Les fans de Michael Jackson et des Jackson 5 connaissent bien le magazine américain SOUL dont de très nombreuses Unes furent consacrées à Michael et toute la famille Jackson pendant les années 70.

Depuis quelques mois maintenant, SOUL publie régulièrement sur son site l’intégralité d’anciens numéros. Celui du 18 Août 1975 a particulièrement attiré notre attention, puisqu’une partie du magazine est consacré au départ des Jackson 5 de leur célèbre maison de disque Motown pour rejoindre CBS Records.

Si nous vous proposons aujourd’hui la traduction de cet article qui date de plus de 45 ans, sachez que vous pouvez lire l’original et voir les photos qui l’illustraient en cliquant ici. Nous vous souhaitons bonne lecture.

La raison du départ des Jackson Five chez Epic révélée.

NEW YORK – C’est maintenant une légende du show business, l’histoire qui raconte comment cinq adolescents originaires de Gary, dans l’Indiana, sont devenus le groupe le plus vendu de toute l’histoire de Motown Records, surpassant des géants tels que les Temptations et les Supremes, dont la chanteuse Diana Ross est celle qui les avait amenés à la Motown.

Dès leur première année chez Motown, en 1970, ils ont vendu un million de singles en un mois, et ont été classés numéro un des ventes de singles de l’année par le prestigieux magazine dédié à l’industrie de la musique, Billboard. En deux ans, ils ont vendu 17 millions de singles ; en cinq ans, ce total s’élève à près de 30 millions.

La success story des Jackson Five, tout comme celle de la Motown, a eu une signification toute particulière pour la jeunesse Noire. Comme l’a elle même souligné Diana Ross, « si Berry Gordy ne s’était pas mis à la recherche de talents au sein de la communauté Noire, nous n’aurions pas été découverts. »

La légende s’est poursuivie avec des records personnels de ventes de disques, si bien que les dynasties de Motown et des Jackson Five sont devenues de plus en plus unies, notamment avec le mariage de Jermaine à la fille de Berry Gordy, Hazel, lors d’une cérémonie à 200 000 $, qui avait autant de signification à titre privé que d’intérêt médiatique.

Mais le temps passe, et même les légendes changent. Les rumeurs maintes fois répétées sont devenues réalité plus tôt ce mois-ci, quand la famille Jackson a annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse à New York, qu’elle quittait la Motown pour Epic Records, qui fait partie du grand groupe de radiodiffusion CBS Inc., au moment où son contrat chez Motown arrive à son terme, fixé au 10 mars.

La question qui vient immédiatement à l’esprit est bien sûr : pourquoi ? Qu’est-il arrivé pour qu’une relation qui dépassait le cadre professionnel, une relation que Joe Jackson, père du groupe, qualifiait de presque paternelle, prenne fin ?

« Ils traitent les garçons comme leurs propres enfants« , disait Jackson en 1970, faisant référence à Diana Ross et à Berry Gordy Jr. « Ils les écoutent avec les oreilles et l’esprit grand ouverts, et ils discutent de tout ensemble. »

Il y aurait trop à expliquer, notamment concernant la façon dont opère la Motown, sur un système qui a conduit au départ de beaucoup de ses artistes les plus en vue. Beaucoup d’entre eux évoquent des raisons similaires à leur départ. Les Jackson ne font donc pas exception.

Pour dire les choses simplement, la Motown est axée sur la vente de singles, et non pas sur la vente d’albums, reflétant une croyance dans le milieu de la musique disant que les Noirs n’achètent pas d’albums, mais des singles. Les chiffres des ventes des Jackson Five semblent confirmer cette orientation vers les singles. En 1970, les Jackson Five détenaient quatre singles de platine, ce qui signifie plus de 2 millions de ventes par single. Leurs trois premiers albums, même s’ils ont atteint le sommet des classements les plus populaires, ne se sont vendus qu’à 5,7 millions d’exemplaires, selon les chiffres publiés.

Cependant, étant donné que la Motown, à l’époque, n’était pas membre de la Recording Industry Association of America, qui certifie officiellement les ventes de disques, les chiffres ne sont jamais officiels, et sont fournis par la Motown elle-même.

L’orientation de la Motown vers les singles, cependant, pourrait expliquer ce fossé. À cause de la croyance traditionnelle selon laquelle les Noirs n’achètent pas d’albums, les albums faits par les Noirs ont toujours été faits en y consacrant peu de moyens, et ne contenaient souvent qu’une poignée de singles rassemblés sur un disque, ce qui décourageait les acheteurs de singles à acheter aussi l’album, puisqu’ils avaient déjà les singles qu’il contenait.

Pourtant, ce sont les albums qui rapportent le plus d’argent à un artiste. Comme l’a souligné Jackie Jackson lors de la récente conférence de presse, « nous voulons vendre beaucoup d’albums. Motown est une compagnie qui vend des singles. »

À l’occasion de cette conférence de presse, Tito ajoutait : « Ce sont les albums qui font que vous êtes vraiment connus. Motown vend beaucoup de singles, nous voulons aller de l’avant en vendant beaucoup d’albums. »

Beaucoup d’artistes écrivent aussi leurs propres œuvres, ou du moins une partie. Quand elles sont incluses dans un album qui se vend bien, ces chansons écrites par l’artiste lui-même lui rapportent plus d’argent, parce qu’il est non seulement payé en tant qu’interprète, mais il touche aussi les royalties en tant qu’auteur-compositeur. Pour les mêmes raisons, beaucoup d’artistes commencent à se produire eux-mêmes, ainsi ils sont payés en tant qu’interprètes, auteurs-compositeurs et producteurs, et par conséquent ils augmentent significativement leurs bénéfices.

