai été au bon endroit au bon moment’» s’est rappelé un participant. «Il nous a dit :  ‘J’ai commencé en tant que «coursier» rapportant des burgers et du café pour l’équipe ‘».

Il a ensuite présenté sa fille, Amanda, qui faisait fonctionner à la main une table d’harmonie et un ordinateur avec du son et des bribes de vidéos. C’était mignon de voir la façon dont ils plaisantaient ensemble. Brad lui demandait constamment de mettre le prochain clip intéressant qu’il avait en réserve pour son audience. Elle essayait toujours de faire en sorte que son père garde le cap afin de donner toutes les informations, de raconter toutes les histoires, de montrer toutes les vidéos et de passer tous les supports audio dans les quatre heures allouées, mais vraisemblablement ils ne pouvaient pas, même si le séminaire a duré plus longtemps que ce qui était prévu. Brad disait « J’ai simplement besoin de raconter cette histoire de 30 secondes d’abord ».

Après tout, il a en avait tellement !

L’ambiance dans le studio était géniale. Tout le public avait un super siège et une vue imprenable sur l’écran de projection, qui était assez large, probablement deux mètres sur deux. Il était possible de payer plus pour un pass VIP, qui comprenait une entrée prioritaire et un siège dans les premiers rangs. Les participants VIP avaient aussi le privilège de passer environ une heure supplémentaire avec Brad où il était possible d’avoir plus d’informations, de poser des questions et même de partager le plat préféré de Michael.

Les fans, qui étaient à peu près 40 au total, étaient passionnés, ne perdant pas une miette de ce que Brad racontait.

Il a apporté avec lui une multipiste de 14 couches de Bad et a passé 15 minutes à jouer avec, présentant les leads chantés de Michael et les backgrounds séparément. Il a isolé les cors et même David Williams à la guitare.

«Il a crée le plus incroyable remix juste devant nos yeux. C’était excitant» a dit un des participants.

Les fans ont appris que les morceaux up-tempo enregistrés pour l’album Bad duraient initialement neuf minutes et nécessitaient quelques coupes considérables pour l’album. Une fois rognées, les modifications étaient accélérées jusqu’à 6% avant d’être rendues publiques. Le but d’accélérer les mixages était de leur donner plus d’excitation. Par conséquent la voix de Michael sonnait toujours plus légèrement aigue dans les versions finales de l’album. Brad préférait les originaux, avant qu’ils soient accélérés.

Brad a raconté l’histoire de l’enregistrement de l’intro de I Just Can’t Stop Loving You. Ils ont construit un micro dans la tête d’un mannequin que Brad a montré aux participants. Pour enregistrer l’intro, Michael a sauté dans un lit avec le mannequin et a parlé dans sa tête. Brad n’était pas fan du résultat et les radios et les DJ le détestaient, alors ils l’ont retiré du pressage suivant.

Michael, en grand perfectionniste, n’était jamais satisfait de l’album Bad. En fait, après le lancement du Bad Tour, alors qu’ils travaillaient sur les radio edits, les singles et les mixes dance, ils ont continué à modifier l’album. Brad a dit que la version de Bad qui est sortie en août 1987 n’était pas exactement la même que celle sortie seulement quelques mois plus tard. Ils ont simplement continué à travailler dessus, à le parfaire.

Brad a joué trois versions de Streetwalker, un morceau qui a d’abord été considéré pour l’album Bad mais qui a finalement été coiffé au poteau par Antoher Part Of Me, dos-à-dos. L’une était la version que l’on connait, présente en 2001 pour Bad special edition et ensuite en 2012 pour la sortie de Bad 25. Les deux autres étaient différentes, présentant un étrange style « Wild West» dans l’intro et différents ad-libs.

Brad personnellement préférait Streetwalker à Another Part Of Me, tout comme Michael.

L’achèvement de l’album Bad et de la tournée mondiale en 1989 a vu un changement de garde concernant la direction que Michael voulait que sa musique prenne. Tout d’abord, Quincy Jones n’allait plus servir en tant que producteur en chef pour sa toute nouvelle aventure studio. A la place, Michael a distribué les responsabilités de la création entre plusieurs combinaisons de collaborateurs, certains nouveaux et certains anciens.

