Auteur : Cpteo

mj2004 nous transporte cette semaine en Italie avec ce 45 Tours vinyl  des Jackson 5 intitulé A.B.C. Ce disque vinyle qui réunit deux titres du groupe est extrait de l’album du même nom et sort en single en 1970 chez Motown. Vous pourrez trouver ce disque devenu assez rare sur différents sites ou chez tous bons disquaires spécialisés.

Face A
-ABC
Face B
-The young folks

-Référence : TM 8057 MOTOWN
-Année : 1970
-Pressage : Italie
-Estimation : 30 euros environ

Nous vous en parlions depuis des mois, le show live King Of Pop The Tribute avait lieu hier soir au Pasino d’Aix en Provence (13) offrant un spectacle musical en hommage à Michael Jackson pour une durée de près de deux heures.

Chanteurs, danseurs et musiciens avaient réuni leur passion commune afin de proposer un spectacle basé sur l’interaction entre la danse, le chant, la musique, la vidéo, les lumières et la pyrotechnie. Eric Mengome et la trouve Deep Inside ont réussi le pari de réunir près de 1000 personnes en attente de vivre un hommage digne de ce nom et vibrer au son des hits de Michael Jackson.

Accompagnée de formidables musiciens, toute la troupe a pu ainsi faire oublier aux fans de Michael Jackson la morosité actuelle qui consiste à vivre quotidiennement ce douloureux procès du Dr Conrad Murray. La promesse était au rendez-vous. Un son excellent et une reproduction impeccable des musiques de Michael Jackson ont ainsi pu donner toute sa valeur aux chorégraphies proposées, à la danse, aux chants et aux formidables costumes selectionnés pour chaque tableaux présentés.

De Thriller à Ghosts en passant par Billie Jean, Beat It, Dangerous, Remember The Time et toute une panoplie des titres du Roi de la Pop, chaque tableau fut imaginé afin de respecter les caractéristiques essentiels des clips vidéo et des chorégraphies tout en apportant une touche personnelle toujours basée sur le rythme et la danse mais sans jamais dénaturer l’original.

Pour toute cette imagination, toute l’energie déployée et pour cette volonté d’offrir un tel hommage aux nombreux spectateurs venus sur place, MJFrance tient à féliciter l’ensemble des artistes présents sur la scène ainsi que toutes les personnes grace à qui cet évènement a pu avoir lieu.

A noter que toute l’équipe du spectacle King Of Pop The Tribute vous donne rendez-vous Samedi 29 Octobre à 21h00 du coté de Perpignan, au théatre de l’Etang à St Esteve.

Le procès du Dr Murray a continué le 20 octobre avec la suite de l’audition du Dr Steven Shafer, anesthésiste et expert sur le Propofol, professeur en anesthésie à l’Université de Columbia et rédacteur en chef du journal Anesthésie & Analgésie.

Le Dr Steven Shafer a déclaré qu’il n’y avait aucune chance que Michael Jackson ait pu causer sa propre mort en avalant du Propofol – comme l’avait prétendu la défense – parce que 99 % du produit aurait été stocké dans le foie avant d’aller dans la circulation sanguine. Il a contredit l’argument de la défense comme quoi Michael Jackson aurait avalé 8 pilules de Lorazepam, parce que le rapport toxicologique a montré que la quantité de Lorazepam trouvée dans son estomac était « triviale ». D’après ses calculs, Murray aurait dû lui faire 10 injections consécutives de 4 mg pour atteindre la dose qui figure dans le rapport toxicologique.

