Cart A. Copozzola, un célèbre avocat de Redondo Beach en Californie, a déposé mi-mars une demande à la Court Suprême en défense de Michael Jackson, déclarant que que la star est la cible d’une accusation trop zélée.

Cette demande exige l’arrêt immédiat du procès de Michael Jackson, stipulant que le procureur Thomas Sneddon et son équipe n’ont pas donné assez de temps à la défense pour étudier les milliers de pages des documents qu’ils leur avaient fournis, de plus, ils ne leur ont pas donné la liste complète de leurs témoins et ont continué leur accusation en se basant sur des informations invérifiables.

Copozzola a déclaré qu’un membre de l’équipe judiciaire de Michael l’avait contacté il y a deux mois après s’être renseigné sur son travail sur plusieurs autres procès très médiatisés. Lorsqu’il a rendu visite à Michael Jackson à Neverland le 13 février, ce dernier lui a signé une provision, acceptant de le laisser déposer des plaintes contre Thomas Sneddon. « Je leur avais dit qu’avant de m’engager complètement il fallait que je parle à Michael personnellement et que ce soit lui qui m’engage. » Lors de sa visite son impression de Michael Jackson a été qu »il « est un grand gamin qui ne ferait pas de mal à un enfant; je crois vraiment qu’il aime les enfants, mais pas sexuellement. Mais le monde de Michael Jackson est différent du nôtre. » « Je n’aurais pas accepté de prendre cette affaire si je ne croyais pas profondément en l’innocence de Michael Jackson, et je n’ai jamais été plus sûr qu’il sera acquitté, » a ajouté Copozzola, qui a cinq enfants.

Cet avocat attaque également l’implication de Sneddon dans l’affaire; la demande déposée souligne qu’il est le seul procureur à avoir pris une affaire en main personnellement, et à cause de son intérêt personnel il y a lieu de le retirer des procédures d’accusation. « C’est comme lorsqu’il avait traité M. Jackson de « Wacko Jacko » [dans une interview donnée en novembre 2003], son implication personnelle a dépassé les bornes. J’aimerais que l’opinion publique soit prise en compte dans l’espoir – dans l’espoir – que le procureur de Santa Barbara fasse ce qu’il faut en arrêtant cette accusation injustifiée. » Depuis Copozzola garde des contacts fréquents avec le chanteur ainsi que ses avocats.

Source : dailybreeze.com / Traduction : Birch

Vendredi 25 mars 2005, Michael Jackson était présent au tribunal de Santa Maria pour une nouvelle audience. Brian Oxman, l’un de ses avocats victime d’un malaise Mercredi, était également de retour.

Robert Spinner, retraité de l’unité de police scientifique du comté de Santa Barbara, a précisé Vendredi 25 mars 2005 à la barre qu’une empreinte de Michael Jackson avait été retrouvé à la page 54 d’un magazine, « Hustler Barely Legal Hardcore », publié en octobre 2000, alors que trois empreintes de son accusateur ont été identifiées page 92. De même, une empreinte de la victime a été retrouvée sur un exemplaire de septembre 1993 d’un magazine intitulé « Visions of Fantasy », alors qu’une autre a été découverte sur un calendrier pour vidéos adultes, a poursuivi M. Spinner. Celle du frère de l’accusateur a été trouvée sur une page d’un magazine intitulé « Finally Legal ».

Sur les 19 empreintes identifiées en tout, 12 appartiennent au chanteur, a précisé M. Spinner. Seule une revue contenait en même temps les empreintes de Jackson et celle de sa victime présumée, même si leurs empreintes n’ont pas été relevées sur les mêmes pages, a encore noté le policier.

L’avocat de la Défense, Robert Sanger, a souligné que des mois se sont écoulés avant que les empreintes ne soient prélevées sur les magazines saisis et seulement après que certaines de ces revues eurent été utilisées lors d’une audition devant un grand jury où l’accusateur aurait pu les toucher.

Alicia Romero, qui gère les pièces de conviction, a reconnu à la barre avoir manipulé les objets en question sans porter de gants, comme d’autres employés. Elle avait ensuite reçu pour instruction de les mettre.

La journée d’hier était consacrée aux empreintes trouvés sur un magazine érotique au domicile de Michael Jackson. La défense s’est une fois de plus attachée à démontrer que les empreintes n’avaient été relevées qu’après les audiences du Grand Jury et ce plusieurs mois après les saisies au domicile de la star.

Une employée des bureaux du shérif, Lisa Hemman, a déclaré jeudi 24 mars qu’en septembre et en octobre 2004, elle et un collègue avaient d’abord jugé que cette empreinte ne constituait pas une preuve concluante, mais qu’elle avait été ensuite réexaminée et jugée concluante dans un rapport déposé en janvier.

Lisa Hemman a précisé que l’empreinte avait été d’abord écartée par prudence, même les services du shérif pensaient déjà qu’il s’agissait de celle du frère de l’accusateur. « Cela signifie que c’est une empreinte difficile. Nous ne pouvons pas dire que c’est une identification positive de la personne et nous ne pouvons pas dire le contraire », a-t-elle ajouté.

