Le 18 novembre 2022 et afin de fêter les 40 ans de l’album le plus vendu de tous les temps, sortait Thriller 40, un double CD contenant l’album original et 10 chansons rares ou démos. Le 30 novembre de la même année, un documentaire du même nom était diffusé dans plusieurs grandes villes du monde entier mais pas en France. L’Estate, ayant donc fait le choix de le montrer aux fans et pour leur plus grand plaisir, mais pas chez nous.

Cela fait donc un an que nous attendions avec impatience de voir ce fameux documentaire à la gloire de Thriller, l’album le plus vendu de toute l’histoire de la musique, et de Michael Jackson, l’artiste qui a permis que ce vœu, son vœu, puisse ainsi se réaliser.

Comme annoncé sur nos différentes communications, le documentaire a donc été diffusé sur MTV le 2 décembre et sur la plateforme de Paramount+ le lendemain. Sachant que sa première diffusion allait être entrecoupée de multiples pauses publicitaires, nous avons fait le choix de patienter afin de le voir en entier, comme il se doit.

Après un premier visionnage, il nous a paru important de le regarder à nouveau afin de ne rien oublier et d’apprécier pleinement son contenu. En voici donc notre critique.

Dans ce genre de documentaire notre perception est toujours double: celle du public en général et celle du fan en particulier. Pour le public en général, on peut considérer qu’il s’agit d’un bon documentaire dans le sens qu’il raconte une histoire, avec de belles images d’archives, des narrateurs plus ou moins connus et le tout sur la musique de l’album Thriller, qu’il doit connaître obligatoirement. Michael Jackson est bien mis en avant, comme il se doit et l’époque est assez bien décrite, une autre époque, évidemment.

Une fois qu’on a dit ceci, ok, mais pour les fans alors ? Allions-nous découvrir quelque chose de nouveau ? Est-ce que tous les intervenants qu’on imagine vont y être ? Est-ce que l’histoire va être racontée comme on l’aime, à la lettre ? Nous qui avons lu tant et tant de livres, épluché tous les crédits des albums, des rééditions, vu tant de témoignages et de vidéos, qu’allons-nous voir ? L’appréhension et l’attente sont effectivement à la hauteur d’un tel événement.

Dès le départ et tout au long du documentaire, nous sommes ravis de voir toutes ces images d’archives totalement inédites et la qualité des images du Victory Tour. C’est un vrai bonheur que de voir leur qualité et de se dire qu’elles existent jusqu’à nous faire rêver pourquoi pas, de les voir un jour dans une diffusion du concert en entier. La qualité semble tellement extraordinaire pour l’époque, qu’on se met à rêver d’une diffusion au cinéma, par exemple, et pourquoi pas après le biopic. Quelques séances nous suffiraient, avec une remastérisation digne de ce nom, bien que la partie audio pourrait demander un travail mené en profondeur.

Une fois les premières images inédites et de qualité passées et au fur et à mesure que l’on avance dans ce documentaire, on s’aperçoit malheureusement que non seulement des témoignages commencent à manquer mais que des artistes et des personnes très importantes dans ce projet sont soit oubliés soir trop peu évoqués. Nous rentrons malheureusement dans le détail de tout ce qui ne va pas et le manque est cruel.

Si l’album Thriller est l’œuvre de Michael Jackson, trois autres personnes sont incontournables dans sa réalisation et donc sa réussite: Quincy Jones, Bruce Swedien et Rod Temperton. Le premier est encore vivant et on n’imagine pas un documentaire officiel sur l’album Thriller sans son témoignage, tant il est légitime. On attend Quincy Jones en tant qu’intervenant ou interviewé à cette occasion et malheureusement il n’apparait pas. Alors certes, on le voit à travers des images d’archives mais trop peu via d’anciens commentaires. C’est un manque, incontestablement.

De son côté, Bruce Swedien, l’ingénieur du son de tous les albums de Michael Jackson et de Thriller en particulier, est extrêmement peu évoqué. Malheureusement décédé, son témoignage pendant le tournage n’était pas possible. Il n’en demeure pas moins que de nombreuses images et déclarations de sa part existent et pas des moindres. Il suffit de se référencer sur le travail de Marcos Cabotá avec « Sonic Fantasy » et auparavant celui de Gareth Maynard pour « King Of Sound » que l’on avait découvert lors du MJ Music Day de Lille en 2017, pour s’en apercevoir. Les anecdotes de Bruce Swedien sur l’enregistrement de cet album sont nombreuses, incontournables, délicieuses et pourtant absentes. Là aussi un très grand regret pour l’histoire mais également pour la reconnaissance qui lui est due.