Le Dr Shafer a contredit une autre théorie de la défense, disant aux jurés que Jackson ne s’est pas injecté lui-même la dose mortelle de Propofol, parce que ça lui aurait pris trop longtemps de faire ça sans que le médecin le remarque, et même s’il l’avait fait, il aurait dû se faire 6 injections de plus de 100 ml pour atteindre la dose retrouvée dans son sang après sa mort. Le Dr Shafer a dit que la seule théorie qui est plausible est que Murray a commencé une perfusion de 1000 mg à 9h00 du matin environ, ce qui a causé un arrêt respiratoires aux alentours de midi. Il a dit que MJ était toujours sur perfusion quand il est mort.
Dans un moment dramatique, Shafer a démontré au jury comment, selon lui, Murray avait installé la perfusion de Propofol, découpant un sac vide de sérum physiologique et insérant un flacon de Propofol à l’intérieur. Il dit n’avoir jamais vu ça auparavant. Il a dit que Murray n’avait pas utilisé de pompe automatique, ce qui a causé un flux d’anesthésiant trop important à un niveau dangereux.

Le contre-interrogatoire de l’expert en anesthésie convoqué par l’accusation est crucial pour le Dr Conrad Murray, mais son équipe de défense a fait savoir que son avocat le plus connaisseur en Propofol serait mis sur la touche ce vendredi. Michael Flanagan, qui a interrogé les précédents experts médicaux, a été remplacé par Ed Chernoff pour l’interrogatoire du Dr Steven Shafer, comme l’a dit Chernoff lui-même au juge hier. La défense n’en a pas donné la raison. Murray est apparu visiblement très secoué par le témoignage de Shafer hier, spécialement quand l’expert a démontré aux jurés comment il pensait que Murray avait installé la perfusion pour administrer au chanteur la drogue qui l’a tué.

Jackson est décédé parce que Murray n’a pas remarqué que son patient avait cessé de respirer alors qu’il était en train de lui poser une perfusion de Propofol, a témoigné Shafer. Le médecin aurait dû réaliser que Jackson avait arrêté de respirer aux alentours de 11h45 le 25 juin 2009, a-t-il ajouté. « Quand on est là, on le voit, on le sait ».

Les enregistrements téléphoniques et les témoignages ont montré que Murray était au téléphone avec l’une de ses cliniques, un patient, puis une petite amie au moment où Shafer a calculé que le volume d’oxygène dans les poumons s’est épuisé, causant un arrêt cardiaque.

« Si Conrad Murray avait été avec Michael Jackson à ce moment-là, il aurait vu que sa respiration ralentissait et il aurait vu que le flux d’air dans les poumons de Michael Jackson était compromis, et il aurait donc pu facilement stopper la perfusion de Propofol », a dit Shafer.

Murray aurait pu facilement dégager les voies aériennes de Jackson et restaurer sa respiration en lui soulevant le menton, a-t-il ajouté.

Les précédents témoignages des ambulanciers et des médecins des urgences ont dit que Jackson était cliniquement mort quand l’ambulance était arrivée à son domicile de Los Angeles à peu près une demie heure après que Murray ait réalisé qu’il y avait un problème.

Les trois derniers experts de l’accusation, tous experts médicaux, ont centré le procès sur l’aspect scientifique entourant la mort de Jackson, contrastant avec les témoignages des petites amies de Murray et des employés de Jackson.

Après la fin du contre-interrogatoire de Shafer ce vendredi après-midi, les avocats de Murray commenceront à appeler leurs témoins, dont leur propre expert en anesthésie. Shafer a démontré au jury hier qu’il pensait que Murray avait mis en place une perfusion de Propofol avec un flacon de 100 ml rattaché à une tubulure reliée au cathéter de la jambe droite de Jackson.

« C’est le seul scénario plausible » qui produirait une telle quantité de Propofol, comme celle retrouvée dans le sang de Jackson pendant son autopsie, a dit Shafer.

« Cela explique toutes les données dans ce cas, et à mon sens aucune donnée n’est incohérente avec cette explication ».

Shafer a examiné d’autres scénarios, y compris celui où Jackson se serait injecté lui-même du Propofol, ou celui où Murray lui aurait administré la dose fatale avec une seringue. Les projections faites par informatique n’ont pas pu identifier un scénario qui pourrait provoquer un taux aussi haut dans le sang, a-t-il expliqué.