Sundberg a été rappelé, comme l’ont été la vieille firme Bruce Swedien, Bill Bottrell et Matt Forger. Nouveau dans le tableau : le talentueux Brad Bruxer.

Les premières sessions en 1989 et 1990 ont vu Michael travailler avec le producteur Brian Loren. Cependant, au fur et à mesure que l’album évoluait, Loren a été évincé, et a été remplacé par le producteur New Jack Swing Teddy Riley.

Alors que le travail sur le projet chauffait, les sessions entre les collaborateurs devenaient franchement compétitives. Il y avait trois studios en action en même temps : un tenu par Bill Bottrell, un par Bruce Swedien, et un par Teddy Riley. Brad naviguait entre celui de Bottrell et celui de Swedien, mais n’a pas été amené à travailler à celui de Riley. Michael fréquentait les trois, et arrivait souvent avec des commentaires pour accélérer la cadence des équipes «La vache il y a du smelly jelly (nom donné à Michael Jackson par Quincy Jones) là-bas» disait-il aux groupes de production rivaux, simplement pour être sûr qu’ils restaient vifs et en alerte.

Chaque équipe voulait avoir ses chansons dans l’album.

Les membres du groupe Toto étaient beaucoup impliqués dans le voyage musical de Michael Jackson, notamment dans différentes contributions pour Thriller, Bad, Dangerous et même HIStory. Steve Porcaro, un membre du groupe qui avait précédemment écrit la chanson Human Nature dans l’album Thriller sorti en 1982, avait participé à un morceau dont il espérait qu’il allait être choisi par Michael pour son tout dernier projet.

Le nouveau morceau For All Time, pour lequel Michael a enregistré une démo en mai 1990, était la réponse de Porcaro à Human Nature, huit ans plus tard. Brad a expliqué que Steve disait «Brad, ça doit figurer sur l’album», ce à quoi Brad répondait à cet effet «Comme si j’avais une quelconque influence

«C’était comme si avoir un des ses chansons dans un album de Michael Jackson faisait de toi un millionnaire à nouveau» a fait remarquer un fan. Et c’était sûrement le cas.

Michael, bien sûr, adorait les chansons qu’il avait personnellement écrites. C’était ses bébés. Mais, si tu pouvais capter son attention, s’il tombait amoureux d’une de tes chansons, il y avait de grandes chances pour qu’elle soit sur la tracklist finale. Michael savait ce qu’il aimait et il savait ce qui allait marcher.

Siedah Garrett est une des auteurs-compositeurs qui avait été assez chanceuse pour avoir une de ses chansons sur un album de Michael Jackson.

En 1987, Michael enregistra son interprétation de sa chanson Man In The Mirror, qu’elle a coécrit avec Glen Ballard. La chanson figura finalement sur l’album Bad, et suite à sa sortie en single début 88 arriva au top des charts à travers le monde, les plaçant numéro 1 au Billboard Hot 100.

Pour son prochain nouveau projet, qui deviendra alors l’album Dangerous, Michael enregistra un morceau qu’il avait coécrit avec Siedah et Glen, une sorte de chant gospel intitulé Keep The Faith.

Lors du séminaire Brad a partagé une incroyable histoire à propos de l’enregistrement de ce morceau :

Michael aimait Keep The Faith et a toujours eu l’intention de le mettre dans son nouvel album. Michael et l’équipe ont beaucoup travaillé, ont passé de longues heures à préparer le morceau, la musique et tout. Cependant, en chantant à tue-tête les derniers vocaux, quelque chose s’est passé qui a complètement chamboulé la chanson : la voix de Michael a craqué.

Brad n’avait jamais entendu une fissure dans la voix de Michael avant. Michael a vraiment été étonné et en a été contrarié. Parce que sa voix craquait, l’intensité de la chanson devait être diminuée pour que Michael puisse chanter la chanson de la manière dont il voulait l’interpréter.