Un ancien artiste Motown, qui réussit plutôt bien chez un autre label, explique que cela ne fonctionne pas chez Motown. Les interprètes sont selon lui, pour la plupart, considérés comme des interprètes, et rien d’autre. Si un interprète écrit une chanson, il se retrouve dans la situation de partager les crédits pour cette chanson avec au moins l’un des membres de « l’équipe » d’auteurs, et ainsi il doit rendre une partie de ses royalties d’auteur-compositeur via leur maison d’édition. La même chose arrive aux producteurs. Par conséquent, beaucoup d’artistes font de la rétention vis-à-vis de Motown ; ils préfèrent ne pas leur laisser leurs créations originales.

Comme l’a souligné l’un des Jackson lors de la conférence de presse de New York, « nous avons gardé pour nous des créations originales pendant un temps parce que nous ne pouvions pas exprimer notre talent pour l’écriture. Nous rejoignons Epic pour faire du bon travail avec nos créations. » Le groupe produira aussi les chansons qu’il écrit, tandis que CBS fournira des producteurs pour les créations non-originales.

Les Jackson Five doivent encore un album à la Motown, et ils ne pourront pas entrer en studio avec Epic avant l’expiration de leur contrat avec Motown en mars prochain. Mais il existe encore quelques problèmes à aplanir, plus spécialement concernant le groupe lui-même.

Tout d’abord, on ne sait pas si Jermaine, marié à Hazel Gordy, suivra les Jackson Five vers leur nouveau label. Même si la famille a exprimé sa confiance lors de la conférence de presse de New York quant au fait que Jermaine se joindrait à eux, il n’a pas encore signé son nouveau contrat. À l’évidence, les temps sont difficiles pour Jermaine et c’est une situation qui nécessite de prendre du temps. Certaines indications laissent cependant penser que Jermaine pourrait rester chez Motown en tant qu’artiste solo. Les critiques de ses précédentes performances solo ont été, pour la plupart, assez tièdes.

Se pose aussi la question du nom du groupe. Motown, disant que le nom de Jackson Five lui « appartient », a menacé de poursuivre CBS si ce nom est utilisé par Epic. Lors de la conférence de presse, les membres d’Epic ont veillé à faire référence au groupe sous le nom de « famille Jackson », sous entendant qu’il pourrait s’étendre au jeune frère Randy et à sa sœur Janet.

Des situations légales similaires se sont déjà produites quand d’autres artistes ont quitté Motown. Dans au moins un cas, un célèbre artiste a découvert qu’il ne pouvait interpréter aucun de ses tubes Motown, parce qu’ils appartenaient à la maison d’édition Motown, qui comme toutes les maisons d’édition, doit autoriser les performances en public de ses œuvres sous copyright. En conséquence, l’artiste en question a fini par réintégrer la Motown.

Il y a aussi la question des finances, et des prestations dites extérieures. Les Jackson ont décrit la proposition financière de Motown comme étant minime comparée à l’offre émise par Epic Records. Évidemment, même une compagnie comme Motown, qui a rapporté près de 50 millions de dollars en 1974, ne peut pas espérer rivaliser avec un géant tel que CBS, qui considère littéralement que ces 50 millions de dollars sont de l’argent de poche.

De plus, les diverses activités de CBS – une chaîne de télévision et une radio, une maison de disques qui vend dans le monde entier, et qui est considérée comme la plus grosse maison de disques du monde avec un budget monstrueux pour promouvoir ses disques – signifient certainement plus de possibilités de gagner de l’argent pour le groupe grâce à des émissions de télé, des tournées, des films, etc.

« J’ai essayé de pousser le groupe à aller plus loin avec une plus grosse compagnie, qui pourrait être plus bénéfique pour le groupe, » a déclaré Joe Jackson, expliquant pourquoi il avait démarché CBS pour signer un contrat.

Il se murmure aussi qu’il aurait parlé à un certain nombre d’autres maisons de disques majeures, comme RCA, Atlantic et Arista, qui sous la présidence de Clive Davis, ancien président de Columbia, aimerait attirer Stevie Wonder dans ses filets, son contrat chez Motown expirant cette année.

Même si aucun chiffre n’a été divulgué, des sources indiquent que le nouvel accord des Jackson Five avec Epic avoisine les 8 millions de dollars. Ce que l’on sait, c’est que CBS, qui distribue désormais plusieurs labels Noirs, distribuera celui de Joe Jackson, Ivory Tower Records, tout en laissant le groupe produire ses propres créations.

« Cela ne signifie pas que nous quittons Motown en mauvais termes, » a déclaré Jackson. « Comme nous l’avons dit, nous allons vers de plus grandes choses et de meilleurs choses. Avant que Motown puisse faire quoi que ce soit, il fallait que le talent soit là. S’il n’y avait eu aucun talent, nous n’aurions pas intégré la Motown. Nous aurions fini ailleurs. »

Joe Jackson sur le divorce entre les Jackson Five et la Motown : »Aucune opportunité ne nous a jamais été offerte. »

Le talent du groupe est « étouffé », insinue Papa Joe.

HOLLYWOOD – Le père des Jackson Five, Joe Jackson, a dit en exclusivité à SOUL pourquoi le groupe mondialement connu a quitté Motown après une relation longue de six ans. Depuis ses bureaux d’Hollywood, Jackson a donné une myriade de raisons à cet exil vers Epic Records. « Quand les choses ne vont pas dans le bon sens et qu’on n’aime pas la situation, l’étape suivante est de partir, » a-t-il dit.