Bien que Murray ait dit à la police qu’il avait utilisé une perfusion pour administrer le Propofol les nuits précédentes, la défense affirme qu’il ne l’a pas utilisée le jour de la mort de Jackson. A la place, Murray aurait endormi Jackson à 10h40 avec une simple injection.

Peu de temps après, Jackson s’est réveillé et a pris une seringue pour se faire une injection, c’est ce que soutient la défense. Shafer dit que cette théorie n’a aucun sens.

« Les gens ne se réveillent pas comme ça en attrapant une seringue, en la remplissant et en la diffusant dans la perfusion. C’est juste un scénario complètement fou ».

Le coroner du Comté de Los Angeles a conclu que la mort de Jackson avait été provoquée par une combinaison de sédatifs et de Propofol, et Murray a admis lors de sa déposition à la police qu’il avait utilisé ces medicaments pour aider Jackson à dormir.

La défense prétend que Jackson a avalé huit pilules de Lorazepam, et dit se baser sur la concentration de Lorazepam dans le contenu gastrique. Shafer a discrédité les analyses de la défense, disant qu’un nouveau test avait montré un équivalent de seulement « 1/43 d’une seule pilule » dans l’estomac.

Le taux de Lorazepam contenu dans le sang était beaucoup plus haut que celui auquel on aurait pu s’attendre en se basant sur les dosages annoncés par le Dr Murray aux enquêteurs, et qu’il aurait administré à Jackson dans les heures précédant sa mort, a ajouté Shafer.

Murray a dit avoir donné à Jackson un total de 4 mg de Lorazepam en deux doses distinctes, et ce 10 heures avant sa mort. Les analyses toxicologiques ont indiqué que Jackson avait reçu 40 mg, dans une série de 10 doses, a-t-il dit.

Bien que la défense ait récemment abandonné la thèse que Jackson ait pu avaler le Propofol, l’accusation a continué à utiliser cette vieille théorie pour discréditer le Dr Paul White, l’anesthésiste qui témoignera pour la défense.

Un rapport préparé par White en mars a conclu qu’une ingestion orale du Propofol pouvait avoir tué Jackson, mais Shafer a témoigné qu’il ignorait « l’effet de premier passage » qu’on apprend aux étudiants en médecine de première année. Le foie est un « mécanisme puissant » pour filtrer le Propofol du tube digestif, ce qui fait qu’un très faible pourcentage peut atteindre la circulation sanguine, a expliqué Shafer.

Shafer a cité différentes études menées sur des rats, des souris, des porcelets, des chiens, des singes et des humains, et qui prouvent que le Propofol n’a aucun effet.

« Aucune sédation n’a jamais fait l’objet d’une consommation orale du Propofol », a dit Shafer, décrivant les résultats d’une recherche qu’il a commissionné pour des étudiants d’une université au Chili pendant l’été.

L’étude sur des humains a été menée non seulement pour préparer le procès Jackson, mais aussi pour faire en sorte que la DEA (Drug Enforcement Agency) reconsidère les restrictions autour du Propofol.

Actuellement cette drogue n’est pas une substance contrôlée, mais la publicité autour du fait que la mort de Jackson ait pu être causée par une ingestion orale a forcé les régulateurs fédéraux à considérer une nouvelle exigence disant qu’il « devrait être manipulé comme de la Morphine », a-t-il expliqué.

« Les patients vont en pâtir s’il y a une restriction », a-t-il dit. « Les anesthésistes doivent avoir un accès direct ».

Shafer a témoigné mercredi que Jackson serait toujours en vie sans les 17 « grossières violations » de Murray sur les standards de soins requis par les médecins.

L’utilisation du Propofol par Murray presque chaque nuit pendant deux mois pour aider Jackson à dormir était si inhabituelle qu’il n’existe aucune documentation sur les dangers, a dit Shafer.