Enfin pour Rod Temperton, c’est à peine si on voit quelques images et s’il est évoqué, lui qui est pourtant l’auteur de Baby Be Mine, de The Lady In My Life et de Thriller (anciennement Starlight). Auteur également de la chanson de la même période Got The Hots, mais aussi de la musique de Someone In The Dark. Sans oublier Rock With You, Off The Wall et Burn This Disco Out pour l’album Off The Wall.

Mais ce n’est pas tout. Si Quincy Jones, Bruce Swedien et Rod Temperton ne sont pas évoqués comme il se doit, il en est de même pour tout un tas d’autres artistes, des musiciens en particulier et là aussi, pas des moindres. Lorsqu’on évoque les cuivres de Wanna Be Startin’ Somethin’, rien sur Jerry Hey, Gary Grant, Larry Williams et Bill Reichenbach que l’on retrouve sur d’autres chansons de Thriller et sur d’autres albums de Michael Jackson.

Lorsque la célèbre batterie de Billie Jean est évoquée, rien sur N’dugu Chancler, lui aussi présent sur d’autres chansons de Thriller et sur d’autres albums du Roi de la Pop. La basse envoutante de Louis Johnson, on croit rêver, le gigantesque bassiste n’est pas évoqué non plus ! Dans notre tête sonne une alarme identique au son d’un bug informatique. Non mais ils sont sérieux là ? Bref vous l’aurez compris, il manque trop d’artistes, trop peu de références à la limite de l’irrespect et trop peu de leurs témoignages indispensables.

La présence d’artistes comme Mary J.Blige, Usher, Mark Ronson et d’autres encore, ne nous dérange absolument pas lorsqu’ils sont choisis de par leur notoriété et afin d’apporter une crédibilité et une histoire à la narration. Mais c’est l’absence des artistes ayant fait partie de l’histoire qui nous pose problème. Ils manquent cruellement. Une absence physique pour les personnes encore vivantes et une absence d’images et d’évocations pour les disparus. Nous n’en avons évoqué ici que quelques uns mais la liste est encore très très longue.

A cela, il faudrait aussi rajouter la liste des danseurs et des chorégraphes absents ou trop peu évoqués, Vincent Paterson et Michael Peters en particulier. L’absence de toutes ces personnes est véritablement le point noir de ce documentaire pourtant riche en images inédites.

Et le comble, pour les non anglophones qui regardent ce documentaire sous-titré, c’est que les sous-titres apparaissent sur les noms du peu d’artistes présents. Comme un hasard qui soulignerait une absurdité.

Enfin pour finir, car il y aurait tant à dire encore, que dire de la fin du documentaire ? Comme une apothéose ou le bouquet d’un feu d’artifice, on ne sait trop qui, a décidé après le passage sur la chanson et le court-métrage de Thriller, de mettre en avant, comme une forme d’autosatisfaction pour l’Estate, This Is It et les spectacles dont il est inutile ici d’en préciser les titres.

On ne sait pas qui a décidé de faire cela mais nous aimerions leur préciser qu’à la fin de la chanson et donc du clip de Thriller qui clos ce documentaire, on entend le rire d’un certain Vincent Price. Un rire qui à lui seul et sans aucune autre musique, est capable de faire dire les mots « Thriller » et « Michael Jackson » à n’importe qui sur cette terre. Est-il imaginable que l’on parle d’un album comme Thriller, d’une chanson comme Thriller, d’une vidéo comme Thriller et que l’on n’évoque pas Vincent Price ? Et toutes les anecdotes qui vont avec ?

Au lieu de cela, This Is It et les spectacles… Ils auraient pourtant pu, après avoir parlé de Vincent Price, montrer des images de la suite de Thriller avec l’extraordinaire chanson caritative We Are The World, Captain Eo, l’album Bad, le Bad Tour et tant d’autres choses encore, mais non, leur choix s’est porté sur ce que vous avez vu.

Par contre, pour en revenir aux qualités de ce documentaire, nous ne savons pas si cela a été fait exprès mais nous avons remarqué quelque chose de très intéressant et qui passe pourtant inaperçu. Inaperçu pour le grand public mais peut-être également pour certains fans.

On vous explique. Si comme nous, vous avez l’œil du lynx et l’oreille affûtée, vous avez pu remarquer pendant l’évocation de la chanson « The Girl Is Mine » et les images d’archives diffusées avec, qu’à un moment donné, Michael Jackson chante tout autre chose que le duo avec Paul McCartney. Pour vous situer, cela se passe après que le réalisateur du documentaire Neslon George dit ceci: « Après « Off The Wall », la question était de savoir si Michael Jackson était une star de la Pop ou seulement un artiste R’n’B« . On voit alors Michael Jackson chanter avec enthousiasme « Yeah Yeah, Yeah Yeah… » en studio.