« Nous avons essayé pendant six ans d’arranger les choses. C’est la vérité, et au lieu que les choses s’améliorent, elles ont empiré. C’est pour cette raison qu’aucune chanson des garçons ne figure sur leurs albums. Vous n’avez jamais entendu un titre écrit par les garçons, ou vous ne les avez jamais vus monter sur scène pour aller chercher une récompense ou quelque chose de ce genre, parce que je ne voulais pas les faire signer exclusivement chez Jobete, » a-t-il continué. « Nous demandions peu de choses il y a deux ans. Ils ne voulaient pas. Ils voulaient exclusivement leurs auteurs et leurs producteurs, et les garçons sont des artistes. Je refuse qu’ils soient comme les autres groupes. Je veux qu’ils puissent utiliser tout leur talent. Je veux que le public du monde entier sache qu’ils savent faire autre chose que juste monter sur scène. »

« Motown ne leur a laissé aucune chance. Mais maintenant, très récemment, il y a seulement quelques semaines, ils ont laissé Jermaine produire son propre album et tout faire. » Et s’ils les avaient laissé faire avant, a demandé SOUL. « Alors il n’y aurait eu aucun problème, » a répondu Jackson.

Quand SOUL a demandé si Jermaine allait suivre le groupe et rester chez Motown, il a répondu : « Jermaine a signé avec Motown, d’après ce que j’ai compris. Je n’ai pas vu son contrat. Je lui ai demandé de me laisser voir son contrat avant de le signer, mais il ne m’a rien laissé voir. Mais je pense que cela peut arriver plus tard, il pourrait venir nous rejoindre. Je suis désolé que Jermaine ne puisse pas faire partie de l’aventure. Jermaine pourra nous rejoindre à l’avenir s’il le souhaite. »

Quand SOUL a demandé à Joe s’il avait parlé à Berry Gordy, patron de la Motown, au sujet de ce nouveau contrat, Joe a déclaré : « Berry a envoyé Abner pour mener les négociations. Berry n’est jamais intervenu, il n’a jamais essayé de me joindre pour me parler. J’ai demandé plusieurs fois à lui parler. Quand je vais voir d’autres compagnies je n’ai pas ce problème. Les présidents sont des gens très sympathiques, ils vous parlent et c’est comme ça que vous pouvez vous entendre. Je n’ai jamais pu joindre Berry pour faire ça. Je voulais vraiment travailler avec eux mais ils ne nous ont laissé aucune chance. Je ne peux pas gérer ces égos. »

SOUL lui a posé des questions sur le contrat de cinq ans conclu avec Epic, mais Jackson était réticent à parler du montant. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que cet accord est compris entre 1 dollar et 20 millions de dollars. Je suis très heureux de cet accord qui ouvrira beaucoup de portes sur beaucoup de choses. »

Quand SOUL a demandé s’ils allaient pouvoir utiliser le nom de Jackson Five, Jackson a répondu : « C’est ce pour quoi nous nous battons en ce moment. Ils ne possèdent pas ce nom. Ils disent que c’est le cas mais ça ne l’est pas. La seule chose qu’ils possèdent, c’est le logo des Jackson Five. Nous ne voulons pas de ce logo. Nous ferons le nôtre, mais Jackson est notre nom de famille. »

« Aujourd’hui Jesse Jackson est chez CBS pour chercher des problèmes. Nous avons fait beaucoup pour Jesse Jackson, nous, pas Motown. »

« J’espère que les Noirs réaliseront que les Jackson ne quittent pas la Motown pour rien. Il y a plusieurs raisons et j’espère que personne ne cherche à jouer avec la notion de Noir. Nous sommes partis parce que nous n’obtenions pas ce que nous voulions chez Motown, et nous avons pu l’obtenir ailleurs. »

Le programmateur de Motown dit que Jermaine va rester.

LAS VEGAS – Le président de Motown Records, Ewart Abner, a insinué que les Jackson Five avaient manqué de loyauté pendant les négociations pour obtenir un nouveau contrat.

Joint par téléphone à Las Vegas où il est arrivé pour assister à la performance des Jackson Five au MGM Grand Hotel, Abner a déclaré à SOUL : « Il n’y a jamais eu de renégociation. Il y avait un arrangement qui disait qu’ils étaient libres de partir et de faire une offre, que Motown se réservait le droit de s’aligner. S’ils l’avaient fait, ils seraient restés chez Motown. Malheureusement, cela ne s’est pas fait. C’était notre arrangement depuis l’origine, dans lequel j’avais joué un rôle. Ils pouvaient considérer qu’ils avaient fait le tour de ce marché. J’étais au courant des rumeurs qui disaient qu’ils étaient en discussions avec d’autres maisons de disques. Arista, Atlantic et Columbia en faisaient partie. Cela ne me dérangeait pas parce que d’après ce que j’avais compris de la part de Joe, quel que soit le type d’offre qu’on leur ferait, nous avions juste à nous aligner pour qu’ils restent à ce que nous appelions la maison. Quelque chose a dû se passer entretemps mais il faudrait poser la question à Joe. Même s’ils sont allés faire leur shopping ailleurs, ils ne nous ont jamais laissé l’opportunité de nous aligner sur cette offre. »