Source : TMZ.com – CNN.com – Traduction PYC

Le procès du Dr Murray a continué le 19 octobre avec la suite de l’audition du Dr Steven Shafer, anesthésiste et expert sur le Propofol, professeur en anesthésie à l’Université de Columbia et rédacteur en chef du journal Anesthésie & Analgésie.

Le Dr Shafer a dit à l’accusation qu’il avait été engagé 20 ans plus tôt par la compagnie qui fabrique le Propofol pour trouver le dosage correct du médicament. Il a indiqué que le dosage exact du Propofol était crucial, parce que même une légère non-conformité peut représenter la différence entre un patient qui dort quelques minutes, et un patient qui dort plusieurs heures.

Steven Shafer a précisé qu’à cause du procès de Murray, des patients lui demandent tous les jours s’il va leur donner « le médicament qui a tué Michael Jackson ».

Le Dr Shafer a montré à la cour comment le Propofol est extrait d’un flacon avec une seringue, disant que l’air doit d’abord être retiré pour permettre au produit d’entrer dans la seringue. Cette opération peut prendre quelques minutes.

L’accusation a montré au jury une vidéo qui montre comment administrer du Propofol en toute sécurité. Le Dr Shafer a dit au jury que la clé était de s’assurer que le flux d’oxygène ne soit jamais interrompu. La diffusion du produit devrait toujours être faite à l’aide d’une pompe pour éviter une overdose.

Shafer a expliqué que la préparation de la pompe prend un moment, disant « que ça prend du temps de s’assurer que tout est fait correctement ». Il a précisé qu’un médecin doit obtenir un « consentement éclairé » du patient. Ce n’est pas juste un morceau de papier mais une procédure pendant laquelle le médecin informe des risques, des bénéfices, et des alternatives qui s’offrent au patient. Ce n’est que lorsque le patient signe le document qu’on a la preuve que la procédure a été suivie. Il dit qu’un consentement oral n’a aucune valeur.

Avant de donner le Propofol, le médecin fait « une pause d’anesthésie », il fait une dernière vérification pour s’assurer que tout va bien. Les anesthésistes doivent être près de leur patient en permanence. Dans l’exercice de leur métier, ils doivent aussi prendre beaucoup de notes pour avoir une trace de tout ce qu’il se passe en salle d’opération. Si les moniteurs montrent une obstruction des voies aériennes, les médecins doivent relever légèrement le menton. Si ça ne fonctionne pas, le médecin peut attraper la mâchoire pour l’avancer. Ce sont des manœuvres simples. Si le patient ne respire toujours pas, les médecins peuvent forcer le passage de l’oxygène dans les poumons du patient avec un ballon Ambu.

Le Dr Shafer a indiqué que dans le cas d’un arrêt cardiaque, l’anesthésiste appelle immédiatement à l’aide.

Il a rappelé les 5 étapes pour garder un patient en vie :
– Evaluer le patient.
– Appeler à l’aide.
– Commencer le massage cardiaque.
– Ventiler les poumons.
– Commencer le traitement spécifique.

Dans ses déclarations, le Dr Shafer a dit à l’accusation que les guides devraient être suivis à la lettre dès qu’on donne « un peu » de Propofol, parce que chaque patient est différent. Il a dit que le pire désastre arrive pendant une sédation quand le médecin a tendance à « prendre le virage à la corde ». Il a dit à la cour qu’aucune sécurité n’avait été mise en place par Murray quand il a donné du Propofol à Michael Jackson. Il a aussi dit à l’accusation que le traitement apporté par Murray à Michael Jackson représentait une violation « énorme » et « déraisonnable » des soins standards.

Le Dr Steven Shafer a déclaré que les 15 litres de Propofol achetés par Murray représentaient une « quantité extraordinaire » pour une seule personne et que le manque de dispositif essentiel et basique de surveillance représentait de la part de Murray une énorme violation des soins et avait contribué à la mort de Michael Jackson.

Le fait que Murray n’ait pas pris de notes est selon Shafer « incroyable ». Il a enfin déclaré que Murray avait « lâché le gouvernail » en allant aux toilettes soulager sa vessie.