Mais que peut-il bien chanter ? Nous sommes nous alors demandé. Et bien il s’agit de la chanson « I Was Made To Love Her » de Stevie Wonder que l’on retrouve également interprétée par les Jackson 5 sur l’album Boogie et sur l’Anthology de 1976 ainsi que sur l’album Looking Back To Yesterday de Michael Jackson sorti par la Motown en 1986 (et bien d’autres compilations des J5). Un grand merci à Labeste de notre forum de discussion pour avoir mené l’enquête et trouvé le titre. Une aide précieuse se trouve également dans une interview de David Paich du groupe Toto (présent sur l’album et également oublié du documentaire) que l’on pouvait trouver dans le magazine Vibrations de 2009 et évoqué en 2012 sur le forum Michael Jackson’s HideOut (Merci bluesaway et SmoothMel44) ainsi que par Brice Najar dans son livre « Michael Jackson: Itinéraire d’un passionné » et dans lequel on pouvait lire ses souvenirs à ce sujet :

David Paich : L’enregistrement de « The Girl Is Mine » a été un moment mémorable. J’avais Jeff Porcaro, Greg Phillinganes, Louis Johnson à la basse, Steve Lukather à la guitare et moi-même. Michael était là, mais il y avait aussi George Martin et Geoff Emerich, qui étaient respectivement le producteur des Beatles et leur ingénieur du son. Je n’oublierai jamais quand Paul McCartney est entré dans la pièce avec deux anciens agents du FBI le menant comme escorte.

Et soudain, dans mon champ de vision, j’ai eu Linda McCartney, Paul McCartney, Michael Jackson, George Martin et Quincy Jones ; une salle pleine de légendes. Et le souvenir artistique le plus marquant que j’ai de Michael remonte à cette séance d’enregistrement. Les musiciens, pour se préparer, font une « jam session » ; nous laissions sortir toutes sortes de sons de nos instruments et cette session a été réalisée avec Paul MacCartney.

Et à un moment donné, tout le monde s’est mis à jouer… Ce n’était pas « Signed, Sealed, Delivered, I’m Yours ». C’était « I Was Made To Love Her » de Stevie Wonder. On avait commencé à jouer la chanson dans le studio et Paul et Michael ont commencé à chanter et à improviser un duo là-dessus. Et Michael a tout déchiré, il a tout tué, c’était extraordinaire. De toute ma vie, je n’ai jamais entendu quelqu’un chanter avec autant de passion et d’émotion comme Michael l’a fait ce jour-là. S’ils avaient eu un concours, Michael aurait battu McCartney haut la main parce qu’il connaissait la chanson sur le bout des doigts. Et ce moment a été enregistré, ce n’était pas intentionnel car nous nous échauffions, mais il a été enregistré.

Et oui, enregistré et dont nous avons eu des millisecondes d’images sur ce documentaire Thriller 40. Ni l’Estate, ni Nelson George, ne doivent savoir à quel point les fans auraient aimé entendre cette « jam session » en entier. Car il faut être fan pour savoir que Michael Jackson a encore de très belles choses à nous faire découvrir.

Il faut être fan…

Si vous voulez avoir d’autres avis de fans concernant ce documentaire, vous pouvez en retrouver quelques uns sur You Tube:

Le documentaire Thriller 40 sera disponible sur Paramount+ pour plus de 6 mois au moins. De quoi le revoir un certain nombre de fois.

Moins d’une minute avant de prendre la photo qui est devenue la couverture de l’album « Thriller », le célèbre photographe Dick Zimmerman prenait la photo ci-après qui sera mise en vente aux enchères le 9 décembre 2023 en Floride par l’intermédiaire de la maison de ventes Blackwell Auctions. En tout, 5 photos de la séance « Thriller » du 22 juillet 1982 seront en vente.

Les photos de type Polaroid qui ont été prises par Dick Zimmerman sont toutes accompagnées d’une lettre d’authenticité du photographe, ainsi que d’une décharge de tous les droits d’auteur. Attention, bien que l’image soit protégée par le droit d’auteur, des droits de la personnalité peuvent s’appliquer.

La photo ci-après aurait pu figurer sur l’album « Thriller » puisque ce plan a été envisagé par Michael Jackson et Quincy Jones.

La photo ci-après aurait pu également figurer sur l’album « Thriller » puisque ce plan a été également envisagé par Michael Jackson et Quincy Jones.

La photo ci-après aurait pu également figurer sur l’album « Thriller » puisque ce plan a été également envisagé par Michael Jackson et Quincy Jones.

La photo ci-après aurait pu également figurer sur l’album « Thriller » puisque ce plan a été également envisagé par Michael Jackson et Quincy Jones.

