Traduction de la suite d’une ancienne interview de Katherine Jackson…

Voici la suite des extraits de l’interview de Katherine Jackson dont nous vous parlions les 24 et 28 janvier, le 12 février et le 16 février dernier. Elle a été publiée sur la page You Tube « Celebrity Classified » dont vous pouvez voir la vidéo ici.

Après le départ de Michael à Bahreïn, il est revenu pour faire ces concerts. Racontez-moi brièvement.

Un concert à Bahrein ?

Quand il a fait This Is It.

Quand Michael est allé en Angleterre pour annoncer ce qu’il a qualifié de dernier concert, baptisé This Is It, il n’y avait que 10 concerts prévus, c’est ce qu’il avait dit qu’il ferait. Et alors qu’ils ont mis les billets en vente, ils ont augmenté à 40, puis à 50. Mais Michael ne voulait pas faire 50 dates. Il me l’a dit. Il m’a dit: « Maman, je ne veux pas faire 50 concerts ». Mais il était fier de voir que tout s’était vendu aussi vite. Il en était fier, mais il ne voulait pas le faire. J’ai ensuite découvert comment ils avaient structuré les spectacles, et je n’ai pas cessé de les appeler pour leur dire: « Mon fils ne peut pas travailler comme ça ». Vous savez, même quand il était plus jeune, quand il travaillait, il ne faisait qu’un ou deux concerts par semaine, pas tous les deux jours, à faire le spectacle encore et encore, c’est beaucoup trop. Et il a dit… ce qui est drôle c’est qu’il savait que je ne parlais jamais de rien, mais j’était juste inquiète de les voir le surmener. Il n’avait pas fait ça depuis dix ans, voire plus, et je sais qu’il ne pouvait pas juste se jeter à l’eau et faire de tels concerts. J’étais fière qu’ils aient vendu autant de tickets sur autant de dates, mais je n’étais pas contente de la façon dont ils avaient prévu ce qu’il devait faire, et je n’étais pas contente du nombre de concerts qu’ils voulaient qu’il fasse.

Que ressentait Michael à l’idée que même après dix ans sans faire de scène, il était toujours capable de vendre ? Pas un concert, pas 10, mais 50.

Il se sentait bien à ce sujet. Il m’a appelée et il m’a dit: « Devine quoi ? », je lui ai répondu: « Quoi ? », et il a dit: « On en est maintenant à 50 dates maman ». Et j’ai dit: « Quoi ?! Tu vas faire tout ça ? ». Et il m’a dit: « Je ne peux pas faire 50 concerts, je ne me suis engagé que pour 10 ». Mais ils ont continué à le poursuivre jusqu’à ce que je… j’ignore s’il a signé pour 50 dates, mais je sais qu’ils ont essayé de l’amener à les faire. Et ils avaient vendu les places. Je pense qu’ils avaient la pression d’avoir vendu toutes ces dates.

Pensez-vous qu’il avait l’impression d’être revenu au sommet ?

Je ne sais pas. J’imagine que oui.

Parce qu’il était encore capable de vendre des places pour 50 concerts ?

Oui. Après avoir été absent pendant des années.

Et après avoir regardé This Is It… je ne sais pas si vous l’avez vu, mais le spectacle promettait d’être génial.

Je ne l’ai pas vu. Je ne peux pas me résoudre à le regarder. Ses enfants… nous les avons préparés à trois reprises, à trois moments différents, nous les avons habillés pour qu’ils aillent le voir, parce que c’était une projection privée étant donné qu’ils n’étaient pas allés le voir. Ils ont dit d’accord, nous allons le regarder. Mais au dernier moment ils ont dit: « Grand-mère, nous ne pouvons pas regarder ». Parce qu’ils n’étaient pas encore remis de la mort de leur père. Ils sentaient qu’ils n’y arriveraient pas. Et à ce jour ils ne l’ont pas encore vu, et je ne l’ai pas vu. Mais je pense que je suis prête à le regarder maintenant. Je ne suis pas très sûre. C’est juste quelque chose de très difficile à faire. La pire chose au monde est de perdre un enfant, c’est lui qui aurait dû m’enterrer. Je n’aurais jamais dû être obligée d’enterrer mon enfant. Mais c’est comme ça… parfois.

Vous vous inquiétiez pour lui, vous pensiez qu’il ne pouvait pas faire 50 concerts. Donc quand vous avez reçu un appel ce jour-là pour vous rendre à l’hôpital, saviez-vous au fond de votre cœur que quelque chose n’allait pas ?

Non. Mon mari m’avait appelée ce matin-là, mais je n’étais pas là, quelqu’un d’autre a répondu au téléphone, j’assistais à l’office, tout le monde sait que je suis Témoin de Jehovah. Et quand je suis rentrée à la maison, j’ai reçu un appel me demandant de me rendre à l’hôpital, parce que mon mari a appelé et m’a dit que l’un des fans autour de la maison a dit… ils m’ont appelé et ils m’ont dit que quelqu’un était sorti de la maison de Michael et avait été emmené sur un brancard et était parti en ambulance, et j’ai demandé pourquoi on m’appelait. J’ai dit que ça pouvait être n’importe qui, que ça ne pouvait pas être Michael. Vous êtes à la fois inquiète et contrariée contre eux qu’ils vous disent ça. Donc quand ils m’ont rappelée plus tard, ils m’ont dit de venir à l’hôpital, et j’y suis allée, et j’ai juste pensé qu’il était sans doute malade, ou quelque chose comme ça, mais quand je suis entrée personne ne parlait. Personne ne voulait parler de ce qu’il se passait. Finalement ils m’ont emmenée dans une pièce, moi et mon neveu, ils m’ont raconté toute l’histoire, et j’ai dit: « Que s’est-il passé ? Que s’est-il passé ? Vous voulez dire qu’il ne s’en est pas sorti ? ». Et personne n’a rien répondu. Puis ils ont fini par dire: « Non, il ne s’en est pas sorti ». Je ne sais pas… je crois que juste après j’ai commencé à hurler, et je me suis évanouie… je ne me suis pas évanouie mais j’étais comme dans un autre monde. Vous savez, c’est la chose la plus douloureuse au monde, d’entendre que l’un de vos enfants est mort.