SOUL a demandé si la raison pour laquelle les Jackson Five étaient partis était que la Motown était axée sur les singles, et que ce n’était pas une compagnie vendeuse d’albums. « C’est leur opinion, » a déclaré Abner. « Quelqu’un a dû leur parler mais ce n’est pas du tout la réalité. À une époque nous étions connus pour être les plus gros vendeurs de singles. Nous avions trois ou quatre singles dans le Top 10 chaque semaine mais c’était il y a quelques années. Depuis cette époque, nous avons dû faire comme les autres maisons de disques et développer un plan marketing pour les albums. Nous avons dû nous concentrer et construire une capacité de ventes pour pénétrer le marché et pour accroitre les ventes d’album. Les Temptations sont passés disque d’or et vont sans doute être disque de platine avec leur album. Grover Washington Jr a reçu un disque d’or. L’album des Jackson Five est en ce moment au sommet, tout comme les Kendricks. Donc c’est de la fiction, » a continué Abner. « J’essaie d’être un peu sensible parce que nous sommes amis avec la famille. Et quel que soit l’accord conclu avec Epic Records, celui-ci ne commencera qu’en avril 1976. Donc nous avons encore une relation de plusieurs mois devant nous. »

Quand on lui a parlé de Jermaine, Abner a dit : « Jermaine a choisi de rester chez Motown. Il a décidé que c’était mieux pour lui et pour le développement de sa carrière. Jermaine est une personne très forte et très morale, il est très proche de Berry. Bien sûr, il y a aussi le fait évident qu’il est marié à la fille de Berry. Je ne sais pas combien de temps il restera, parce que cette question est assez personnelle. Peut-être qu’un jour Jermaine vous le dira, s’il le souhaite, » a répondu Abner quand on lui a demandé la durée du nouveau contrat de Jermaine.

SOUL a questionné Abner à propos de l’album qui est encore dû à la Motown, et qui a été évoqué en conférence de presse. « Non, je ne sais pas d’où ça vient. Il n’y a aucun nombre de produits à sortir entre aujourd’hui et mars. »

SOUL, en conclusion, a demandé s’il était inhabituel qu’un groupe signe avec une autre compagnie tout en étant toujours sous contrat. « C’est quelque chose qui a évolué ces dernières années, et il arrive qu’une compagnie signe avec un groupe qui est en fin de contrat. » Abner a ajouté : « Certaines compagnies le contestent désormais. Je ne sais pas si on a déterminé s’il y avait eu suffisamment de cas ou de lois là-dessus, je ne suis pas avocat, donc je ne m’aventurerai pas à donner une opinion. Ce n’est pas la première fois que ça arrive ces dernières années. C’est déjà arrivé dans d’autres compagnies. »

Traduction: Pretty Young Cat

Le célèbre collectionneur Hector Barjot vient de publier trois nouvelles vidéos qui présentent les 15 finalistes pour l’élection de la meilleure collection Michael Jackson 2021. Ces 15 finalistes sont répartis en trois groupes de 5.

Vous pouvez donc voter pour votre favori du groupe Billie Jean, du groupe Smooth Criminal ou du groupe Black or White.

Pour se faire, visionner les vidéos en cliquant sur les liens ci-dessus et ensuite allez voter pour votre collection favorite de chaque groupe en cliquant ici.

MJFrance vous souhaite une bonne et heureuse année 2021 ! Que l’année 2020 ne devienne rapidement plus qu’un mauvais souvenir et que le bonheur soit de retour en cette année pleine d’espoir.

Cette année 2021 verra MJFrance entrer dans sa vingt cinquième année d’existence !

Du côté des anniversaires d’albums et pour les chiffres ronds, sachez que Maybe Tomorrow des Jackson 5 fêtera cette année ses 50 ans, ainsi que l’album Goin’ Back To Indiana. Joyful Jukebox Music des Jackson 5 fêtera ses 45 ans tout comme l’album The Jacksons. Le Jacksons Live fêtera de son côté ses 40 ans et Looking Back To Yesterday ses 35 ans.

L’album Dangerous de Michael Jackson fêtera cette année ses 30 ans et Invincible ses 20 ans.

Nous espérons que cette année 2021 sera bien plus riche en évènements jacksonniens que les années précédentes et que de nouveaux matériels audios et vidéos puissent être mis en avant et commercialisés sous différents supports que nous pourrions être fier de posséder.

A titre personnel, nous vous souhaitons le meilleur à vous tous et à vos proches, avec la meilleure santé qui soit et du bonheur sans limite.

Merci pour votre fidélité et longue vie à notre passion commune !

Suite à notre info du 2 octobre dernier concernant la future sortie d’une figurine officielle Michael Jackson Smooth Criminal, Pure Arts, qui fabrique et distribue des figurines de collection, a annoncé sur sa page facebook que la sortie aura lieu le 21 Janvier 2021.

A cette occasion, vous pouvez tenter de gagner une figurine en participant au jeu organisé par Pure Arts dans leur info facebook du 21 décembre dernier et sur leur page prévue à cet effet.

Après la mise en vente le 6 novembre dernier sur Walmart de la compilation The Ultimate Collection des Jackson 5 en double vinyle coloré, sachez que cet album sortira en double vinyl de couleur classique le 5 février 2021.

Vous devriez le trouver normalement chez Amazon.