Enfin, il est à noter que Chris Carter, un témoin de l’accusation, a été arrêté à Las Vegas pour vol et kidnapping avec arme. Ex-garde du corps de Michael Jackson celui-ci devrait à la demande du procureur Sneddon, témoigner quand même au procès.

Le magazine Us Weekly a annoncé que le milliardaire Donal Trump serait actuellement en pourparlers avec Michael Jackson afin de le faire remonter sur scène avec un spectacle de longues dates au New Frontier Hôtel and Casino de Las Vegas.

Selon ce magazine, Donal Trump estimerait que si Michael Jackson était acquitté des accusations d’abus sexuels portées contre lui, il pourrait, en acceptant un tel projet, attirer plus de monde que Céline Dion, dont le spectacle a généré plus de 80 millions de dollars en 2004.

Donald Trump, qui affirme que Michael Jackson aurait montré un certain intérêt pour ce projet aurait indiqué : « Tout ce que je fais est une réussite et tout ce que fait Phil Ruffin avec moi est le meilleur et ceci ne sera pas une exception à la règle. »

Mercredi 23 mars, l’un des avocats de Michael Jackson, Brian Oxman s’est senti mal à la fin de l’audience et a eu un malaise. Il a dû être évacué par ambulance vers un hôpital local. (Atteint d’une pneumonie, son état est actuellement stable et il se repose)

L’audience de mercredi a été consacrée aux diverses revues érotiques saisies lors d’une perquisition dans la chambre du King Of Pop. L’accusation a fait visionner aux jurés quelque 70 images sur grand écran montrant des nus féminins en tous genres. Le juge Rodney Melville, qui préside le procès, a cependant refusé à l’accusation de soumettre au jury d’autres contenus érotiques retrouvés sur les ordinateurs saisis dans la chambre de Michael Jackson.

L’accusation a tenté de démontrer que la star aurait utilisé ces magazines pour désinhiber le jeune garçon avant de le soumettre à des attouchements. Mais certains des experts présents à l’audience doutaient de l’efficacité de cette stratégie. Pour l’ancien procureur Jim Hammer, la projection de ces images peut servir à choquer des jurés conservateurs, mais « l’arme est à double tranchant, parce qu’en même temps, cela permet d’humaniser » Jackson, accusé de s’intéresser sexuellement aux pré-adolescents, en soulignant justement un profil d’homme hétérosexuel.

L’accusation, a fait témoigner mardi Louise Palanker à la barre du tribunal de Santa Maria.
Cette comédienne qui a donné 20.000 dollars à la famille accusatrice a expliqué qu’elle a reçu un coup de fil de la mère du garçon, en larmes, qui laissait penser que sa famille était retenue contre sa volonté pas les proches de Michael Jackson. Louise Palanker a déclaré qu’elle avait essayé de contacter la mère de l’adolescent après avoir vu à la télévision le documentaire «Living With Michael Jackson».

Elle a été choisie comme témoin par les procureurs pour tenter de prouver que Michael Jackson a comploté pour garder captive la famille du garçon après la diffusion du documentaire du journaliste britannique Martin Bashir le 6 février 2003, afin de les forcer à enregistrer une vidéo pour clamer la bonne foi du chanteur. (Nous précisons encore ici que les dates d’accusation d’abus sexuels auraient eu lieu selon l’accusation bien après la diffusion de ce documentaire)
Selon la comédienne, elle a laissé un message aux grand-parents du garçon et la mère de l’adolescent l’a rappelée peu après et semblait effrayée. «Elle était extrêmement agitée et elle chuchotait presque. … C’était de l’agitation créée par la peur», a assuré Louise Palanker.
Selon ce témoin, la mère lui a dit: «ne me rappelez pas ici. Ils écoutent tout ce que je dis. Ces gens sont maléfiques.» «J’ai demandé ‘est-ce que les enfants sont à l’école?’, elle a répondu ‘Non’. C’est alors qu’elle a commencé à pleurer», a-t-elle raconté, soulignant qu’elle ne sait pas où la mère de l’adolescent se trouvait au moment de cet appel téléphonique.

Louise Palanker fait partie des nombreuses personnalités du showbiz ayant été contacté par la famille afin de récolter « charitablement » de l’argent. Celle-ci a versé des sommes considérables spontanément mais aussi sur demande de la famille.

C’est sous la pluie que Michael Jackson est arrivé ce jour au tribunal paraissant dans un état de santé beaucoup moins alarmant qu’hier ou celui-ci avait déclaré en sortant de l’audience « Je souffre, j’ai très mal, j’ai très mal…« 

Lundi 22 mars, les débats avaient repris avec le témoignage de la comique Louise Palanker, qui a rencontré la victime présumée de la star lorsqu’il souffrait d’un cancer en 1999. Comme d’autres comédiens venant en aide aux familles défavorisées à Los Angeles, elle avait offert de l’argent au père de l’adolescent pour contribuer à financer ses soins.

Le jury a également entendu Lauren Wallace, une hôtesse de l’air qui a servi M. Jackson et sa famille lors d’une vingtaine de déplacements sur des jets privés. Celle-ci a confirmé que la star buvait parfois du vin blanc dans des canettes de soda, mais n’a jamais rencontré la victime présumée qui accuse le chanteur de lui avoir fait boire une boisson alcoolisée de cette manière.

Source : AP/AFP