Source : TMZ.com – Traduction PYC

Le 20 juillet dernier, nous vous parlions du calendrier officiel Michael Jackson 2012 réalisé par ML Publishing Group, Ltd. Aujourd’hui, nous vous donnons la possibilité de gagner un exemplaire de ce calendrier. Quatre exemplaires sont en jeu.

Pour tenter votre chance, il vous suffit de nous écrire à cpteo@mjfrance.com en précisant « ML Publishing » dans l’objet de votre courriel et en répondant correctement à la question suivante :

Dans quel album de Michael Jackson trouve-t-on la chanson Why You Wanna Trip On Me ?

Votre réponse devra nous parvenir avant le 5 Novembre 2011 et vous devrez y mentionner également vos nom, prénom et adresse postale. Un tirage au sort aura lieu parmis les bonnes réponses afin de désigner les 4 gagnants du calendrier. En participant à ce jeu, vous autorisez MJFrance à publier vos noms et prénoms lors de la révélation de la liste des gagnants sur le site et la newsletter.

MJFrance vous souhaite bonne chance à toutes et à tous !

Lien amazon.fr

Voici en exclusivité pour les fans, 3 nouveaux extraits du film « Michael Jackson: Une vie de légende » dont la sortie est prévue en DVD, DVD Collector et Blu-ray, le 8 novembre 2011.

MJ Extrait 1 – Ils frequentaient peu leurs voisins par upvfrance

MJ Extrait 2 – Au 2300 Jackson St par upvfrance

MJ Extrait 3 – Voué à une carrière solo par upvfrance

Toutes les infos au sujet de cette sortie sur MJFrance.

Si mj2004 devait établir un classement des pays qui ont sorti les plus beaux collectors, il placerait surement le Japon en tête de liste. La preuve en est une nouvelle fois avec ce très beau et rare Picture CD Promo intitulé Heal The World. Ce CD japonais comporte un seul titre et est sorti en édition limitée en 1991 chez Epic. La version présente d’Heal The World sur ce CD est identique à celle qui figure sur l’album Dangerous.

-Heal the world : (6.25)

-Référence : QDCA 93016 EPIC
-Pressage : Japon
-Année : 1991
-Estimation : 300 euros environ

Le procès du Dr Murray a continué le 13 octobre avec la suite de l’audition du Dr Nader Kamangar, pneumologue et médecin en soins intensifs spécialisé en médecine du sommeil.

Celui-ci a déclaré à l’avocat de la défense Michael Flanagan que les médicaments pris par Michael Jackson étaient « la recette pour un désastre », disant que c’est le cocktail de médicaments qui a causé la mort du Roi de la Pop. Il a dit que la défaillance de Murray était une « violation flagrante » des soins standards qui avait contribué à la mort du chanteur.

Le Dr Kamangar a dit aux avocats de la défense que Michael Jackson semblait avoir des signes évidents d’insomnie provoqués par « des causes secondaires » telles que l’anxiété ou la dépendance à des drogues. Il a ajouté que Murray aurait dû écarter les problèmes possibles qui pourraient avoir causé l’insomnie plutôt que de le charger avec une cargaison de médicaments. Selon lui la première chose que Murray aurait dû faire aurait été de tenir un « journal du sommeil » pour comprendre ses habitudes de sommeil.

L’avocat de la défense, Michael Flanagan a posé des questions à Kamangar sur une étude qui a montré que le Propofol est sûr en cas d’utilisation pour traiter l’insomnie. Kamangar a répondu que l’étude avait été menée dans un environnement surveillé après que les effets secondaires aient été écartés. Il a insisté sur le fait qu’il était incompréhensible d’utiliser du Propofol à domicile. Kamangar a rajouté que l’utilisation du Lorazepam pour traiter l’insomnie était inappropriée et que si l’on se base sur les retranscriptions de la déposition, il pense que Murray a donné le 25 juin à Michael Jackson 25 mg de Propofol PLUS une dose dont la quantité n’est pas spécifiée en perfusion.