Liste des chansons:

Disque 1 Face A:

  1. I Want You Back (2:59)
  2. ABC (2:58)
  3. The Love You Save (3:04)
  4. I’ll Be There (3:58)
  5. It’s Your Thing (3:41)
  6. Never Can Say Goodbye (3:00)

Disque 1 Face B:

  1. Mama’s Pearl (3:14)
  2. Who’s Lovin’ You (4:02)
  3. Maybe Tomorrow (4:47)
  4. Got To Be There (Michael Jackson) (3:24)
  5. Sugar Daddy (2:32)

Disque 2 Face A:

  1. Rockin’ Robin (Michael Jackson) (2:32)
  2. Daddy’s Home (Jermaine Jackson) (3:03)
  3. Lookin’ Through The Windows (3:39)
  4. I Wanna Be Where You Are (Michael Jackson) (2:57)
  5. Get It Together (2:49)
  6. Dancing Machine (2:37)

Disque 2 Face B:

  1. I Am Love (Pt. 1 & 2) (7:28)
  2. The Life Of The Party (2:35)
  3. Just A Little Bit Of You (Michael Jackson) (3:13)
  4. It’s Your Thing (The J5 In ’95 Extended Remix) (5:57)

La plainte de l’Estate contre HBO au sujet de la diffusion du docu-menteur « Leaving Neverland » fera bien l’objet d’un arbitrage.

En effet, si l’Estate avait déjà obtenu de la justice que cette affaire fasse l’objet d’un arbitrage, HBO avait fait appel de cette décision. Hier, un panel de trois juges de la 9ème Circuit Court of Appeal a confirmé la décision du tribunal et un arbitrage aura bien lieu.

L’Estate poursuit HBO suite à la diffusion du docu-menteur « Leaving Neverland » qui viole une clause de non-dénigrement qui avait été signée lors de la diffusion du concert du Dangerous Tour en 1992.

Les trois juges ont ainsi décidé qu’une clause compromissoire peut encore lier les parties, même si les parties ont pleinement exécuté le contrat il y a des années.

Selon le système judiciaire américain, HBO peut faire appel de la décision de ces trois juges ou présenter maintenant son argumentation devant un arbitre.

Source: Variety.com

Lien utile: Les news HBO sur MJFrance.

Damien Shields nous informe que Vendredi 11 décembre 2020, le Berkeley Center for Consumer Law and Economic Justice, qui se bat pour le droit des consommateurs aux Etats-Unis, a soutenu la plainte de Vera Serova au sujet des titres Cascio de l’album « MICHAEL », en déposant un Amicus Curiae auprès de la Cour Suprême de Californie.

En droit, cet Amicus Curiae permet à un organisme non lié directement aux protagonistes d’une affaire judiciaire, de proposer au tribunal des informations ou des opinions pouvant l’aider à trancher. C’est sous la forme d’un mémoire que le Berkeley Center est intervenu en faveur de la plainte contre les titres Cascio en affirmant dans ce mémoire qu’il s’agit tout simplement dans cette affaire d’un cas de publicité mensongère.

Ce mémoire, qui a été cosigné par pas moins de huit autres organisations de protection des consommateurs, est disponible ici.

Les noms de ces organisations sont: Truth In Advertising, Public Counsel, Legal Aid Society Of San Diego, Housing & Economic Right Advocates, East Bay Community Law Center, Consummers For Auto Reliability & Safety, Consummer action et Bay Area Legal Aid.

Pour rappel, le procès de Vera Serova, déposé en 2014, allègue que Sony et l’Estate l’ont induit en erreur, ainsi que des millions de consommateurs, lorsqu’ils ont commercialisé l’ album de Michael le 14 décembre 2010 – il y a exactement dix ans cette année.

Si, comme dans de nombreux pays, le système d’appels d’une affaire et de renvois devant plusieurs juridictions est complexe, la requête de Vera Serova est actuellement dans les mains de la Cour suprême de Californie.

Voici un extrait des déclarations des organisations de protection des consommateurs :

En vertu de la stipulation régissant cette procédure, la promotion de « Michael » par Sony enfreint manifestement les lois californiennes protégeant les consommateurs contre la publicité mensongère et trompeuse. Sony a commercialisé « Michael » comme «un tout nouvel album du plus grand artiste de tous les temps», avec «9 pistes vocales inédites interprétées par Michael Jackson». Étant donné que, comme les parties l’ont convenu aux fins de cet appel, trois des neuf chansons n’ont pas été chantées par Michael Jackson, Sony a fait des déclarations publicitaires qui étaient fausses et trompeuses et a donc enfreint les lois de base de protection des consommateurs de Californie.
– Mémoire Amicus curiae, Berkeley Center for Consumer Law and Economic Justice et al., 11 décembre 2020.

Mais ce n’est pas tout. Le bureau du procureur général de Californie est également intervenu, demandant une prolongation pour déposer leur propre mémoire d’Amicus Curiae en soutient de Vera Serova.

Cela signifie que lorsque la Cour suprême de Californie entendra le cas de Serova l’année prochaine, elle bénéficiera non seulement du soutien d’au moins 9 organisations indépendantes de protection des consommateurs, mais également du soutien du gouvernement de l’État de Californie.

Liens utiles: Damien Shields / Les infos Vera Serova sur MJFrance.

Suite à notre info du 7 décembre dernier concernant la sortie du tout nouveau livre de Brice Najar, nous savons que pas mal de fans se sont précipité à commander Book On The Dance Floor sur Amazon.fr.

MJFrance vous propose aujourd’hui une interview exclusive de son auteur, afin d’en savoir plus sur ce nouvel ouvrage qui fait du bien à lire en cette période morose et qui fera très certainement un très beau cadeau de Noël pour les fans de Michael Jackson.