Tout le monde a été d’un grand soutien, et ils ont recommencé.

Par rapport à la version finale telle que nous la connaissons tous et que nous adorons sur l’album Dangerous, s’est remémoré Brad, c’était Michael chantant comme s’il disait «je suis désolé» et «merci». Il a dit qu’on pouvait l’entendre dans sa voix.

Brad a dit que Michael avait toujours de l’eau brûlante, presque bouillante en studio, pour sa voix.

Michael s’échauffait la voix pendant deux heures avant une session d’enregistrement avec son fameux coach vocal : Seth Riggs. C’est ce truc qui manquait le plus à Brad, a-t-il dit, simplement pour la satisfaction de savoir que pendant qu’ils travaillaient sur quelque chose, Michael s’échauffait la voix, réglait les balances ou faisait son moonwalk en cercle.

Il a fondu en larmes et est devenu très sensible deux ou trois fois. Même si Brad et Michael étaient collègues, ils étaient également des amis proches. Michael aimait et avait confiance en Brad, et Brad ressentait la même chose, et montrait sa reconnaissance à Michael avec une loyauté inconditionnelle à travers toutes ces années.

Brad adorait l’atmosphère du studio parce que c’était un antre sombre, comme lorsque lui, Michael et l’équipe y travaillait dans le temps. Parfois Brad demandait s’il pouvait baisser toutes les lumières parce que c’est comme ça que Michael enregistrait, avec une lumière seulement pour le pupitre.

Toutefois, de temps en temps, le manque de lumière se retournait contre le studio. Par exemple, pendant l’enregistrement de la démo original de Dangerous, Michael essayait de bouger le mur derrière lui. Malheureusement, les pieds devinrent instables et le mur tomba directement sur la tête de Michael. En fait on peut entendre le bruit de l’incident au début de la démo (voir en-dessous) qui a été finalement incluse dans The Ultimate Collection sorti en 2004.

Michael et l’équipe ont continué d’enregistrer pendant à peu près une heure et demie après qu’il ait été frappé par le mur. Quand ils ont terminé la session, Brad a appelé le docteur qui lui a dit que Michael devait être professionnellement traité pour une commotion cérébrale. Lors des sessions pour Bad et Dangerous, la sécurité était plutôt molle. Il n’y avait pas vraiment d’autres personnes que les techniciens et Michael. Alors Brad a conduit lui-même Michael à l’hôpital, dans a vieille petite voiture.

Les participants ont eu la surprise d’avoir un certain nombre de pièces de la magie Michael Jackson tout au long du séminaire, des choses qui n’ont jamais circulé au sein de la communauté des fans.

Un des points était un enregistrement audio de deux heures que Brad a obtenu de la session collaborative durant laquelle Give In To Me a été conçue.

A la base, Give In To Me était une ébauche de morceau dance, avec des battements de tambour programmé pour jouer quand Michael et son guitariste faisaient un bœuf, improvisaient et construisaient la mélodie. Cependant, au fil des deux heures d’enregistrements, la chanson a évolué et a finalement pris la forme qu’on lui connaît. Michael a réalisé qu’elle n’était pas faite pour être une chanson dance. La musique a pris sa propre direction, et les deux en sont arrivés à une chanson rock. Brad a partagé quelques morceaux de ces deux heures, qu’il a personnellement abrégés en à peu près douze minutes. Brad sentait que le monde avait besoin d’entendre ce genre de choses.

Boots Groove était une démo inédite que Brad a partagée avec le groupe. «Le son est vraiment similaire à Get On The Floor» a commenté un fan. «C’est la ligne de basse des Brothers Johnson». Un autre morceau inédit que Brad a fait écouter à un groupe est un morceau auquel les fans font référence sous le nom Faces.

Il a joué la démo de Don’t Stop Till you Get Enough aussi, où l’on entendait que Michael et le batteur faire les percussions «Les bouteilles et les tambours étaient excitants».