A noter qu’une autre pièce historique est en vente aux enchères. Il s’agit ni plus ni moins que de l’appareil photo de Dick Zimmerman qui a pris les images emblématiques de l’album « Thriller ». Il s’agit d’un Hasselblad 500 ELX et c’est le seul appareil photo présent dans le studio ce jour là. Cet appareil fut également utilisé pour prendre des photos lors de la collaboration de Michael Jackson et Steven Spielberg sur l’album E.T Sorybook ainsi que lors du mariage du Roi de la Pop avec Lisa Marie Presley. Ci-après, la lettre d’authenticité accompagnant l’appareil (qui ne fonctionne plus).

Vous pouvez accéder à cette vente aux enchères ici. Selon les photos, les estimations vont de 4000 à 20 000 dollars. L’appareil photo est estimé entre 10 000 et 20 000 dollars.

Date: Samedi 9 décembre, 17h00 GMT, 5251 110th Ave. N Suite 118, Clearwater, Floride 33760, États-Unis. La galerie est ouverte en avant-première le vendredi 8 décembre de 10h à 17h ainsi que le jour de la vente aux enchères à 11h.

Vous pouvez accéder au catalogue de présentation ici.

Sources: Blackwell Auctions / MJVIBE / MJFrance.

Si nous vous parlons régulièrement du documentaire « Sonic Fantasy » de Marcos Cabotá, nous avons déjà évoqué par le passé le court métrage de Joan Bover intitulé « Dear Michael » qui y est lié. En effet, celui-ci se base sur une lettre écrite par Marcos Cabotá une décennie après la mort de Michael Jackson.

Ce film de de 14 minutes réalisé avec des techniques de stop motion, a déjà reçu de nombreux prix et sera à nouveau en compétition en février 2024 lors de la remise des Prix Goya qui récompense le meilleur du cinéma espagnol ou il est nommé dans la catégorie « Meilleur court métrage documentaire ».

A noter que de son côté, « Sonic Fantasy » est nommé dans 9 catégories: Meilleur film, Meilleure cinématographie, Meilleur film documentaire, Meilleure direction, Meilleur montage, Meilleur scénario original, Meilleur maquillage et coiffure, Meilleure musique originale* et meilleur son.

Vous pouvez actuellement voir le court métrage « Dear Michael » sur Vimeo ou ci-après. En voici sa présentation :

Dix ans après la mort de Michael Jackson, le cinéaste Marcos Cabotá décide de lui écrire une lettre avec tout ce qu’il n’a pas pu lui dire de son vivant. Cabotá est fan de Michael Jackson depuis son enfance et est l’un des rares privilégiés à le connaître personnellement. Dear Michael est une réflexion sur l’une des plus grandes figures que la musique ait jamais produites, d’un point de vue intime et personnel.

* La musique originale de « Sonic Fantasy » fait l’objet d’une diffusion sur Spotify.

Le site Gotta Have Rock and Roll connu par le passé pour plusieurs ventes aux enchères concernant Michael Jackson propose une nouvelle vente en lien avec le Roi de la Pop où l’on compte parmi plusieurs lots, 25 bandes masters annoncées comme contenant soit des titres inédits de Michael Jackson enregistrés pendant la période HIStory au célèbre studio « The Hit Factory » soit des sons et autres effets sonores.

Vous pouvez avoir accès à cette vente aux enchères ici sachant que ces bandes masters sont vendues uniquement comme un artefact sans droit d’auteur et que la reproduction est strictement interdite.

Les titres figurant sur ces bandes masters sont :

  • New Jelly
  • Like U
  • Rescue Me
  • What Do You Want From Me
  • Diana Ross
  • Like You
  • Tears Of Stone
  • Haven’t Got A Lot
  • Starlight
  • Lost In Love
  • How You Like Your Love
  • Circles
  • D.N.A
  • Doing What My Heart
  • Doing What Your Heart Says
  • Thinking About You
  • Give All Your Love
  • Take Your Time
  • Only You
  • Ain’t No Doubt About It
  • You’ll Know
  • Best is Yet
  • Oh Love
  • Sexy Love
  • U Know

En attendant une réaction de l’Estate, cette vente aux enchères dévoile non seulement plusieurs titres inédits de Michael Jackson mais confirme une fois de plus qu’il doit en rester encore un grand nombre caché quelque part.

Merci SmoothMel44 du Forum MJFrance pour l’info.

Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse fait partie du quotidien des Belges et des Français du nord grâce à sa « Story » qu’il présente quotidiennement sur Nostalgie, première station de radio en Belgique.

Devenu le plus populaire des raconteurs d’histoires sur les ondes radios belges, Brice Depasse est l’auteur du livre « Nos années 80: Petites histoires des stars d’une grande décennie » paru chez Chronica et disponible également dans vos librairies habituelles et chez Amazon.fr.