Interview de Brice Najar:

Bonjour Brice,

Après plusieurs ouvrages sur Michael Jackson, nous aurions pensé qu’avec ton livre Let’s Make HIStory, tu avais un peu fait le tour de la question concernant le témoignage des collaborateurs de Michael Jackson. Or, tu reviens une fois de plus avec cette fois-ci Book On The Dance Floor, un livre consacré à l’album « Blood On The Dance Floor » sorti en 1997. Peux-tu nous raconter comment ce projet t’est venu en tête ?

Bonjour François !

En fait, au sujet de ce « tour de la question », j’ai eu le sentiment de l’avoir fait après chaque livre et puis, le temps fait son œuvre, les idées viennent à l’esprit et on se dit au moment de rempiler, « pourquoi pas ?! ». Pour ce nouveau livre, l’idée m’est venue pendant mes vacances d’été il y a deux ans. Je vis en Savoie alors la Suisse est pour moi une destination assez accessible. J’en ai profité pour me rendre à Montreux pour la première fois, hors cadre de son festival. J’ai particulièrement apprécié de visiter le studio de Queen et la maison de Charlie Chaplin qui sont devenus des musées. J’avais alors réalisé pourquoi ces artistes étaient venus se ressourcer en ce lieu, tant il est apaisant. Forcément, j’ai également eu une pensée pour Michael qui était venu travailler sur la chanson « Blood On The Dance Floor » dans ce studio, non sans aller rendre visite à la famille Chaplin dans son manoir. Je trouvais ça intéressant qu’il soit venu en ces lieux alors que le HIStory Tour faisait une pause de quelques mois. La quiétude et la beauté de Montreux m’inspiraient, au point de vouloir écrire à ce sujet. Et là, je me suis dit, pourquoi ne pas écrire un livre sur ce projet d’album « Blood On The Dance Floor ». Le sujet est bien plus vaste que ce séjour à Montreux mais la cité helvétique a été un déclic, le point de départ de ma réflexion.

Pour beaucoup de fans, « Blood On The Dance Floor » n’est pas considéré comme un véritable album mais plutôt comme un mélange de titres inédits, de chansons qui figurent dans le long métrage Ghosts et de quelques surprises. Penses-tu qu’il s’agit d’un véritable album et comment le considères-tu ?

J’ai une tendresse particulière pour ce disque car, au risque de me répéter, cette période HIStory reste pour ma part la plus belle. De tous mes achats d’album, c’est celui que j’ai le plus apprécié car il accompagnait le concert du HIStory Tour auquel j’allais assister quelques semaines plus tard. Evidemment, avec seulement cinq titres réalisés par Michael, on ne peut pas le considérer comme un album à part entière. Pourtant, je le vois comme un cadeau de MJ à ses fans, comme s’il ouvrait son coffre d’inédits pour notre plus grand plaisir. On peut alors le percevoir comme quelque chose de très positif, alors que sa thématique reste assez sombre. Un projet fascinant et complexe comme l’était la personnalité de Michael. J’avais donc envie d’enquêter sur cet ovni, tel un objet à part dans cette riche discographie. Je trouve plus intéressant de faire un livre sur un sujet qui peut paraitre inattendu pour beaucoup lorsqu’on sait que c’est davantage « commercial » et convenu de traiter des énièmes biographies.

Comment as-tu découvert cet album qui est sorti de nulle part et quelle a été ta réaction à sa première écoute ?

Comme beaucoup de fans français, j’ai eu l’information avec le numéro 21 de Black & White. Voilà pourquoi l’univers de ce disque est très lié au magazine dans mon esprit. Quand j’y repense, on planait totalement à cette époque ! J’attendais donc ce nouveau disque avec impatience. L’album est sorti le mercredi 14 mai 1997, j’avais 18 ans depuis tout juste une semaine. Gros coup de chance, et je n’ai jamais su pourquoi, tous mes professeurs étaient absents ce jour-là. J’ai donc pu aller acheter l’album dès le matin et passer ma journée à l’écouter. J’avais enregistré « Ghosts » une semaine plus tôt quand il était passé sur Canal +, donc j’étais totalement dans l’ambiance mais j’ai pu découvrir « Morphine » et « Superfly Sister ». Je n’ai pas vraiment prêté attention aux remix mais dès les premières écoutes des cinq titres, j’étais totalement conquis par le concept. Michael venait de monter les marches du Festival de Cannes, il allait entamer la seconde partie de la tournée tandis que la presse (c’est l’impression que j’avais) n’avait pas de commentaires négatifs à ce moment-là, contrairement à la sortie d’HIStory. Franchement, les conditions étaient optimales pour apprécier cette parution de Blood On The Dance Floor.

Après Let’s Make HIStory, le lecteur doit certainement s’attendre au même concept pour Book On The Dance Floor. Peux-tu nous dire si le principe est le même ou si cela diffère du précédent ouvrage ?

Le concept des interviews a bien fonctionné pour Let’s Make HIStory. Ce fut un beau challenge pour moi à l’époque car auparavant, je n’avais pas tellement d’expériences dans ce domaine. Finalement, j’ai pris mes marques avec l’aide de Laetitia, ma compagne, et je continuerai à en réaliser autant que possible. Aujourd’hui, cette fonction fait partie de mon bagage, au point de publier également des interviews pour mon site web. Je voulais donc réaliser des entretiens pour Book On The Dance Floor : le lecteur qui s’attend à une sorte de suite du précédent livre n’aurait pas compris que je ne le fasse pas. Toutefois, ça m’avait manqué de rédiger moi-même des chapitres et je ne voulais pas que cette étiquette d’intervieweur prenne le pas sur celle de l’auteur. Les différents chapitres sont parfois des entretiens bruts, parfois des textes rédigés. Vous retrouverez donc des entretiens de personnes qui ont croisé le chemin de Michael Jackson, mêlés à mes souvenirs personnels. Un concept original, je pense.