Le Dr Nader Kamangar a enfin déclaré que Murray avait fait de Michael Jackson un cobaye en lui donnant du Propofol comme traitement de l’insomnie.

Un autre docteur est venu apporter son témoignage à la barre. Il s’agit du Dr Steven Shafer, anesthésiste et expert sur le Propofol, professeur en anesthésie à l’Université de Columbia et rédacteur en chef du journal Anesthésie & Analgésie.

Le Dr Steven Shafer a déclaré à l’accusation qu’il avait été engagé il y a 20 ans par la société qui fabrique le Propofol pour comprendre le dosage correct du produit. L’un des rapports que le Dr Shafer a préparé pour ce cas dit que si M. Jackson avait pris oralement du Propofol, 99% auraient été métabolisés par le foie avant d’entrer dans la circulation sanguine et il n’y aurait pas eu d’effets secondaires indésirables.

Source : TMZ.com – beckersasc.com – Traduction PYC

Note MJFrance: Nous mettrons à jour ce billet avec un compte-rendu plus détaillé prochainement.

Le procès du Dr Murray a continué le 12 octobre avec le témoignage du Dr Alon Steinberg, l’un des cardiologues de l’Ordre des Médecins de Californie. Celui-ci a dit au jury que le Dr Conrad Murray avait démontré une « déviation extrême » des pratiques standards de soins. Alon Steinberg a été clair sur le fait qu’il était cardiologue, et non pas anesthésiste. Il a déclaré qu’il avait passé en revue le cas de Murray uniquement en se basant sur la retranscription de sa déposition à la police parce qu’il voulait « juger le Dr Murray avec ses propres mots ».

Steinberg a relevé six déviations distinctes des soins standards, chacune équivalent à une négligence grossière précisant que le Propofol ne devrait être utilisé que dans la cadre de procédures effectuées à l’hôpital et ne devraient jamais être utilisé pour faire dormir. Il a déclaré qu’il n’avait jamais entendu personne dire qu’il utilisait le Propofol pour faire dormir. Murray manquait de l’équipement de base en cas d’urgence.

Steinberg dit que Murray n’avait aucune idée de ce qu’il faisait. Ce qu’il aurait dû faire, c’est utiliser du Flumazenil, un antidote au Propofol, appeler le 911 et commencer à le ballonner, à lui donner de l’air, au lieu de commencer à lui faire un massage cardiaque dont il n’avait pas besoin puisque son cœur battait toujours. Autre énorme erreur : Murray n’a pas appelé le 911. Steinberg a déclaré aux jurés que la première chose que Murray aurait dû faire était d’appeler le 911. Quand il a finalement appelé de l’aide, il n’a appelé que l’assistant de MJ.

Steinberg dit que chaque minute de retard amoindrit les chances de survie du patient. Et même si le patient survit il peut avoir des séquelles irréversibles au cerveau après 5 minutes. Il a qualifié le comportement de Murray de « bizarre ». Autre énorme déviation : Murray n’a pas pris de notes. C’est important non seulement pour les assurances et à des fins légales, mais aussi pour être sûr que tout est bien documenté et qu’aucune erreur n’est commise. Aucun signe vital n’a été consigné. Quand il était aux urgences il ne pouvait donc pas dire aux médecins ce qu’il avait administré et quand.

Steinberg a dit aux jurés que ces négligences avaient directement contribué à la mort prématurée de Michael Jackson, disant que si ces déviations ne s’étaient pas produites, M. Jackson serait toujours en vie. Il a dit que même si on supposait que MJ avait pris lui-même la dose mortelle, Murray serait toujours responsable de sa mort. Il a dit que laisser MJ seul dans sa chambre revenait à laisser un bébé seul sur un comptoir.