En 1980, l’auteur avait 18 ans et vous transporte ainsi dans ces années considérées, dorénavant, comme une période bénie.

Si nous vous en parlons aujourd’hui, c’est parce que Michael Jackson fait naturellement partie de ces stars d’une grande décennie et son nom figure en page de couverture du livre.

Mieux encore, nous pouvons également vous dire qu’un passage du livre revient sur la genèse de l’album le plus vendu au monde et sur la rencontre entre Quincy Jones et Michael Jackson. Les fans aimeront très certainement revivre ce passage avec le style inimitable de Brice Depasse. Mais ils aimeront aussi découvrir des tas de belles histoires liées à Queen, Prince, Madonna et bien d’autres…

A noter que la couverture du livre est différente pour la Belgique avec la présence d’une photo de Brice Depasse, bien plus connu là-bas qu’en France.

Encore une bonne idée de cadeau de Noël à offrir ou à s’offrir.

Le site de Vogue.fr vient de faire une sélection de beaux livres de Noël parmi lesquels figure celui du célèbre photographe Oscar Abolafia. Intitulé « icons by Oscar » et sur 304 pages, il propose des photographies de plus de 150 célébrités parmi lesquelles figurent Michael Jackson.

Né en 1935, Oscar Abolafia se spécialisa dans le photojournalisme des années 60 et 70 et ses photographies firent la une de magazines comme People Magazine, Vanity Fair et bien d’autres. Il couvrit notamment l’actualité de Michael Jackson lors de la promotion du film The Wiz ou encore pendant sa fréquentation de la célèbre discothèque Studio 54 (photo ci-après provenant du livre).

En attendant de le trouver ailleurs, ce livre est disponible chez Moda Operandi au prix de 145$ ou chez Gigi New York au prix de 126,25€.

Sources: Vogue.fr

Un petit coffret de trois CDs intitulé « The Best Disco Party Album In The World… Ever! » sortira en Angleterre le 10 novembre prochain et contiendra la chanson « Dancing Machine » des Jackson 5 . Distribué par le label Spectrum Music, une division d’Universal Music en collaboration avec Sony Music, ce triple album CD est composé de 65 chansons du meilleur de la Disco.

En vente chez Amazon Angleterre et référencé sur Amazon France où vous pourrez voir la liste complète des chansons .

A l’approche du 41ème anniversaire de l’album Thriller, le site Music Radar a eu la bonne idée de revenir sur les déclarations du très célèbre ingénieur du son Bruce Swedien, au sujet de l’enregistrement de l’album le plus vendu de tous les temps. Ces déclarations furent alors accordées à Future Music en 2009.

Nous avons aujourd’hui une pensée particulière pour Bruce Swedien, malheureusement décédé le 16 novembre 2020 à l’âge de 86 ans.

Voici pour vous la traduction de ce recueil d’informations qui, même si vous les connaissez déjà, nous replongent une fois de plus dans l’HIStoire:

Pour commencer, rappelons que même avec tout le talent impliqué, Bruce Swedien n’aurait jamais pensé que Thriller connaîtrait un tel succès.

Bruce Swedien: « Je pense que quiconque aurait le courage de dire cela est un menteur parce qu’on ne le sait pas vraiment jusqu’à ce que cela soit rendu public et qu’ils disent ‘wow, c’est vraiment bien.

Tout ce que nous avons fait, c’est suivre Quincy Jones sur le chemin de la meilleure musique que nous puissions faire et avec une passion pour les détails. Quincy est un homme vraiment remarquable avec qui travailler – et Michael aussi. Je veux dire, nous nous sommes bien amusés.


Michael n’était jamais en retard pour une séance – au contraire, il était en avance. De plus, je ne me souviens pas d’avoir enregistré Michael avec les paroles devant lui. Il restait éveillé la nuit avant de mémoriser la ou les chansons que nous étions sur le point d’enregistrer. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’artistes qui font ça. »


En parlant à Bruce, il semble que l’album soit presque sorti du studio : « Avec Michael, il n’y avait pas de morceaux difficiles à mixer. Travailler avec Michael et Quincy est simple comme bonjour. Ils sont tellement musicaux – et leur passion pour la qualité que nous partageons a rendu le travail sur ces projets – en particulier Thriller – très facile. »

Thriller a été enregistré chez Westlake Audio à Los Angeles, où Bruce avait déjà travaillé. « J’adore ce studio, c’est tout simplement fantastique », dit-il. « La pièce dans laquelle vous enregistrez est tout aussi importante que les micros. Lorsque j’enregistre quelque part, j’ai une collection de 105 microphones – j’ai acheté chaque microphone neuf et personne d’autre ne l’a jamais utilisé. Cela protège mon intégrité sonore. Je me suis habitué à ce son incroyable. Une chose avec Westlake Audio, c’est qu’ils connaissaient l’importance d’entretenir le matériel. »

L’album Thriller, piste par piste avec Bruce Swedien :

1. Wanna Be Startin’ Somethin’:

« Ce morceau parle des femmes des frères de Michael et de la façon dont elles créaient toujours des problèmes – c’était son inspiration.