De notre point de vue, Morphine est une chanson qui sort du lot dans cet « album ». Elle n’a strictement rien à voir avec toutes les chansons de Michael Jackson et de plus, elle est autobiographique. Est-ce qu’un paragraphe de ton livre lui est consacré et est-ce qu’il en est de même pour chaque chanson inédite de cet album ?

Oui, chaque chanson a droit à un ou plusieurs chapitres, que ce soit sous forme d’entretien ou de texte rédigé. Morphine méritait d’être abordée de façon approfondie, au point d’être traitée dans un chapitre comprenant mon ressenti, mon analyse de la chanson, non sans avoir ajouté deux entretiens avec des collaborateurs. J’ai écrit tout cela en plein confinement, écoutant la chanson en boucle pendant plusieurs jours, dans une sorte d’isolement. J’avais conscience que c’était un sujet important, et je pense que c’est le chapitre qui m’a demandé le plus de travail. Je ne sais pas si le lecteur ressentira ce fait mais c’est ainsi que je l’ai vécu.

Avec ce nouvel ouvrage, as-tu pu entrer en contact avec de nouveaux collaborateurs dont les témoignages ne figurent pas sur Let’s Make HIStory. Peux-tu nous dire qui sont ces collaborateurs, comment tu les as contactés et quelles ont été leurs réactions ?

J’avais revu Thomas Bähler à Montreux l’été dernier. Nous avions passé la journée ensemble avant le concert de Quincy Jones le soir-même. Symboliquement, c’est à quelques mètres des Mountain Studios que je lui ai demandé s’il accepterait de rédiger ma préface. C’est quelqu’un qui m’a encouragé depuis mes débuts et je tenais à ce que soit lui pour cette tâche. Il a accepté bien volontiers et nous sommes allés directement devant la porte du studio pour poser ensemble, comme c’est illustré dans le livre.

Au sujet des entretiens, forcément, j’avais envie de contacter des collaborateurs qui n’avaient pas participé à Let’s Make HIStory. A titre d’exemple, je peux le dire aujourd’hui, j’ai regretté de ne pas réussir à rentrer en contact avec l’équipe de Jimmy Jam & Terry Lewis de Flyte Tyme Productions pour le précédent ouvrage. Cette firme ayant produit « Is It Scary » et « Scream Louder » (le seul remix assuré par la même équipe que la version originale, je me permets donc de le citer !), j’ai tenté de contacter un de ses membres. Cette fois, j’ai réussi avec la participation du programmeur Jeff Taylor. Il m’a donc raconté en détail la venue de Michael à Minneapolis avec beaucoup d’enthousiasme. Je suis content d’avoir pu aborder ce sujet.
Cependant, ce ne sont pas forcément des musiciens qui ont participé cette fois-ci. J’ai pu interviewer Kiera Chaplin, afin de parler de la visite de Michael au manoir de sa famille. Une façon de dire que ce nouveau livre traite également de l’aspect humain et de l’ambiance lorsque le disque a été travaillé.
J’aime garder un peu de suspense au sujet des collaborateurs présents dans le livre mais je peux quand même révéler qu’il y a tout de même un musicien qui offre un nouvel entretien et complète celui de Let’s Make HIStory. Je ne pouvais pas ne pas contacter à nouveau Brad Buxer, d’autant qu’il est omniprésent tout au long du livre, tellement son rôle est important dans ce projet Blood. J’en ai également profité pour écrire au sujet de ma relation avec lui, tant sa confiance et son amitié me touchent profondément.

Les années Blood On The Dance Floor correspondent aux années Black & White, le très célèbre magazine français consacré à Michael Jackson. Peux-tu nous expliquer ton choix d’avoir contacté Laurent Hopman et Christophe Boulmé pour ton nouveau livre ?

Cette période était extraordinaire et je suis persuadé que le magazine a contribué à tout cela. C’était un bonheur de lire Black & White, surtout avec une tournée à venir et une actualité assez chargée. Nous ne nous en rendions pas compte à l’époque, mais c’était la dernière promotion de qualité pour un album de Michael ! Voilà pourquoi je souhaitais aborder tout cela dans le livre. Le meilleur moyen de le faire était de contacter les anciens membres de son équipe que sont Christophe et Laurent. Je suis assez fier de voir leurs noms impliqués dans mon projet car si on m’avait dit cela à l’époque, je ne l’aurais jamais cru. Durant de nombreux chapitres, je prends le temps d’expliquer mes choix et la direction que j’ai souhaité prendre, c’est dans ce cadre que je raconte mes propres souvenirs. Ainsi, je rends hommage à cette équipe de français qui a vécu des choses extraordinaires. J’ai tenté de le faire de nombreuses fois mais, sincèrement, c’est ce livre qui offre le résultat le plus abouti. Au sujet de Laurent, il a été la première personne que j’ai contactée. Nous avons pu aborder l’album et ses coulisses et offrir un témoignage différent de celui d’un musicien. De son côté, Christophe était déjà très pris avec son propre livre. Je lui suis donc reconnaissant d’avoir pris de son temps pour le mien. Il m’a permis d’aborder l’univers de Ghosts qui est, selon moi, indissociable de Blood On The Dance Floor. Je le remercie également de m’avoir ouvert ses archives et de m’avoir laissé disposer de quelques photos inédites du HIStory Tour.