Steinberg a déclaré à l’avocat de la défense qu’il n’était pas formé pour administrer du Propofol. Il a dit qu’il ne savait pas grand-chose de Murray, hormis en lisant les retranscriptions de sa déposition faite à la police. Le cardiologue a dit que selon les retranscriptions, Murray a donné à MJ une perfusion EN PLUS des 25 mg de Propofol qu’il lui a initialement donnés. Steinberg dit que la retranscription mentionne clairement le mot « perfusion ». Cela pourrait être important dans la mesure où la défense suggère que Murray a donné à MJ trop peu de Propofol pour tuer qui que ce soit.

Le Dr Steinberg a dit qu’il est logique de penser que si Murray voulait garder MJ endormi, il devait utiliser la perfusion. Le fait que MJ soit encore éveillé après 4 minutes SANS perfusion aurait dû faire savoir à Murray que quelque chose n’allait pas.

L’avocat de Murray a interrogé Steinberg à propos d’une étude qui montre que le Propofol peut être utilisé pour traiter l’insomnie. Steinberg répond que la seule étude qui a été publiée à ce sujet ne l’était pas encore à l’époque où Murray a traité MJ. L’avocat de Murray demande à Steinberg si MJ aurait toujours pu être sauvé si Murray avait quitté la pièce plus de 2 minutes. Steinberg a dit qu’il n’avait aucun doute sur le fait que MJ serait toujours vivant aujourd’hui si Murray avait tout simplement appelé le 911.

La défense suggère que Murray n’avait pas besoin de tout consigner par écrit parce qu’il n’avait qu’un seul patient. Steinberg n’est pas d’accord, disant que Murray ne pouvait pas se rappeler tout ce qu’il avait donné à MJ en arrivant à l’hôpital.

Un second docteur a été conviqué à la barre. Il s’agit du Dr Nader Kamangar, pneumologue et médecin en soins intensifs spécialisé en médecine du sommeil, a dit au jury que l’usage que le Dr Conrad Murray avait fait du Propofol en dehors de toute surveillance était « inconcevable ». Kamangar, qui est conseillé au Conseil de l’Ordre de Californie, a dit avoir trouvé « de multiples extrêmes déviations » dans les standards de soins délivrés par Murray, en relation avec l’insomnie. Il a dit que l’insomnie était une pathologie commune en soins intensifs. Il dit utiliser le Propofol quotidiennement.

Il dit prendre beaucoup de précautions en utilisant le Propofol parce qu’il peut être très imprévisible, plus particulièrement quand on l’utilise avec d’autres sédatifs. Kamangar a dit au jury que les patients sous Propofol avaient besoin d’être étroitement surveillés parce que leur état peut changer d’une minute à l’autre. Il a dit que le traitement de Murray sur Michael Jackson s’apparentait à une « grossière négligence ».

Le Dr Kamangar a dit à l’accusation qu’il était « impératif » d’administrer le Propofol à l’aide d’une pompe automatique parce que le produit est trop puissant. Il a dit au jury que Murray ne devrait jamais avoir donné aucun sédatif à MJ parce qu’il était déshydraté, ce qui veut dire que la pression sanguine était déjà faible.

Le massage cardiaque de Murray était une sérieuse violation des standards de soins. Il a aussi dit que le fait de ne pas appeler le 911 était un « écart inadmissible des soins » et que Murray avait perdu un temps précieux en appelant l’assistant de MJ, alors qu’il aurait juste pu appeler le 911.

*Kamangar a aussi témoigné que Murray avait brisé l’une des règles principales de la médecine, à savoir faire passer son patient en premier, en faisant de la rétention d’information auprès des médecins des urgences. Il a dit qu’il traitait un patient pour toxicomanie uniquement si celui-ci est honnête par rapport à son usage de drogue. Il a dit que Murray avait agi contre l’éthique en choisissant d’ignorer des « signes évidents » de dépendance chez MJ.

Source : TMZ.com – Traduction PYC

Note MJFrance:Nous mettrons à jour ce billet avec un compte-rendu plus détaillé prochainement.