Cela commence avec beaucoup de percussions. Il y a des boîtes à rythmes , des batteries live et d’autres choses. C’est une boîte à rythmes Univox. En fait, nous l’avons beaucoup utilisée sur l’album des Brothers Johnson, et nous l’utilisions à ce moment-là sur l’album de Michael. aussi. Je pense que c’est un SR55. J’ai toujours le mien et il fonctionne toujours.


Nous avons effectué une DI sur chaque boîte à rythmes pour éviter les captations secondaires et les sons réfléchis à l’intérieur de la pièce. De plus, beaucoup de ces boîtes à rythmes ont beaucoup de graves. Comme Roland avec le 808 ; il a des graves comme vous ne le croiriez pas et si vous faites passer cela par un haut-parleur, c’est parti. Donc direct avec un module et tout – mon garçon, c’était une tuerie.


J’ai essayé un tas de nouvelles choses en enregistrant la batterie sur le disque de Michael – j’ai fait réaliser une reprise de grosse caisse. J’avais l’habitude de retirer la tête avant de la grosse caisse et de placer quelques vrais parpaings lourds à l’intérieur pour la maintenir immobile et la peser. Ensuite, je mettais cette housse et le micro passait à l’intérieur par une ouverture zippée dans la housse, puis vous la fermiez bien et l’allumiez et le reste appartient à l’histoire
. »

2. Baby Be Mine:

« C’est John Robinson qui joue de la batterie sur ma plate-forme de batterie. Je l’utilise toujours et Michael a fait toutes ses voix sur cette plate-forme de batterie. Elle n’est pas peinte, non vernie, environ huit pieds carrés et en soulevant la source sonore du sol, cela a empêché une prise secondaire si j’enregistrais d’autres instruments avec tout ce qui se trouvait sur la plate-forme de batterie.

Bien sûr, nous avions aussi des claviéristes incroyables. Nous n’avons jamais embauché quelqu’un qui ne savait pas jouer.
Nous avons utilisé le même micro et le même préampli tout au long de l’album – j’ai utilisé mon Shure SM7 , numéro de série 232, ce qui est très ancien. Ils ont fabriqué tellement de SM7 qu’ils n’y mettent même plus de numéro de série.


J’ai dit à quel point j’aime ce microphone, c’est un excellent micro. Il est dynamique bien sûr et il a parfaitement fonctionné avec Michael – si vous remarquez, vous pouvez entendre toutes les paroles très clairement.


Le préampli micro que nous avons utilisé était un Neve 1084. J’en ai deux dans un magnifique coffret en chêne et je les emportais avec moi de session en session. Quincy a dit que travailler avec moi et déplacer mes affaires de studio en studio  » C’était comme travailler avec la Cinquième Armée. Vous devez être aussi dévoué à la sonorité d’un projet. Vous devez aimer ce que vous faites
. »

3. The Girl Is Mine:

« C’était en fait le premier morceau que nous avons enregistré pour l’album. C’était un duo avec Michael et Paul McCartney avec qui c’était un vrai plaisir de travailler. C’était un tel gentleman, il est venu au studio préparé – Linda McCartney était avec lui et nous avons passé un moment fabuleux.

Nous avions enregistré The Girl Is Mine et il était déjà disponible et sorti avant que nous ayons terminé l’album. Quincy venait chaque matin et diffusait quelques stations de radio locales et ils jouaient tous The Girl Is Mine, de sorte que cela vous rendrait très rapidement très sérieux dans votre travail.


Fait intéressant, nous enregistrions toujours avec Michael dans le noir – il détestait la lumière. Je veux dire, j’aurais un peu de lumière pour lui, mais le studio était absolument sombre. Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles il voulait ça – et pourquoi ça marche si bien. Effectivement – c’est que grâce à mes études sur l’acoustique, etc., j’ai découvert que l’être humain est avant tout un animal visuel, l’ouïe est notre deuxième sens. Les gens peuvent être distraits par trop de lumière dans le studio dans la mesure où cela peut les priver de la musique
. »

4. Thriller:

« Quand nous avons fait Thriller, la chanson, l’ouverture en particulier, Rob Temperton – qui a écrit le morceau – nous avait imaginé qu’il y avait des hurlements de loups. À l’époque, il y avait un film de Sherlock Holmes, Le Chien des Baskerville, qui avait ça un énorme chien – un dogue allemand – qui hurlait et bien sûr, j’avais cela en tête.