Quand vous vous retournez sur sa vie aujourd’hui, auriez-vous souhaité qu’il ne devienne jamais une star ?

Pardon ?

Auriez-vous préféré qu’il ait une vie différente ? Après l’avoir perdu ? Est-ce que le jeu en valait la chandelle ?

Non, je n’ai jamais… vous savez, tout ça… je n’ai jamais souhaité qu’il ait vécu une vie différente. Il adorait la vie qu’il menait. Il disait toujours qu’il avait loupé son enfance, mais il n’aurait jamais rien échangé contre ce qu’il était…
Je n’ai aucun regret sur la vie que Michael a vécue, il adorait sa vie, et il adorait chanter. Je sais qu’il disait qu’il n’avait pas eu d’enfance. Il a eu une enfance, mais pas autant qu’il l’aurait souhaité, parce qu’il a commencé à chanter à l’âge de 5 ans. Je me souviens être allée au spectacle de fin d’année, il était seulement en maternelle, et il a chanté Climb Every Mountain, et… oh mon Dieu… Et son grand-père m’avait accompagnée. Je l’ai regardé, papa pleurait comme un bébé, ce petit garçon qui était là en train de chanter de tout son cœur. Mais de toute façon… oh, je suis désolée. Vous pouvez couper ça ? [en pleurs].

Non, c’est magnifique. Quand vous pensez à Michael aujourd’hui, de quoi vous souvenez-vous ?

Pardon ?

Quand vous pensez à Michael aujourd’hui, quel souvenirs… vous viennent à l’esprit ?

Vous savez quoi ? Pas plus tard que ce matin, et chaque matin quand je me réveille, mon bébé est dans mon esprit [en pleurs]. Oh mon Dieu, je suis désolée. Je suis vraiment désolée, je n’avais pas l’intention de réagir comme ça.

Ce n’est pas grave, vous allez bien ?

Je vais bien.

Vous n’avez pas besoin de vous excuser.

[Pause]

Maintenant que Michael n’est plus là, comment voulez-vous que l’on se rappelle de lui ?

J’aimerais que les gens se souviennent que Michael était une personne gentille et généreuse. Et je ne peux pas… je ne vois pas ce que je pourrais dire d’autre, parce qu’il y a eu tellement de mensonges sur lui, et je ne veux même pas en parler, je veux juste que l’on se souvienne que Michael Jackson était une personne affectueuse et gentille. Tellement de gens ont menti à son sujet, il était juste incompris. Il n’était que générosité, entraide, gentillesse. Tout le reste… contentez-vous de l’oublier.

Qu’essayez-vous de dire ?

J’essaie juste de dire… je parlais de… je n’aime pas parler de ça, laissez les gens savoir ce qu’il a fait.

Je voudrais que vous aidiez les gens à avoir une meilleure compréhension de ce qu’il était. On le surnommait « Wacko Jacko »…

C’était, vous savez, il n’est pas possible que Michael ait pu être fou. Peu importe qu’ils essaient de le surnommer « Wacko Jacko ». Il ne serait pas arrivé si loin en étant stupide ou fou. Donc ils peuvent arrêter ça. Tout ce qu’ils voulaient, c’était vendre des journaux, c’est tout. Les tabloïds sont la raison pour laquelle toutes ces choses ont été publiées sur lui.

Quand je pense à Michael, quand je me retourne sur sa vie, il n’y a pas un jour de ma vie où je ne pense pas à lui. C’est comme… comme quand les gens disent qu’ils voient leur vie défiler sous leurs yeux, quand quelque chose est sur le point d’arriver, c’est comme ça que je regarde Michael. Je me souviens de son tout premier cri, quand le médecin lui a donné une claque sur les fesses [en pleurs], jusqu’à sa mort, et presque tous les jours… je devrais dire tous les jours, même ce matin, c’est la première chose à laquelle je pense. Je sais que je surmonterai grâce à la prière, mais pour le moment, c’est tout simplement trop dur. Parce que je pense que chaque enfant signifie beaucoup pour une mère, et mon enfant signifiait beaucoup pour moi. Et le fait que je sois encore là, alors qu’il est parti… c’est lui qui aurait dû assister à mes funérailles, pas l’inverse, en train de les écouter… en train de lire des histoires sur lui. Il ne reviendra plus jamais jusqu’à… je crois en la résurrection, et je pense sincèrement que je reverrai mon fils. Et je prie pour que ce jour arrive.

Traduction: PYC.

1 commentaire

  1. J’ai pleuré quand j’ai lu cet interview. La perte d’un enfant (dans son cas, deux enfants) est l’une des pires atrocités qui existent. L’interviewer n’aurait pas dû en parler car pour une mère, ça doit être douloureux et pénible à répondre…

    Je souhaite tout le bonheur et le courage qu’elle mérite tant <33

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