Une autre grande exclusivité était dix minutes de vidéo personnelle que Brad a tournée de Michael et Sean Lennon en train de découvrir un theremin (un instrument de musique) lors des sessions pour l’album HIStory. Michael avait vraiment l’air d’un grand enfant sur la vidéo. Il est juste en train de s’éclater, les yeux écarquillés et ricanant comme s’il n’avait aucun souci au monde.

Mais peut-être que le moment le plus exceptionnel était la diffusion entière de la vidéo de Michael en studio chantant Childhood en live avec le NY Philharmonic. «C’est vraiment à couper le souffle» a dit avec un grand sourire un fan qui a eu assez de chance pour assister à cela. On peut voir Michael dans une pièce de verre insonorisée, se tenant derrière une énorme pièce avec l’orchestre du NY Philharmonic et leur chef d’orchestre, donnant à Michael les signaux de départs.

Son chant est merveilleux. Sa voix est incroyable, et fait ce captivant effet de « voix claire » loin du micro entre des phrasées difficiles-qui a bien sûr été supprimée à la fin. Quand l’orchestre phénoménal arrive au milieu de la chanson «Have you seen my childhood ? Dah dah dah dah dahh dahhhh» Michael accompagne, balançant triomphalement ses bras en disant « Oui ! Oui ! » Il attrape le ciel et le ramène à terre comme un enfant. On ne verra jamais Michael aussi heureux. Il avait l’air sublime, avec un sourire jusqu’aux oreilles. Vraiment quelque chose d’incroyable.

L’orchestre jouant lors d’Earth Song aussi quelque chose de captivant. «On dirait du Tchaikovsky ou du Brahms» a dit un fan. «On n’y reconnait presque pas l’art de Michael».

Il y a également un superbe gospel «qui échauffe la voix» avec le Andrae Crouch choir pour They Don’t Care About Us. Ils sont en cercle, chantant a capella «They don’t care, they don’t care. They. Don’t. Care. us. They. Don’t. Care. About us!». C’est fabuleux.

Brad s’est excusé lors du séminaire, disant qu’il ne pouvait pas imaginer combien étaient inestimables les feuilles où étaient écrites les paroles, les musiques, et toutes ces choses du pupitre de Michael qu’il avait simplement jeté à la poubelle quand ils n’en avaient plus besoin. Mais, dit-il, avec le recul, s’il avait tout gardé, chaque pièce, ça aurait fait de lui un fan et non un collègue. Et s’il n’était qu’un fan il n’aurait pas partagé la même pièce que Bruce Swedien, Bill Bottrell, Matt Forger, Teddy Riley, Rod Temperton et Michael Jackson.

«Une des plus grandes choses à propos de ce séminaire était que ça avait lieu dans un véritable studio d’enregistrement» a dit un participant.

Michael disait toujours «Fais-moi mal, monte le son à 11» et c’est ce que Brad faisait. Par courtoisie il a demandé à tout le groupe si quelqu’un voulait qu’il baisse, mais tout le monde a répondu «Non!» Les enregistrements audio et vidéo ont été joués très distinctement. C’était hallucinant. Les percussions, les cors, les cordes, tout a été joué sur d’incroyables enceintes hi-fi qui prenaient étalage entier «On doit vraiment examiner la musique»

«Ca a coûté 150 dollars et c’était au-delà de ce que je pouvais imaginer» a conclu un fan. «Quatre heures dans un studio sans caméra, vidéo et enregistreurs autorisés. C’était l’école pendant quatre heures et ça aurait pu encore continuer. Les fans voulaient rester ou assister à un autre séminaire. Brad est un véritable allié pour les fans de Michael».

Très bien, c’est tout pour moi concernant le contenu du séminaire. Après tout, ce n’est pas destiné à spoiler l’évènement, c’est plutôt comme une mise en bouche pour encourager les fans à y participer. Lire les détails et expérimenter la magie en personne sont deux choses totalement incomparables. Et chaque séminaire est différent, alors il est sûr qu’on apprendra quelque chose de nouveau à chaque session.

Traduction: Eva.

Rendez-vous à Paris le 12 octobre prochain.