J’ai automatiquement pensé à mon Dogue Allemand qui, selon moi, devrait travailler dans le show-business ! Alors j’ai essayé de lui faire faire ces hurlements et vous savez quoi ? Il ne l’a jamais fait. Nous l’avons hébergé dans la grange la nuit pour écouter les coyotes et j’avais mon magnétophone prêt à l’enregistrer. C’était un chien fantastique, pesant 200 livres, il s’appelait Max. Je me suis dit « ce ne serait pas génial de l’avoir en train de faire ces hurlements sur l’album », mais il n’a tout simplement jamais compris ensemble ! Il ne voulait pas être dans le show-business.


Mais vous savez qui fait ces hurlements de loups ? C’est Michael Jackson, nous avons dû demander à Michael de le faire à la place, mais il l’a fait tellement bien. Il y a des trucs de bibliothèque là-dedans mais Michael a fait ces hurlements de loups.


Et bien sûr, nous avons eu Vincent Price pour la partie parole. Il était génial. Il y a une belle histoire à propos de Rod Temperton qui écrit les paroles de cette partie dans le taxi en route vers le studio !


Pour les portes qui grincent, je suis allé aux studios Universal à Hollywood, le cinéma, et j’ai loué deux ou trois portes à effets sonores et je les ai amenées à Westlake et j’ai passé une journée entière à auditionner ces portes et à filmer les charnières très près. C’est une vrai fenêtre et je l’ai enregistré et je l’ai ajouté sur la piste. À bien y penser, c’est peut-être Michael qui faisait ces pas aussi, en fait
. »

5. Beat It:

« Oh mon Dieu, le synthétiseur d’introduction était un patch Synclavier d’origine ; n’importe quel Synclavier produira ce son. Nous l’avons aimé mais nous voulions que tout soit méconnaissable, unique, donc nous ne voulions pas utiliser ce son, mais Michael l’a adoré et nous a fait le garder.

Le point culminant pour moi a été le solo de guitare. Ce solo de guitare est incroyable – quand Eddie [Van Halen] est venu jouer, il était au Studio B à Westlake et j’étais au Studio A avec Michael et Quincy, mais j’y suis allé. Quand il était en train de régler et de s’échauffer, je suis parti immédiatement. C’était si fort que je ne soumettrais jamais mon audition à ce genre de niveau de volume ! Je n’ai pas enregistré ce solo, j’ai engagé son ingénieur du son – je pensais que son ouïe serait probablement un peu suspecte en tout cas pour le moment. J’ai ensuite fait le mixage après l’enregistrement.


En termes de prise de son d’amplis, j’utilisais habituellement soit des XY, soit occasionnellement des paires Blumlein et je fais toujours la même chose. Je pense que c’était un [Neumann] U67 utilisé sur l’ampli pour Beat It. »

6. Billie Jean:

« Ce morceau était vraiment personnel – Michael était chez lui à Havenhurst et une fille s’est faufilée par-dessus le mur. Elle se prélassait au bord de la piscine – bien sûr, les gardes de sécurité sont venus et l’ont expulsée, mais elle a finalement poursuivi Michael en justice pour être le père de un de ses jumeaux. C’était assez ridicule.

La basse était fantastique – le bassiste est Louis Johnson des Brothers Johnson et je l’ai récupéré avec une DI, que j’ai toujours – il y a un transformateur UTC dedans et je l’ai eu quand j’habitais à Chicago et au le bas de gamme est incroyable – très chaleureux.


La batterie sur ce morceau est géniale – j’avais un mur de gobos autour de la batterie, ce qui aidait un peu à la séparation. J’avais un SM57 sur la caisse claire, un RCA 77DX sur le chapeau, [Neumann] U67 sur chacun des toms. Et j’ai utilisé un Sennheiser sur la grosse caisse – je ne me souviens plus exactement lequel – et puis une paire d’U67 pour les Overheads et ça sonnait plutôt propre.


Ce qui me frappe, c’est que j’ai enregistré toute la section rythmique de Thriller sur un magnétophone 16 pistes et non sur 24 pistes. J’utilisais du 24 pistes à l’époque, mais le bruit de fond était si élevé que ça a rendu la tâche un peu difficile donc j’ai travaillé en 16 pistes sans réduction de bruit pour obtenir ce que je voulais. Directement dans la machine sans aucune réduction de bruit, le résultat est difficile à battre !


Je suis même allé jusqu’à faire venir la console portable à 12 entrées au son absolument spectaculaire de mon ami George Massenburg pour enregistrer la section rythmique.


La principale réverbération que nous avons utilisée était l’ EMT 250. J’en ai toujours une et je l’utilise sur tous mes projets. J’ai aussi un EMT 252 avec le logiciel 250 qui est une réverbération au son superbe et j’utilise également quelques Lexicons.