Au sujet des photos, peux-tu nous en dire davantage ? Est-ce que l’on y trouvera que des sujets en relation avec l’album Blood On The Dance Floor ou y aura-t-il d’autres choses encore ?Outre les photos de Christophe, vous pourrez découvrir des photos de Steven Paul Whitsitt. Ce dernier m’avait demandé de l’aider à choisir les photos qui seraient présentées au MJ MusicDay à Lyon. Dans cette sélection, j’ai pu remarquer certains clichés et je suis content d’avoir eu son accord pour les utiliser dans le livre. C’est ainsi que j’ai choisi la couverture, ainsi que de nombreux portraits qui seront visibles en pleine page. Il y aura également des photos offertes par les participants comme c’était le cas pour Let’s Make HIStory. Cependant, la présentation de Book On The Dance Floor se veut plus ambitieuse et aboutie dans ce domaine. On est loin de mon premier livre il y a 7 ans dans lequel il m’était impossible d’avoir des photos à disposition… (rires…)

Au niveau des sujets en lien avec Blood, il y aura bien évidemment Ghosts, sans oublier le HIStory Tour. C’est pour cette raison que j’ai souhaité faire un entretien avec un des protagonistes présents sur les trois tournées solo et ainsi, aborder Michael Jackson en tant qu’artiste de scène. Je n’aime pas dévoiler trop de choses mais j’ai également voulu parler de mon concert vécu à Lyon. J’ai donc fait une revue, 23 ans après, afin d’immortaliser tout cela. Je me dis que ceux qui ont eu cette chance comme moi pourront revivre l’instant. Pour ceux qui ne se sont pas déplacés au concert, j’avais envie de partager cette émotion. J’ai pu documenter tout cela et je remercie mon ami Cédric Michon de m’avoir offert ses photos prises pendant le concert. Pour l’anecdote, j’ai également ajouté ma photo avec Brad Buxer et Michael Prince au Stade Gerland l’année dernière, tel un pèlerinage.

La couverture du livre a été réalisée par Nicolas Keller d’ActarusProd, ainsi que la mise en page. Peux-tu nous en dire plus à son sujet ?

Les travaux de Nicolas ont été nombreux dans notre communauté de fans ces dernières années. Je savais donc que tout allait rouler lorsqu’il a fait la mise en page de Let’s Make HIStory. C’est un professionnel, mais également un fan et cela lui permet de savoir exactement ce que tu souhaites pour la mise en page d’un livre lié au Roi de la Pop. C’est un gain de temps énorme, car tu peux trouver un bon graphiste mais ce n’est pas pour autant qu’il comprendra ta vision en tant que personne extérieure au monde Jackson. Pour Book On The Dance Floor, j’avais donc toutes les raisons de le contacter à nouveau. Comme dit plus haut, lorsque tu peux utiliser des photos de deux photographes de MJ, tu sais que tu dois mettre la barre très haute et je n’avais pas besoin de le dire à Nicolas. Il s’est totalement investi, voulant s’imprégner de l’univers de l’album. C’était rassurant de savoir que je pouvais compter sur lui. D’autant qu’il a été très disponible : je dois avouer que je lui ai demandé de nombreuses modifications et corrections et il a toujours répondu présent.

Chez MJFrance, nous savons à quel point tes ouvrages sont essentiels à qui voudra vraiment connaître les coulisses des enregistrements des chansons de Michael Jackson et nous te remercions pour cette interview. Aurais-tu envie de t’adresser aux fans qui lisent ces quelques lignes et qui pourraient encore hésiter à acheter Book On The Dance Floor ?

Si vous avez aimé Let’s Make HIStory, vous ne serez pas déçu par ce nouveau livre. Des entretiens inédits avec des collaborateurs seront accessibles. J’ai également mis une part de moi-même et chaque fan pourra s’identifier à ces lignes. J’ai évoqué plus haut la préface de Tom Bähler et j’aimerais également parler de la postface de Matt Forger. Je souhaitais collaborer avec lui depuis des années et c’est enfin chose faite. Il offre un texte très détaillé sur sa collaboration avec Michael durant le projet Blood. Il aborde de nombreux aspects autant humains que techniques, et sans lui mon livre n’aurait pas été aussi abouti. J’ai cette fierté d’avoir le soutien de nombreux collaborateurs qui ont compris ma démarche. J’ai conscience que je n’aurais jamais pu réaliser tout cela à moi seul et au fur et à mesure que mon réseau s’est agrandi, j’ai pu offrir un résultat bien plus riche. C’est un concours de circonstances lié à plusieurs années de travail et à une compagne, fan également, qui me soutient dans ma passion. Book On The Dance Floor est le fruit de 7 années à aborder Michael en tant qu’auteur, via des livres, articles et un site web. Certains m’ont déconseillé de le publier en pleine crise du Covid. Je leur ai dit que c’est justement maintenant que les fans ont envie de se changer les idées. Certains étaient surpris de mon sujet, je leur ai répondu qu’ils ne soupçonnaient pas tout ce que représente cette année 1997 pour Michael. Ce livre ne vous laissera pas indifférent, et j’ajouterais une conclusion inspirée d’une citation de Kennedy : Ne vous demandez pas ce que l’Estate peut faire pour vous, demandez-vous ce que vous pourriez faire pour perpétuer l’héritage de Michael Jackson…

Merci à Brice Najar pour nous avoir accordé cette interview.

Liens utiles : bricenajar.com / actarusprod.com / criboul.com / Amazon.fr