Suite à notre information du 22 mars dernier concernant un séminaire qui aura lieu à Paris le 12 octobre prochain en compagnie de Brad Sundberg, collaborateur studio et ami de Michael Jackson, voici pour vous aujourd’hui plus de détails concernant ce rendez-vous incontournable des fans du Roi de la Pop.

Descriptif détaillé par l’association Music First :

Pour la première fois en Europe, rencontrez en exclusivité un collaborateur studio et ami de Michael Jackson.

L’association MUSIC FIRST vous convie à un séminaire exceptionnel, le samedi 12 octobre 2013, en compagnie de Brad Sundberg, venu spécialement de Floride, pour vous faire découvrir les coulisses d’un monde habituellement fermé au public…

Brad Sundberg a travaillé pendant 18 ans aux cotés de Michael Jackson. Il a participé aux enregistrements des mythiques albums Bad, Dangerous, History et Blood on the Dance Floor en tant que directeur technique et ingénieur du son.


Il a sonorisé la totalité du Ranch Neverland, tant en extérieur dans les allées du parc et ses fabuleuses attractions, qu’à l’intérieur dans chaque pièce de la maison et surtout, le studio d’enregistrement personnel de Michael Jackson.

Brad a également travaillé sur la sonorisation des courts métrages et des tournées mondiales données par Michael.

Lors de cette conférence exclusive en Europe, Brad nous plongera dans l’atmosphère feutrée qui régnait en studio et nous racontera les sessions des albums qui ont marqué l’histoire de la musique, des premières ébauches de démos jusqu’aux versions finales.

Parce que Brad y est allé un nombre incalculable de fois, il nous fera voyager à Neverland en nous racontant des anecdotes personnelles et en nous présentant des photos d’archives inédites.

Bien plus qu’un séminaire, il s’agit d’une véritable expérience multimédia, unique et rare, dans laquelle la musique sera le fil conducteur.

Les vidéos, les anecdotes et l’interactivité viendront en illustrations.

Sonorisation :

Pour l’occasion, le lieu sera sonorisé grâce à du matériel haut de gamme studio afin de proposer une expérience ultime et de qualité qui se rapproche des conditions dans lesquelles les morceaux de Michael Jackson ont été créés.

Brad et notre partenaire Studio Dealers ont choisi un Ampli Bryston 4SST et des enceintes PMC IB2S.

Préserver l’histoire de la musique :

Cet événement sera l’occasion pour les fans et Brad Sundberg d’échanger, d’enrichir le livre qu’il est en train d’écrire dans lequel il racontera ses 18 années de collaborations multiples avec son ami et collègue. N’hésitez pas à préparer à l’avance vos questions…car certaines d’entre elles resteront dans l’histoire à travers ce livre.

Billetterie :

http://bradinparis.com/

Avec Paypal, achetez désormais vos places en toute simplicité.

Découvrez vite nos 2 nouvelles formules pour profiter encore plus de la venue de Brad à Paris et vivre des moments inoubliables en petit comité.

Option 1 : Place pour la conférence multimédia « Rencontre avec Brad Sundberg » + séance de questions/réponses.

NOUVEAU ! Option 2 : Place pour la conférence multimédia « Rencontre avec Brad Sundberg » + séance de questions/réponses + Séance de dédicace et photos souvenirs.

NOUVEAU ! Option 3 VIP (10 places seulement) : Place pour la conférence multimédia « Rencontre avec Brad Sundberg » + séance de questions/réponses + Séance de dédicace et photos souvenirs + Soirée dîner avec Brad Sundberg.

Les places achetées sur billetreduc.com correspondent à l’option 1.

Les horaires diffèrent selon les options, plus de détail sur http://bradinparis.com/

 

En savoir plus :
Sur la conférence :


Conférence multimédia de Brad Sundberg à Paris, juin 2012. © Music First

– Durée du séminaire multimédia + séance questions/réponses : environ 4 heures.

– Une pièce d’identité au nom de la personne ayant achetée les places sera demandée pour le retrait des billets le jour de l’événement.