Pour les cordes de Billie Jean, je visais un vrai son classique – pas du tout un son pop. Lorsque j’ai commencé mon travail à Chicago quelques années plus tôt, j’avais enregistré l’orchestre symphonique, donc je sais ce qu’un grand enregistrement orchestral peut sonner. Je ne pense pas qu’il y ait de basses sur ces cordes mais c’était du violon, de l’alto et des violoncelles et c’était absolument classique dans l’approche
. »

7. Human Nature:

« C’était un morceau écrit par Steve Porcaro de Toto [avec John Bettis]. Il a joué et programmé beaucoup de synthés. C’est un morceau de musique vraiment incroyable ; c’est tellement différent, et Michael le chante si bien. Je me souviens des synthés utilisés mais c’était vraiment facile de mixer ce morceau parce qu’il est si bien conçu. C’est un musicien phénoménal. »

8. P.Y.T:

« PYT a été écrit par James Ingram et Quincy Jones – un grand succès R&B. Nous avons utilisé beaucoup de Minimoog – notre programmeur de synthétiseur qui était là tout le temps était Michael Boddicker. Il programmait le Minimoog et il possédait les meilleurs synthés du moment. Il y avait des variations sur chaque synthétiseur analogique et il a gardé le sien très bien entretenu.

En fait, nous l’appelions Lily. Lily Tomlin était une grande star à l’époque et elle jouait un personnage dans lequel elle était standardiste avec des accords de patch autour du cou. Michael Boddicker avait l’habitude de se promener dans le studio avec des accords de patch autour de son cou, alors Quincy a commencé à l’appeler Lily.


Et il était un élément important de PYT – c’est un programmeur de luxe. Le vocodeur était un peu différent pour un disque pop mais nous ne nous sommes jamais demandé si c’était la bonne chose à utiliser. Quand vous travaillez avec le talent et la stature de Michael Jackson et avec Quincy Jones dans la pièce, ces questions ne sont jamais posées
. »

9. The Lady In My Life:

« C’est Rod Temperton qui a écrit cela. Rod est très différent de tous ceux que j’ai connus dans le monde de la musique – c’est le compositeur de musique pop le plus discipliné que j’ai jamais rencontré. Quand il vient en studio, chaque détail musical est écrit ou pris en compte dans l’esprit de Rod. Il ne s’arrête jamais jusqu’à ce qu’il soit sûr que la musique sur laquelle nous travaillons est capable de se suffire à elle-même.

Rod et Quincy sont deux des véritables géants de l’industrie. Je n’oublierai jamais la fois où Rod m’a demandé de découvrir un groupe appelé Heatwave, du Royaume-Uni. Rod travaillait avec eux et il avait une approche tellement américaine de sa musique. Le son et la musique, mais il vient de Grimsby. Il a une appréciation intrinsèque des valeurs urbaines de la musique populaire – je veux dire du vrai truc du ghetto.


Il y avait des jeunes qui écrivaient des chansons pour Michael et ils n’avaient jamais rencontré Rod et ils entendaient sa musique et ils pensaient qu’il était cool. Mais quand ils l’ont rencontré, ils ont dit ‘Rod, je pensais que tu étais jeune et noir ! Mais tu es vieux ! Et blanc ! …Et britannique
!' ».

Merci à Music Radar pour ce retour en arrière.

Pour Brice Najar, que l’on ne vous présente plus, le livret d’HIStory restera celui qui lui a demandé le plus de travail afin d’analyser les crédits d’un album. Dans cette soif de connaissance, le nom de Jen Leigh avait retenu son attention dans la liste des musiciens. En effet, il a découvert qu’elle était la seule guitariste féminine dans la discographie de Michael Jackson.

Il souhaitait donc l’interroger à ce sujet depuis pas mal de temps et lorsque Jen a intégré le groupe de la tournée US de MJ The Musical, il réalisait qu’il était vraiment temps de réaliser cet entretien que vous pouvez découvrir dès à présent sur son site bricenajar.com.

Nous vous en souhaitons bonne lecture.

Egalement disponible en anglais ici.

La billetterie pour le spectacle MJ The Musical à Hambourg (Allemagne) vient d’être mise en ligne sur le site prévu à cet effet. Le prix des billets commence à partir de 63,99€.

Sachez que si les places sont disponibles à partir du 4 décembre 2024 jusqu’au mois de mai 2025 inclus, d’autres représentations auront lieu avant la première date car il y aura des avant-premières dont les billets pour ces représentations ne sont pas encore disponibles à l’achat. Ils seront disponibles à une date ultérieure.

Source: MJOnline The Official Online Team of The Michael Jackson Estate™