– Pour plus de fluidité, la conférence se déroulera majoritairement en anglais. Un traducteur sera présent afin de faciliter la communication entre Brad Sundberg et le public.

– Les appareils enregistreurs quels qu’ils soient sont strictement interdits.

– Les déguisements ou hommages vestimentaires (gants à paillettes etc…) ne sont pas acceptés.

– Les téléphones portables et autres appareils électroniques ne sont pas admis dans la salle de conférence. Un espace sécurisé est prévu pour les déposer.

http://bradinparis.com/

Sur Brad Sundberg :

Brad Sundberg est membre votant à la National Association of Recording Arts and Science, plus connue sous le nom de GRAMMY Awards. A ses débuts, il a travaillé avec Michael Jackson comme directeur technique pour les albums Bad, Dangerous et HIStory, tout comme sur l’incroyable album de Quincy Jones Back On The Block. Ces projets lui ont permis de commencer à travailler aux domiciles de ses clients et de leurs amis. Au début des années 90, Michael Jackson demanda à Brad de lui construire des systèmes audio et vidéo à Neverland marquant ainsi les débuts de sa société.

Depuis, Brad a conçu et installé des systèmes à Los Angeles, New York, en Floride, en France et en Angleterre. Son expérience en studio lui donne un net avantage dans la recherche de la qualité sonore et il aime relever de nouveaux défis qu’ils soient grands ou petits.

https://www.facebook.com/inthestudiowithmichaeljackson

Sur BSUN Media :

BSUN Media est une société dont l’objet est de concevoir, vendre et installer des systèmes audio, des home cinéma, des salles multimédias et des systèmes d’écoute. Brad Sundberg en est le PDG. Elle possède des bureaux dans 4 villes aux Etats-unis : Glendale (Californie), Orlando (Floride), Fairhope (Alabama), Little Falls (New Jersey).

http://bsunmedia.com/

Sur la Dorothy’s Gallery :Dorothy’s gallery, American Center for the Arts sera « thématisée Michael Jackson » pour l’occasion.

Adresse : 27 rue Keller, Paris – 11ème arrondissement.

Ancienne boulangerie du 19e siècle, la galerie est un espace accueillant de 130 m² : un grand salon logé sous une lumineuse verrière, une petite cour privée verdoyante, une grande cuisine

et une pièce donnant sur la rue. La façade classée, l’escalier de bois en colimaçon, le détail architectural de l’espace, le salon confortable au milieu d’oeuvres contemporaines originales, le grand écran de projection : tout y est réuni pour créer une atmosphère unique et chaleureuse !

Informations complémentaires

– Une cour arborée permettant de prolonger les discussions à l’extérieur.

– Établissement accessible aux personnes handicapées.

– Parking public : 121 rue Ledru Rollin, 75011 Paris.

– Établissement chauffé, possibilité de régler la température.

– Possibilité d’occulter la lumière de la verrière pour les projections.

Sur Music First :

L’association Music First a sollicité Brad en vue de la création d’un séminaire exclusif sur le thème de ses collaborations avec Michael Jackson. Le premier séminaire eu lieu en juin 2012 et fut un franc succès. Nous y avons découvert à quel point le rôle de Brad était sous-estimé par les fans de Michael Jackson. Suite à ce séminaire, il nous est apparu comme une évidence de partager cette expérience avec le plus grand nombre de fans possible et de placer ainsi le nom de Brad Sundberg à la place qu’il mérite dans le processus créatif et la carrière de Michael Jackson.

Cet événement s’inscrit dans la démarche de l’association qui est de préserver la musique pour les générations futures.

L’association mène également des actions sociales bénévoles et gratuites qui rendent enfin accessibles aux plus démunis le plaisir et les bienfaits de la grande musique.

Facebook : https://www.facebook.com/pages/MUSIC-FIRST-Association-Pushing-The-Limits/575088615843130?ref=ts&fref=ts

Site Officiel : http://www.musicfirst.fr/

Nous tenons à remercier chaleureusement tous nons partenaires pour leur aide et leur soutien afin de faire de cet évènement une vraie réussite.
Music First à toutes et à tous !